Revue de presse - France

A la Une : La DGE vient en soutien des industriels électro-intensifs

Réglementations et politique de l'énergie

La DGE vient en soutien des industriels électro-intensifs

Lancé en 2016 par la Direction Générale des Entreprises (DGE), le dispositif de soutien aux industriels électro-intensifs a permis à 279 entreprises de recevoir une compensation carbone d’un montant global de 96 millions d’euros, soit 344.000€ d’aides par industriel. De nombreux secteurs variés ont été accompagnés par la DGE : industries extractives et de première transformation, sidérurgie, chimie-matériaux, bois, éco-industries et développement industriel durable, nucléaire, automobile, aéronautique, filière navale, ferroviaire, santé et silver-économie, agroalimentaire, mode et luxe, textile, biens de consommation. La mobilité écologique, l’économie circulaire, ou encore le développement des biocarburants et des énergies vertes sont au cœur des feuilles de route de ces secteurs.
Sources : Rapport d’activité 2016 de la DGE, 15/06/2017.

Economies d'énergie et émissions carbone

Remise des prix du concours « Ambassade verte »

Le ministère de l’Europe et des affaires étrangères et l’Ademe ont remis le 1er septembre les prix du concours « Ambassade verte », un projet lancé en 2015 dans le cadre de la COP21, visant à réduire progressivement l’empreinte environnementale des ambassades et consulats français. Parmi les 22 ambassades ou consulats participant au concours, dix ont été présélectionnés par les agents du ministère. Le vote final a attribué le Grand Prix à l’Ambassade de France en Namibie, qui s’est équipée de 17 panneaux solaires pour être quasiment autonome dans sa consommation d’électricité. Le Prix du jury a co-récompensé l’Ambassade de France au Brésil et la représentation diplomatique en Côte d’Ivoire, tandis que l’Ambassade de France au Maroc a reçu un prix spécial Coup de cœur du jury.
Sources : presse.ademe.fr, 01/09/17.

Les émissions de GES du transport en hausse

En 2016, pour la deuxième année consécutive, les émissions en gaz à effet de serre (GES) du secteur transport ont augmenté. Cependant, la progression de 0,5% est moins importante que celle de 0,7% en 2015. Le secteur est responsable de 29,5% de l’ensemble des émissions totales. Le transport routier représente 95% des émissions de GES du secteur du transport, et « les voitures particulières sont responsables de 56% », précise le rapport de la Commission des comptes des transports de la nation de juillet 2017. Les auteurs soulignent que « l’amélioration de la performance environnementale des véhicules ne compense pas l’accroissement des kilomètres parcourus par la route » et que « les normes pour la protection de la santé humaine ne sont pas respectées dans la majorité des cas ».
Sources : Enerpresse, 31/08/17.

Energies renouvelables

L’éolien en baisse au premier semestre

A la fin juin, le parc éolien français s’élevait à 12,3 gigawatts, avec le gain de 519 mégawatts raccordés depuis janvier. Ces nouveaux raccordements enregistrent une baisse de 9% par rapport au premier semestre 2016, qui avait cependant « constitué un record » selon le ministère de la Transition écologique et solidaire. La production éolienne a baissé de 7,1% en raison de vents défavorables, pour atteindre 11,1 térawattheures (TWh). Si le développement du parc solaire photovoltaïque était également en recul au premier semestre 2017, avec 233 MW raccordés au réseau, contre 343 MW l’année précédente, pour atteindre une puissance totale de 7,4 GW, la production a en revanche progressé de 10%.
Sources : connaissancedesenergies.org, 31/08/17.

Une transition énergétique contrastée outre-mer

Les Départements et régions d’outre-mer (DROM) ont pour objectif d’atteindre 50% d’énergies renouvelables d’ici à 2020 et visent l’autonomie énergétique en 2030. En moyenne, la Corse, la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique et la Réunion ont une part d’énergies renouvelables de 27,3% dans leur mix énergétique, soit un taux bien plus élevé que la moyenne nationale de 18,7%. Si, dans l’ensemble, ces prévisions semblent réalisables, il existe toutefois de fortes disparités entre les territoires. Ainsi, les énergies vertes représentent 62% de la production en Guyane mais seulement 7% en Martinique. Alors que l’île investit dans le solaire, l’éolien, le biogaz et l’incinération des déchets, le développement des énergies vertes en Martinique semble limité : sites de géothermie trop peu nombreux, éolien difficile en raison du fort taux d’habitation… seul le solaire semble offrir de réelles perspectives. EDF-SEI (Services énergétiques insulaires) s’est fixé comme priorité la diminution de 15% de la consommation énergétique sur l’île, avant l’augmentation de la production d’énergies renouvelables.
Sources : lenergeek.com, 04/09/17.

AD Majoris signe l’un des premiers contrats d’autoconsommation

Suite au décret du 1er mai autorisant l’autoconsommation, la PME lyonnaise AD Majoris, qui fabrique des polymères, a été l’une des premières entreprises à signer un contrat d’autoconsommation. Accompagnée par EDF-ENR Solaire, la société va installer 2.200 m² de panneaux solaires sur ses toits, qui lui permettront de couvrir 10% de ses besoins en électricité. D’un coût de 500.000€ et d'une capacité de 3 GWh, l’installation devrait être amortie sur onze ans. AD Majoris, qui a répondu au premier appel d’offres de la CRE il y a un an, bénéficie d’un tarif de 60€ par mégawattheure pendant dix ans. 31 entreprises ont passé une demande auprès d’EDF-ENR Solaire, notamment dans le secteur agroalimentaire et les grandes surfaces. Le groupe mise sur un potentiel énergétique de 1 GWh par an d’ici à 2020 des futures installations en autoconsommation.
Sources : lesechos.fr, 30/08/17.

Alutec installe des panneaux photovoltaïques pour sa consommation

La fonderie d’aluminium Alutec (Alpes-Maritimes), dont les factures mensuelles d’électricité s’élèvent à 30.000€, a choisi de faire appel à ValEnergies pour installer des panneaux solaires. La société compte installer 5.670 m² de panneaux dans le champ voisin, pour 590 kW de puissance, ce qui pourrait couvrir jusqu’à 30% de ses besoins en production. « C’est une deuxième source d’approvisionnement, et donc c’est très sécurisant pour nous », explique le directeur d’Alutec, Hugo Texier.
Sources : Le Dauphiné Libéré, 05/09/17.

Tendances et acteurs

La France, bien positionnée dans le business vert

Présents dans de nombreux pays, tels que le Brésil, les Etats-Unis ou encore les Emirats arabes unis, les groupes français s’imposent mondialement dans le secteur de la transition énergétique et du green business. Si bien que la France fait aujourd’hui partie des cinq premiers exportateurs de technologies écologiques. La position de la France devrait même se renforcer dans les années à venir, notamment depuis le rejet de l’Accord de Paris par les Etats-Unis. Au-delà des grands groupes EDF, Engie ou Total, de nombreuses PME et start-up sont également présentes sur le marché. Les Français doivent cependant rester vigilants face à la concurrence, notamment chinoise, très active sur le solaire.
Sources : capital.fr, 30/08/17.
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