Revue de presse - Europe

A la Une : Accord sur la réduction des émissions des secteurs non industriels

Réglementations et politique de l'énergie

Accord sur la réduction des émissions des secteurs non industriels

Les ministres de l’Environnement de l’UE se sont réunis le 13 octobre afin de parvenir à un accord sur la réduction des émissions de carbone des secteurs non industriels (transports, agriculture, construction, déchets). A la suite des discussions, un compromis a été trouvé : l’UE devra réduire les émissions des secteurs non industriels d’au moins 30 % en 2030 par rapport à 2005. La répartition des efforts varie nettement selon les Etats, puisque les objectifs nationaux s’échelonnent de 0 à 40 %. La France contribuera de manière significative à la réalisation de l’objectif européen puisqu’elle devra faire baisser de 37 % les émissions des secteurs non industriels sur la période 2021 - 2030. Néanmoins, une série de digressions, compromis et échappatoires ont été permis, dans le but de parvenir à un accord commun, compromettant la réalisation des objectifs annoncés. Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, se veut malgré tout optimiste : selon lui, l’accord marque « notre détermination à inscrire dans le droit de l’Union européenne les engagements pris lors de la COP21 ».
Sources : Enerpresse, 17/10/17.

Le Royaume-Uni dévoile son plan de croissance propre

Jeudi 12 octobre, le gouvernement britannique a publié le « Clean Growth Plan », qui vise à définir la stratégie mise en place par le Royaume-Uni pour atteindre ses objectifs climatiques, à savoir la réduction des émissions de gaz à effet de serre de 80 % par rapport à leur niveau de 1990 d’ici 2050. Pour Greg Clark, le secrétaire d’Etat à l’Energie, il s’agit de saisir « l’une des plus grandes opportunités industrielles de notre temps ». En effet, l’économie bas carbone devrait croître de 11 % par an en moyenne entre 2015 et 2030, soit quatre fois plus que l’ensemble de l’économie. Le Royaume-Uni définit notamment le captage et stockage de carbone comme l’une de ses priorités, en annonçant qu’il veut devenir un leader mondial du secteur. La rénovation énergétique n’est pas négligée non plus : un million de logements devraient être rénovés d’ici 2030. Enfin, il sera porté une attention particulière à l’éolien offshore ; le gouvernement prévoit des aides substantielles pour ce secteur.
Sources : Enerpresse, 16/10/17.

Fin du charbon prévue au Pays-Bas

Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte vient d’annoncer la fin de l’énergie fossile polluante à l’horizon 2030, notamment le charbon. La question des cinq centrales à charbon est un sujet sensible car elles ont coûté extrêmement cher à construire. De plus, le gouvernement propose aux autres membres de l’Union européenne à revoir leurs objectifs de réduction de gaz à effet de serre. Cette « répartition de l’effort » pour la réduction des gaz à effet de serre sera débattue par les ministres de l’Environnement européens.
Sources : libération.fr, 10/10/17.

Nouvelle proposition législative pour le Nord Stream 2 à Bruxelles

Le projet contesté du Nord Stream 2, ayant pour objectif de fournir 55 milliards de mètres cubes de gaz par an en passant directement de la Russie à l’Allemagne via la mer baltique, se voit confronté à une proposition législative émanant directement de la Commission européenne. « La Commission a l’intention de mettre un terme à l’incertitude juridique » concernant les gazoducs offshore desservant l’Union européenne, explique Klaus-Dieter Borchardt, directeur des Marchés intérieurs de l’énergie à la direction générale énergie. Cette proposition pourrait entrer en vigueur « d’ici à fin 2018 au plus tard », a préciser l’exécutif européen.
Sources : Bulletin de l’industrie Pétrolière, 13/10/17.

Production d'énergie

Stratégie européenne pour l’industrie des batteries électriques

Avec comme perspective de concurrencer l’Asie dans le secteur de la production de batteries électriques, l’Union européenne va élaborer un plan stratégique prévu pour février 2018. La rencontre entre les ministres de l’UE et les professionnels du secteur à Bruxelles a permis d’acter le « soutien à l’établissement d’une chaîne de valeur complète pour les batteries en Europe, avec des cellules de production à grande échelle et l’économie circulaire en son cœur », a expliqué M. Sefcovic, vice-président de l’exécutif européen chargé de l’Union de l’Energie. Les prévisions de la Commission tablent sur une explosion de la demande dans l’industrie automobile, l’électroménager et les appareils connectés. « Nous voulons être sûrs d’être le numéro 1 dans le monde en matière de stockage d’énergie. C’est une technologie stratégique que nous devons maîtriser en Europe », a-t-il assuré.
Sources : lemondedelenergie.com, 11/10/17.
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