Revue de presse - Europe

A la Une : Création d’une passerelle pour le marché du carbone entre l’UE et la Suisse

Réglementations et politique de l'énergie

Création d’une passerelle pour le marché du carbone entre l’UE et la Suisse

La Commission Européenne a annoncé la semaine dernière la création d’une passerelle entre les marchés respectifs d’échanges de quotas d’émissions de carbone dans le but de limiter les échappées de CO2 dans l’atmosphère. « Une fois que l'accord avec la Suisse prendra effet, les participants du marché ETS (acronyme anglais du système d'échange de quotas d'émissions ou SEQE, ndlr) de l'UE seront en mesure d'utiliser des allocations issues du système suisse pour se mettre en conformité, et vice versa », a expliqué la Commission dans un communiqué, ajoutant que l’accord « pourrait intervenir avant la fin de l’année ». Ce projet doit encore être adopté par le conseil de l’Union Européenne et le Parlement Européen avant sa mise en application à l’horizon 2019. « C'est une très bonne étape qui montre notre détermination à combattre le changement climatique ensemble », s’est félicitée la porte-parole de la Commission, Annika Breidthardt. « C'est aussi un modèle qui peut fonctionner avec d'autres systèmes d'échanges de quotas, si c'était pertinent », a-t-elle ajouté.
Sources : lefigaro.fr , 16/08/2017.

Production d'énergie

Projet de production et d’exportation d’électricité solaire tunisienne

Un gros projet d’exportation d’énergies renouvelables de la Tunisie vers l’Europe est en cours de validation auprès du ministère Tunisien de l’énergie, des Mines et des énergies renouvelables. Capable de fournir 4,5 GW, le complexe basé dans le désert du Sahara fournira l’Europe via Malte, l’Italie et la France et permettra au vieux continent d’atteindre les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Ce projet a également pour objectif de développer l’industrie tunisienne et de fournir une partie de la production pour les besoins énergétiques du pays. Avec un coût total d’environ 12,5 millions d’euros, financé en majorité par des pays européens tels que l’Allemagne et la France, l’énergie transitera sous la méditerranée par un système de câbles HTCC.
Sources : webdo.tn , 04/08/2017.

Energies renouvelables

L’Ecosse, un modèle dans l’éolien

Grâce à un climat favorable et une baisse des coûts technologiques, l’éolien est particulièrement développé en Ecosse et sa production s’élève à 36,5 GW. 80% de l’énergie produite en Ecosse provient de l’éolien et de l’énergie marémotrice, permettant d’alimenter 95% des foyers du pays. L’Ecosse est d’autant plus ambitieuse qu’elle souhaite atteindre les 100% d’ici 2020 ; un exercice déjà réussi lors d’un test de 24h en août 2016. Les éoliennes terrestres sont particulièrement développées, et EDF Energies Nouvelles a lancé en juillet onze projets de parcs éoliens pour une capacité totale de 600 MW, ce qui lui permet de se renforcer dans le pays. L’éolien flottant est en pleine expansion, grâce à des coûts divisés par deux ces dernières années. Le Norvégien Statoil est parvenu à relier les éoliennes flottantes au réseau électrique écossais, permettant ainsi le développement de cette technologie. Un modèle qui pourrait inspirer la France, dont la façade maritime est très peu exploitée. Selon un rapport du gouvernement écossais, l’éolien flottant représente 80% du potentiel éolien européen.
Sources : environnement-magazine.fr, 02/08/2017.

L’Allemagne atteint 35% d’énergies renouvelables dans sa consommation globale

Avec une progression de l’ordre de 2% par rapport au premier trimestre de l’année précédente le pays franchit un cap historique. Avec 39,4 milliards de kWh produits en éolien au 1er semestre 2017, et 22 milliards en photovoltaïque, les énergies renouvelables prennent de plus en plus d’importance sur le marché énergétique allemand en vue de la transition énergétique. Néanmoins, Stefan Kapferer, président du BDEW, nuance ces bons résultats : « L'accroissement de la contribution des renouvelables est gratifiante. Malheureusement, la nécessaire expansion du réseau ne va pas de pair avec la croissance des installations solaires à cause du temps perdu en tergiversations politiques. L'expansion du réseau et celle des renouvelables doivent être intimement liées et mieux accordées afin de réduire les coûts énormes de stabilisation des réseaux. Par-dessus le marché, nous ne seront pas capables de faire sans des centrales conventionnelles en back up pour sécuriser la fourniture d'énergie ».
Sources : tecsol.blogs.com , 20/08/2017.

Tendances et acteurs

Ikea vend des panneaux solaires en Grande-Bretagne

Depuis avril, les Britanniques peuvent acheter des panneaux solaires chez Ikea, et, depuis juillet, des batteries de stockage. Cette démocratisation de l’offre marque une étape dans le développement des énergies renouvelables auprès des particuliers. Les acheteurs peuvent choisir un achat individuel ou une installation complète, pour des tarifs compris entre 3.500 et 10.000 euros selon le type d’installation choisi. Les panneaux sont garantis par Ikea pendant 25 ans. Selon le groupe suédois, un foyer britannique peut couvrir 40% de ses besoins en énergie grâce aux panneaux solaires, et jusqu’à 80% en complétant par des batteries de stockage. L’amortissement peut être réalisé en douze ans. Il n’est pas encore précisé si l’offre sera étendue à d’autres pays.
Sources : lenergeek.com, 12/07/2017.

Trois projets d’échanges énergétiques européens retenus par la CNDP

En ce qui concerne la politique énergétique européenne, et plus particulièrement française, la Commission Nationale du Débat Public (CNDP) a retenu trois projets d’infrastructures ayant pour but d’accroître les échanges électriques et gaziers intra-communautaires. La Commission estime que ces dossiers auraient des « impacts sur l'environnement et l'aménagement du territoire […] limités en l'état actuel ». Les projets de liaisons électriques vers l’Espagne (projet Golfe de Gascogne évalué à 1,75 milliards d’euros) et vers le Royaume-Uni (projet GridLink Interconnector évalué à 900 millions d’euros) via des câbles sous-marins et sous terrains permettraient d’échanger 2 à 3 MW. D’autre part, un projet de gazoduc « South transit east pyrénées » est également à l’étude. La commission ajoute que ces dossiers ont des dimensions économiques et sociales importantes pour ces trois pays.
Sources : journaldelenvironnement.net, 21/08/2017.
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