Revue de presse - France

A la Une : Le gouvernement annonce une réduction des coûts de raccordement

Réglementations et politique de l'énergie

Le gouvernement annonce une réduction des coûts de raccordement

Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, a annoncé le 25 septembre une grande baisse des coûts de raccordement aux réseaux des installations de production d'électricité renouvelable et de biogaz. Les coûts de raccordement des installations de production d'électricité à partir d'énergies renouvelables seront pris en charge jusqu’à 40 %, tandis que ceux des raccordements des installations de production de biogaz à la plupart des réseaux de distribution de gaz naturel seront pris en charge à hauteur de 40 %. A l’instar des consommateurs et des gestionnaires de réseaux, la réduction sera prise en charge par le tarif d’utilisation des réseaux électriques (Turpe).
Sources : Enerpresse, 27/09/17.

Quatre nouveaux régimes d’aides en faveur des énergies renouvelables

Le 29 septembre, la Commission européenne a annoncé quatre régimes d’aides à la production d’électricité issue d’installations solaires et éoliennes terrestres en France. Le premier régime permettra d’augmenter de 3 GW la capacité en éolien terrestre grâce à une prime ; le deuxième instaure des tarifs de rachat ou primes de rachat pour des installations solaires sur bâtiment ; le troisième régime permettra d’augmenter la capacité des installations photovoltaïques au sol de 3 GW grâce à une prime de rachat ; enfin, le dernier régime viendra en aide aux installations terrestres et solaires inférieures à 18 MW. Au total, grâce à ces dispositifs, la France sera en mesure d’installer 7 GW d’énergies renouvelables supplémentaires. Le budget provisoire d’aides pour l’éolien terrestre est de 188 millions d’euros par an, celui pour les deux régimes d’aides en faveur de l’énergie solaire de 232 millions d’euros par an, tandis que le dernier régime d’aides affiche un budget provisoire de 6 millions d’euros par an. Des appels d’offres organisés entre 2017 et 2020 permettront de déterminer les bénéficiaires de ces aides, budgétées sur vingt ans.
Sources : Enepresse, 03/10/17.

20 milliards d’euros pour accélérer la transition énergétique

Le Premier ministre, Edouard Philippe, a présenté lundi 25 septembre, le « Grand plan d’investissement » public, d’un montant de 57 milliards d’euros, qui s’étendra sur le quinquennat du président Macron. 20 milliards d’euros seront consacrés à l’accélération de la transition énergétique, l’une des « quatre grandes priorités » du gouvernement. « Le grand plan d’investissement va nous permettre d’amplifier le développement des énergies renouvelables, l’émergence d’un modèle de transport durable et l’effort de rénovation thermique des bâtiments » a expliqué le Premier ministre. Sur les 20 milliards d’euros, 9 milliards seront consacrés à l’efficacité énergétique des logements et bâtiments publics, 7 milliards aux énergies renouvelables et la lutte contre le changement climatique, et 4 milliards à la mobilité durable.
Sources : Enerpresse, 26/09/17.

Le Conseil d’Etat se prononce en faveur d’Enerplan dans son contentieux avec Bercy

Le syndicat des professionnels de l’énergie solaire Enerplan avait saisi le Conseil d’Etat suite à l’introduction de l’article 86 dans la circulaire du 11 mai 2016, qui modifie les conditions d’exonération de contribution au service public de l’électricité (CSPE). Jusqu’alors, « les petits producteurs d’électricité qui la consomment pour les besoins de leur activité », étaient exonérés de CSPE si leur production était inférieure à 240 GWh par an. Or, le nouvel article ajoutait que « l’intégralité de l’électricité produite doit être consommée par le producteur d’électricité pour ses propres besoins », ce qui constitue un frein au développement de l’autoconsommation pour Enerplan. Le Conseil d’Etat s’est prononcé en faveur de l’association, jugeant que le ministère de l’Economie et des Finances avait notamment « posé une règle nouvelle entachée d’incompétence ». Le Conseil d’Etat a fait supprimer l’article de la circulaire et condamné Bercy à verser 3.500€ à Enerplan.
Sources : lemoniteur.fr, 26/09/17.

Economies d'énergie et émissions carbone

Les enjeux de l’efficacité énergétique de l’industrie

Le deuxième colloque Energie Industrie, organisé par l’Ademe, avait lieu du 25 au 27 septembre. Alors que l’industrie compte pour un quart de la consommation finale d’énergie et un tiers de la consommation d’électricité, l’amélioration de l’efficacité énergétique du secteur et sa maîtrise des consommations sont particulièrement importantes. Si l’industrie a réduit ses consommations énergétiques de 11 % et ses émissions de gaz à effet de serre de 40 % entre 1990 et 2014, l’Ademe juge tout de même que le secteur peut encore progresser. Selon les travaux prospectifs de l’agence, le secteur serait en mesure d’améliorer son efficacité énergétique de 20 % en moyenne d’ici 2035. L’Ademe souhaite lancer des discussions sur des synergies entre le numérique et la performance énergétique, tant sur l’impact de la numérisation du secteur industriel, que sur celui de la transition énergétique sur les évolutions des entreprises. L’Ademe a travaillé en collaboration avec le cabinet Deloitte sur l’étude « Impacts du numérique au sein de l’industrie au regard de la transition énergétique et écologique ».
Sources : presse.ademe.fr, 26/09/17.

Volvo CE très impliqué dans l’amélioration de son efficacité énergétique

Volvo Construction Equipment est particulièrement impliqué dans l’amélioration de l’efficacité énergétique de ses sites de production. Devenu membre du WWF en 2012, la constructeur a participé au programme Climate Savers avant de signer en 2015 un engagement de six ans auprès de la fondation, dont l’un des sept grands piliers repose sur l’amélioration de l’efficacité énergétique de ses sites. En 2013, Volvo CE a inauguré son premier site carboneutre à Braas, en Suède, le premier au monde à être intégralement alimenté par les énergies renouvelables. Depuis 2016, Volvo CE fait partie du Corporate Advisory Board du WorldGBC (World Green Building Council). Le constructeur économise 3 % d’énergie par an, au-delà des 2 % initialement prévus, soit un total d’économies de 33 GWh. « Nous sommes nettement en avance sur le calendrier et le chemin suit son cours pour parvenir à économiser 40 GWh d’énergie d’ici 2020 », souligne Johan Wollin, directeur monde de la gestion de l’énergie chez Volvo CE. Si tous les sites ne sont pas carboneutres, ils sont presque tous engagés dans une démarche d’économies d’énergie. Depuis 2013, le constructeur a diminué sa consommation d’électricité de 26 %, en réduisant son utilisation de moitié.
Sources : constructioncayola.com, 29/09/17.

Production d'énergie

Les multiples fonctionnalités des installations hydrauliques

Première énergie renouvelable de France, l’hydroéléctricité s’inscrit parfaitement dans la démarche de transition énergétique et permet de sécuriser le réseau grâce à sa flexibilité. EDF, gestionnaire de plus de 75 % des eaux de surface en métropole, stocke plus de 7,5 milliards de m3 d’eau dans ses barrages. Au-delà de leur rôle énergétique, les barrages hydrauliques et les ressources en eau peuvent avoir d’autres fonctions, telles que la redistribution pour l’eau potable des villes, la sécurisation des ressources en eau, l’irrigation des terres agricoles ou encore les sports d’eau vive. En PACA par exemple, les installations de Serre-Ponçon permettent à la fois de faire face à d’éventuelles sécheresses et à réguler les crues, mais offrent également des activités touristiques comme la pêche, le canotage, la baignade, la voile ou le canoé-kayak. EDF est engagé dans un partenariat avec la Fédération française de canoé-kayak depuis 1991, un partenariat qui vient d’être renouvelé et acte une collaboration des deux acteurs pour Paris 2024.
Sources : lenergeek.com, 29/09/17.

Energies renouvelables

La Banque Postale engagée dans la transition énergétique

La Banque Postale a fait de l’accompagnement des collectivités dans leurs projets de transition énergétique l’une de ses priorités. « Nous y consacrons actuellement près de 500 millions d’euros par an. Mais cela devrait encore croître, la transition énergétique étant l’un des programmes prioritaires de développement du Groupe La Poste », détaille Emmanuel Esneu, directeur des Financements d’Actifs et de Projets de La Banque Postale. La banque agit via des prêts directs ou des financements sur-mesure. « Nos conditions d’intervention dépendent du mode de financement retenu. Pour les projets à recours limités, plus complexes, nous nous engageons à partir de 10 millions d’euros », explique Emmanuel Esneu. La Banque Postale s’engage à trouver des solutions pour chaque projet, tant régional, national, qu’européen. A titre d’exemple, pour le développement d’un parc éolien dans la Drôme par la Compagnie éolienne du Pays de Romans, la banque a participé au pool bancaire financeur.
Sources : lagazettedescommunes.com, 02/10/17.

La filière biométhane devrait décoller en 2018

La prise en charge à 40 % du coût de raccordement des projets de biométhane fera, comme prévu, l’objet d’un arrêté et d’un décret, ce qui amènera une modification du Code de l’énergie. Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, Sébastien Lecornu, a confirmé cette information. Christophe Bellet, responsable projet biométhane de GRDF, estime que la mesure aura des effets positifs significatifs pour la filière, un constat partagé par l’ensemble des professionnels du secteur. « Pour des projets de taille moyenne, par exemple de 3 M€ et 80 Nm3, un raccordement de 3 km coûte 300.000 euros, soit 10 % de l’investissement. La prise en charge à 40 % va les encourager », explique Christophe Bellet.
Sources : greenunivers.com, 27/09/17.

Tendances et acteurs

Grève chez Engie contre les délocalisations

Une partie de l’effectif d’Engie chargé de la commercialisation d'énergie auprès des particuliers et petits professionnels a fait grève le 26 septembre pour protester contre un projet de délocalisation. 80 % du service commercial d’Engie est aujourd’hui assuré par des prestataires externes, dont 20 % sont délocalisés hors de France. Le groupe a pour ambition d’augmenter la part de sous-traitance à l’étranger à 30 %, en ajoutant le Sénégal et le Cameroun aux pays déjà concernés, à savoir le Portugal, le Maroc et l’Ile Maurice. Si les emplois internes d’Engie ne sont a priori pas directement concernés, l’appel à la grève des syndicats visait à conserver ces postes externes en France. Les fournisseurs alternatifs font déjà largement appel à la délocalisation ; ainsi chez Direct Energie par exemple, les trois-quarts des conseillers clients sont au Maroc. En revanche, chez EDF, les quelque 5.000 conseillers clients, répartis de manière « équilibrée » entre les postes internes et externes, sont tous basés en France.
Sources : lesechos.fr, 26/09/17.

La mobilisation des entreprises pour les ODD

Adoptés en 2015, les Objectifs de développement durable (ODD) engagent l’ensemble des acteurs privés et publics des pays membres de l’ONU. Deux ans après leur mise en place, le bureau d’études et de conseil en RSE B and L Evolution publie une étude, en partenariat avec le Ministère de la Transition écologique et solidaire et le Global Compact France, afin de mesurer la prise en compte des ODD par les entreprises du SBF 120. Le rapport indique que l’ensemble des entreprises, publiques comme privées, de toutes tailles et tous secteurs d’activité se sont mobilisées. Plus d’un tiers des sociétés mentionnent les ODD en 2017. Les méthodes, actions et analysent varient d’une entreprise à l’autre. Certaines nouent des partenariats, d’autres lancent de nouveaux produits ou services, tandis que certaines mettent en place ou renforcent leur politique RSE.
Sources : mediaterre.org, 27/09/17.

Les fournisseurs d’énergie face à la croissance du digital

L’étude annuelle « New Energy Consumer » du cabinet de conseil Accenture, réalisée dans une vingtaine de pays, révèle que les consommateurs français sont très fidèles aux acteurs historiques de l’énergie. Seuls 18 % d'entre eux seraient prêts à changer de fournisseur s'ils jugeaient leur expérience client trop peu personnalisée, contre 30 % en moyenne dans d'autres pays. Avec la croissance de la digitalisation de nombreux secteurs, l’énergie, « secteur assez protégé » jusqu’à présent « se trouve maintenant embarquée dans une convergence sectorielle », explique Aurélien Bouriot, directeur exécutif en charge de l'offre « Client digital » pour l'énergie chez Accenture. Les clients attendent une personnalisation des offres, des conseils, des informations autour de la maison connectée… ce qui incite 43% des consommateurs à communiquer leur données de consommation. Dans l’étude, les utilisateurs reprochent le manque de clarté des services digitaux, et une expérience peu intuitive et peu personnalisée. Les grands fournisseurs doivent s’adapter et affiner leur offre digitale, pour faire face à la croissance de la concurrence et l’arrivée prochaine sur le marché des « digital natives », moins attachés aux fournisseurs historiques et sensibles aux offres et services en ligne.
Sources : latribune.fr, 30/09/17.

Techniques et innovations

Zephyr Solar invente les ballons solaires

Pour répondre à la problématique énergétique liée aux situations d’urgence, notamment en cas de catastrophes naturelles, la start-up française Zephyr Solar a développé un système de ballons solaires pouvant être envoyés à travers le monde, notamment en zones sinistrées ou isolées. Les ballons de Zephyr Solar intègrent des panneaux solaires très légers, arrimés par des câbles résistants, qui servent à la fois à maintenir les ballons et à conduire l’énergie jusqu’à une unité au sol, qui stocke et distribue l’électricité. Plusieurs ballons peuvent être reliés à cette même unité de stockage. Développés pour les situations d’urgence, les ballons sont très facilement transportables et peuvent être installés très simplement, sans outil, par deux personnes. Au-delà des situations d’urgence, la start-up souhaite conquérir de nouveaux marchés, notamment pour répondre aux besoins énergétiques des populations isolées.
Sources : lenergeek.com, 30/09/17.

Effacement : des freins économiques et organisationnels

Une étude de l’Ademe, en partenariat avec E-Cube Strategy Consultants et le Ceren (Centre d’études et de recherches économiques sur l’énergie), montre que le gisement technique d’effacement par modulation de process (pour des effacements de courte durée) est estimé entre 6,5 et 9,5 GW pour l’industrie et les secteurs du tertiaire analysés par l’étude. « Les capacités constituant le gisement le plus accessible économiquement sont principalement concentrées sur les secteurs de la métallurgie, la chimie et l’industrie du papier. A l’inverse, le gisement représenté par les secteurs diffus (tertiaires petits sites ou petite industrie) est estimé comme majoritairement accessible pour des rémunérations élevées, supérieures à 60€/kW/an », détaille le rapport de l’Ademe. L’agence estime que, pour le développement de nouvelles capacités d’effacement, les freins ne sont plus réglementaires ou techniques, ils sont avant tout économiques et organisationnels.
Sources : Enerpresse, 28/09/17.
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