Revue de presse - Europe

A la Une : Nucléaire, « Small Modular Reactor » au Royaume-Uni

Réglementations et politique de l'énergie

Nucléaire : « Small Modular Reactor » au Royaume-Uni

Le Royaume-Uni, par l'intermédiaire de Richard Harrington, ministre britannique de l'Energie, vient d'annoncer que 56 millions de livres (64 millions d'euros) seraient consacrés au développement de la filière Small Modular Reactor (SMR) ou Petits Réacteurs Modulaires, parmi lesquels 4M£ seront destinés à « des études de faisabilité technique et commerciales détaillées » par huit développeurs qui auront répondu au programme de développement proposé par Innovate UK avant le 14 février 2018. Quatre d'entre eux seront sélectionnés à l'issue de cette première phase pour « accélérer le développement de leur design » avec l'aide de quelque 40M£. Le gouvernement cherche également comment lever des fonds auprès du secteur privé. Concernant les gros réacteurs, une consultation est mise en place pour permettre de déterminer les sites qui accueilleront de nouvelles installations à partir de 2026 et jusqu'en 2035.
Sources : Enerpresse, 11/12/17.

Vers une plateforme qui garantit l’origine bio du gaz

Le registre européen censé garantir l’origine biométhane du gaz sera bientôt présenté. Initié par 13 acteurs de la filière, il devrait permettre aux pays européens, qui souhaitent augmenter leur part de consommation de biogaz, de faciliter leurs échanges à travers le réseau gazier européen. En effet, l’objectif principal du registre est de garantir l’origine bio du gaz échangé grâce à la mutualisation des données nationales, tel que les sites de producteurs de biométhane et les émissions de C02 que celui-ci a pu éviter. A noter que le registre concernerait dans un premier temps exclusivement l’usage carburant et non les systèmes de chauffage. Néanmoins, l’idée d’augmenter les échanges de biométhane intra-européens n’est pas complètement soutenue par les pouvoirs publics français, inquiets quant à la pérennité des producteurs nationaux de biométhane.
Sources : greenunivers.com, 05/12/17.

Le rapport sur la gouvernance de l'énergie adopté au Parlement Européen

Le 7 décembre dernier, les membres du Parlement européen ont voté en faveur d'un nouveau cadre contraignant visant à s'assurer que les pays européens se dirigent vers les objectifs 2030 fixés par l'UE sur les énergies renouvelables et la réduction de CO2. Le rapport sur la gouvernance de l’Union de l’énergie, porté par les eurodéputés écologistes Claude Turmes et Michèle Rivasi, a été adopté lors d’une session conjointe entre les commissions énergie (ITRE) et environnement (ENVI) du Parlement européen. En l'occurrence, les eurodéputés ont fixé l'objectif d'une économie européenne à zéro émission de carbone d'ici à 2050. Néanmoins, comme lors de l'adoption de leur position sur les ENR, les députés sont restés divisés lors du vote. Le rapport a contre lui les voix des démocrates-chrétiens et des conservateurs qui ont dénoncé son côté « contraignant » et « pénalisant » qui ne permet pas de s'adapter à la réalité du marché.
Sources : Bulletin de l’industrie Pétrolière, 11/12/17.

Economies d'énergie et émissions carbone

Le charbon européen sera bientôt plus coûteux que les énergies renouvelables

Selon l’étude réalisée par le Carbon Tracker Initiative (CTI), une majorité des centrales au charbon en activité sur le territoire européen ne seraient plus rentables. Selon l’une des auteurs de l’étude, Laurence Watson, « en 2030, toutes seront déficitaires ». Dès lors, les entreprises du secteur qui entreprennent une fermeture de leurs centrales à charbon seront bénéficiaires à terme puisque la construction d’un mégawatt éolien ou photovoltaïque sera moins coûteuse à l’horizon 2025. Pourtant, certains pays européens, à l’image de l’Allemagne, de la Pologne et de la France, allouent des subventions publiques aux industriels du charbon, ce qui n’incite pas ces derniers à modifier leur modèle économique. Ainsi, l’étude considère que 27 % des infrastructures de charbon seraient fermées à partir de 2030.
Sources : journaldelenvironnement.net, 08/12/17.

Energies renouvelables

Le Danemark se positionne comme leader sur les ENR variables

Pour 2030, le Danemark s'est fixé un objectif ambitieux : atteindre une part de 50 % d'énergies renouvelables dans sa consommation totale. Dans un rapport publié le 27 novembre sur la politique énergétique du pays, l'Agence Internationale de l'Energie (AIE) salue ces efforts et présente le Danemark comme « un leader mondial dans la décarbonation de son économie ». L'AIE met notamment en avant l'énergie éolienne dont la part dans le mix énergétique danois ne cesse de croître. Le poids de plus en plus important de l'éolien crée de nouveaux défis pour les secteurs du chauffage et de l'électricité ainsi que dans les transports, le bâtiment et l'industrie. Deux domaines sont identifiés par l'Agence pour faire progresser davantage la décarbonation : l'augmentation de la part des énergies renouvelables et la décarbonation du secteur du chauffage.
Sources : Enerpresse, 06/12/17.
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