Revue de presse - France

A la Une : Nicolas Hulot présente un nouveau plan Climat

Réglementations et politique de l'énergie

Nicolas Hulot présente un nouveau plan Climat

Avec comme objectif d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050, le ministre de la transition écologique et solidaire a présenté à la presse un nouveau plan Climat. «Le plan que je présente va se structurer au fil du temps dans les 5 années à venir», a indiqué Nicolas Hulot, qui a présenté 23 axes d’évolution. Les grands chantiers sont les transports (développement de véhicules propres et abandonner le diesel), de supprimer les passoires thermiques, d’éradiquer les énergies fossiles, de gérer le prix du carbone, de lutter contre la déforestation, etc. Néanmoins certaines ONG trouvent que ces mesures ne sont pas complètes comme le souligne Cyrille Cormier, chargé du climat pour Greenpeace France : «Sur le diagnostic, rien à redire. Mais où sont les mesures concrètes face à l’urgence climatique ? Nous restons sur notre faim quant à la manière d’atteindre les objectifs et de tenir les promesses parfois ambitieuses sur la voiture, le développement des énergies renouvelables et la baisse du nucléaire».
Sources : journaldelenvironnement.net, 06/07/17.

Le gouvernement planche sur la question du stockage souterrain du gaz

Afin d’améliorer la sécurité d’approvisionnement en gaz de la France, le gouvernement devrait légiférer par ordonnance sur la question du stockage du gaz, mais également de la régulation de ces infrastructures. Ce projet de loi entre dans le plan Climat annoncé début juillet par le ministre de la Transition écologique et solidaire. Si la loi portant sur l’interdiction d’exploration d’hydrocarbures est votée, elle devra être ratifiée par le Parlement dans un délai de douze mois pour qu’elle puisse être effective.
Sources : Enerpresse, 28/08/17.

Production d'énergie

EDF explique que la production d’énergie solaire a chuté suite à l’éclipse

La multinationale française explique dans un communiqué que la production d’énergie photovoltaïque a baissé de 10% en Martinique le lundi 21 août, en lien avec l’éclipse solaire ayant eu lieu ce même jour. Cette baisse correspond à 20 MW, ce qui est un chiffre significatif quand on sait que l’énergie solaire peut assurer jusqu’à 25% de la production d’électricité de l’île. De plus, rapporté à la France métropolitaine, cette perte correspond à l’arrêt de plus de deux centrales nucléaires. EDF avait bien évidemment anticipé cet évènement et avait donc augmenté ses capacités de production, notamment thermiques, au moment de ce phénomène naturel. Ces prévisions ont permis de limiter l’impact de cette perte énergétique.
Sources : martinique.franceantilles.fr, 24/08/17.

L’autoconsommation est un secteur en pleine évolution

C’est une tendance de plus en plus présente chez les particuliers et chez les professionnels. L’autoconsommation a été possible depuis la mise en place de la loi sur la transition énergétique. Cette pratique permet de faire diminuer sa facture énergétique, comme l’explique Jean Baptiste Galland, chargé de la stratégie chez ENEDIS : « On veut savoir ce qu'on consomme, c’est ça la tendance. Si on produit de l'énergie solaire, on se dit 'je vais essayer de consommer cette production et pour ça il faut que je m'organise pour que mon installation consomme ce que j'ai produit, plutôt que de le revendre à d'autres ». Les entreprises, notamment de la grande distribution et de l’agroalimentaire, souhaitent également développer ce type d’installation.
Sources : franceinter.fr, 24/08/17.

Energies renouvelables

Transformer le CO2 en « carburant solaire »

Transformer en méthane le dioxyde de carbone, principal responsable du changement climatique, est désormais possible grâce à des chercheurs du laboratoire d’électrochimie moléculaire. En effet, le méthane est le principal composant du gaz naturel, qui est lui-même la troisième source d’énergie la plus utilisée au monde. « En démontrant que la combinaison de la lumière solaire et d’un catalyseur à base de fer est capable de transformer le CO2 en une molécule à fort contenu énergétique, le Laboratoire d’électrochimie moléculaire montre qu’il est possible de stocker l’énergie solaire renouvelable en une forme de carburant compatible avec les infrastructures industrielles et les réseaux d’énergie existants » conclut le communiqué du CNRS.
Sources : ecoco2.com, 28/08/17.

Tendances et acteurs

Rénovation de la cogénération d’Aulnay-Sous-Bois

Un accord vient d’être trouvé entre le bailleur social Logement Francilien, propriétaire du réseau de chaleur desservant cet ensemble de logements du quartier de la Rose à Aulnay-Sous-Bois, et l’entreprise Dalkia. Le contrat de rénovation et d’exploitation de l’ensemble chaufferie gaz et cogénération porte sur une durée de douze ans. Benoit Jourdan, directeur de centre opérationnel chez Dalkia, explique que « le choix de la cogénération a été guidé par l’efficacité énergétique et l’intérêt économique. D’une part, les rendements globaux et électriques sont très satisfaisants, permettant une économie d’énergie primaire et d’émissions de CO2. D’autre part, la facture des abonnées est réduite de 13% ». Un contrat d’obligation d’achat a été signé en parallèle avec EDF.
Sources : Energie Plus, 28/08/17.

Techniques et innovations

Des économies permises par les smart grids

Une étude publiée en juillet par les gestionnaires publics des réseaux de distribution et de transport de l’électricité en France détaille les avantages que permettent les smart grids. Elle s’appuie sur de nombreuses expérimentations mais également sur l’expertise des gestionnaires publics. Les bénéfices de ces smart grids sont nombreux. Economiquement parlant, ils permettraient de réaliser des économies de plus de 400 millions d’euros annuels pour la collectivité à l’horizon 2030 en prenant en compte les coûts d’installation et de maintenance. L’étude liste ces bénéfices : « investissements évités dans de nouvelles capacités de production, optimisation du parc de production à travers la participation aux marchés d’énergie et aux différents services d’équilibrage offre-demande (réserve, ajustement, …), diminution de l’énergie non-distribuée, diminution de l’énergie non-injectée, diminution des pertes sur les réseaux, optimisation de l’exploitation des réseaux, investissements réseaux reportés ou évités ». Enfin, socialement parlant, ces nouvelles technologies vont à terme créer de nouveaux emplois un peu partout en France.
Sources : smartgrids.fr, 22/08/17.
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