Revue de presse - France

A la Une : RTE lance son AO sur les contrats d’interruptibilité

Réglementations et politique de l'énergie

RTE lance son AO sur les contrats d’interruptibilité

RTE a lancé le 2 novembre son appel d’offres annuel 2018 de candidats aux contrats d’interruptibilité. Via ces contrats, le gestionnaire du réseau de transport d’électricité peut interrompre la consommation des clients en cas de fortes tensions sur le réseau. En contrepartie de la mise à disposition de capacités interruptibles, les industriels bénéficient d’une rémunération complémentaire. En 2017, 21 sites industriels d’une capacité de 1.500 MW activables avaient été contractualisés, sans qu’aucune interruption n’ait finalement lieu. Le dispositif a été activé une fois en été 2016 dans le sud de la France sur demande des pompiers suite à un incendie.
Sources : Enerpresse, 06/11/17.

Economies d'énergie et émissions carbone

Etat des lieux des émissions de gaz à effet de serre

Selon le rapport annuel de l'Assemblée des Nations unies pour l'environnement, les objectifs et engagements pris lors de la COP21 en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre sont loin d'être atteints. Le Centre Interprofessionnel Technique d'Études de la Pollution Atmosphérique (CITEPA) indique que les émissions ont baissé de 11 % en France entre 1990 et 2015, mais relève de fortes disparités selon les secteurs d’activité, certains étant même plus polluants en 2013 qu’en 1990. C’est le cas du secteur du traitement des déchets, dont les émissions ont progressé de 14 %, et surtout des transports, qui était en 2013 le secteur le plus polluant avec 135,7 millions de tonnes équivalent CO2. A l’inverse, l’industrie manufacturière, qui était la plus grande émettrice de gaz à effet de serre en 1990 avec 148 millions de tonnes équivalent CO2, est passée à 88,5 en 2013. Le secteur de l’énergie a également bien réduit ses émissions, en passant de 78 à 56,8 millions de tonnes équivalent CO2 sur la même période. Au niveau européen, le secteur électricité, gaz, vapeur est celui qui émet le plus de CO2. A l’échelle des Etats, l’Allemagne est le pays qui émet le plus de gaz à effet de serre, totalisant plus d’un cinquième des émissions totales du continent. La France arrive en quatrième position, derrière le Royaume-Uni et la Pologne.
Sources : lefigaro.fr, 06/11/17.

Energies renouvelables

L’ADEME présente son scénario d’évolution de la mobilité et des transports

Dans une mise à jour de son scénario énergie-climat 2035-2050 publiée en octobre, l’ADEME consacre un volet à l’évolution des transports et de la mobilité. En premier lieu, l’ADEME estime que « la mobilité des personnes est ainsi d’abord contenue, puis baisse de 17 % en 2035 et de 24 % en 2050 », en raison du télétravail, du vieillissement de la population et un aménagement du territoire favorisant la proximité entre lieux de vie et de travail. Les nouveaux services de mobilité, tels que le covoiturage, devraient permettre d’atteindre un taux de remplissage moyen des véhicules de 2 personnes en 2035 contre 1,4 personne en 2010. L’ADEME estime qu’en 2035 le parc de véhicules particuliers (VP) neufs se répartira ainsi : 38 % de véhicules GNV, 22 % d’hybrides rechargeables et 16 % d’électriques. La part de véhicules essence sera de 15 % et celle du diesel de 9 %. La France pourrait atteindre 100 % de VP neufs propres en 2050 avec 32 % de GNV, 28 % d’hybrides rechargeables et 30 % d’électriques. En complément de ce rapport, l’ADEME a publié l’étude « Propositions de mesures de politiques publiques pour un scénario bas carbone », qui comprend quatre propositions sur le secteur des transports, dont la mise en place de superbonus pour les véhicules électriques et les hybrides rechargeables.
Sources : flotauto.com, 06/11/17.

Tendances et acteurs

Les syndicats d’Engie assignent leur employeur en justice

L’intersyndicale des activités clientèle d’Engie a assigné le groupe en justice afin d’obtenir « le dossier présentant toutes les données économiques et sociales liées » à la délocalisation des services clients. Actuellement, 80 % de l’activité service client est réalisée par des prestataires externes, principalement basés en France. Selon les syndicats, Engie souhaiterait passer cette part à 90 % et intensifier le recours à des prestataires localisés à l’étranger. Ils affirment que « près de 1.200 emplois clientèle » auront été délocalisés d’ici la fin de l’année « en catimini, dans des pays à très bas coûts ». Engie a expliqué en septembre avoir « lancé en 2016 avec ses prestataires une expérimentation consistant à réaliser certaines activités de relation clientèle (...) hors de France, et l'a pérennisée au vu des bons résultats. Cette démarche vise à répondre à la nécessité de l'entreprise de réduire ses coûts ». L’intersyndicale dénonce le système mis en place : « la direction qualifie d'expérimentation cette véritable hémorragie d'emplois afin de s'affranchir d'une information-consultation devant le Comité d'établissement du Commercialisateur d'Engie ».
Sources : connaissancedesenergies.org, 06/11/17.

EDF Nouveaux Business, pour soutenir les projets innovants

Dans le cadre de sa stratégie de groupe CAP 2030, EDF a lancé EDF Nouveaux Business, un service rattaché à la Direction Innovation, Stratégie et Programmation, dans le but de promouvoir des projets innovants. Le directeur de la nouvelle entité, Michel Vanhaesbroucke, explique la démarche : « nous souhaitons à la fois tendre la main aux collaborateurs EDF pour passer de l’idée au projet, et du projet à “l’intraprise”, mais aussi nous tourner vers l’extérieur pour créer des synergies et mettre en place ce qui devrait être pour moi le modèle de l’innovation des grands groupes de demain : un écosystème complet alliant intraprises et partenaires externes ». Une quinzaine de personnes évolueront au sein d’EDF Nouveaux Business, qui s’axe autour de trois activités : un guichet unique de ciblage et captation des idées internes et externes, une capacité d’investissement pour développer les bons projets et « investir 40 millions d’euros dans 10 start-up d’ici à 2 ans », un incubateur et une pépinière de start-up.
Sources : maddyness.com, 19/10/17.

Techniques et innovations

Des innovations pour développer l’autoconsommation

Alors que la loi du 24 février 2017 doit permettre le développement de l’autoconsommation en France, un sondage OpinionWay pour Enerplan révélait en 2016 que 47 % des Français étaient prêts à investir dans un dispositif d’autoconsommation solaire. Plusieurs objets connectés devraient faciliter le développement de cette pratique. Le petit boitier Skavenji permet d’injecter l'électricité produite localement dans de petits appareils électroniques grâce au « plug and play », qui permet de transformer une source d'énergie en courant alternatif disponible. Sunpartner Technology produit des modèles de verre photovoltaïque et intelligent, qui peuvent s’intégrer dans les bâtiments, et sont équipés de la technologie Wysips. Le micro-générateur Enerbee, basé sur le mouvement à faible force et vitesse, est positionné sur le marché de la ventilation des immeubles et des logements. Dans le secteur de l’autoconsommation solaire, ComWatt Power propose des solutions permettant à la fois de consommer l'énergie produite par les panneaux photovoltaïques, tout en pilotant les installations électriques afin d'avoir une distribution efficace de sa production. Le système garantit 70 % d’économies sur les factures.
Sources : latribune.fr, 30/10/17.
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