Revue de presse - Europe

A la Une : L’Ecosse devrait interdire la fracturation hydraulique

Réglementations et politique de l'énergie

L’Ecosse devrait interdire la fracturation hydraulique

Le gouvernement écossais a fait part de sa volonté d’interdire la technique de fracturation hydraulique pour l’exploitation du gaz et du pétrole de schiste. Le ministre de l’Energie, Paul Wheelhouse, a affirmé que la fracturation hydraulique « ne peut avoir lieu et n’aura pas lieu en Ecosse ». Un vote du Parlement à la fin de l’année doit permettre d’arriver à une décision finale, même si l’issue du scrutin est presque certaine puisque le Parti travailliste, les Verts et les Démocrates libéraux sont tous en faveur de l’interdiction de la fracturation hydraulique. Seuls quelques Conservateurs s’opposent à la mesure.
Sources : Enerpresse, 06/10/17.

La Commission européenne veut une réforme des marchés carbone

A la suite du rapport Stern-Stiglitz, qui constatait l’échec des marchés carbone dans le monde, la Commission européenne s’est prononcée en faveur d’un corridor de prix, allant de 40 à 80 euros la tonne de carbone en 2020, puis de 50 à 100 euros en 2030. Actuellement, sur la plupart des grands marchés, comme celui de la Chine ou des Etats-Unis, le coût d’une tonne carbone tourne autour de cinq euros, un niveau bien trop faible pour avoir un quelconque effet. « En Europe, l’ETS n’a pas fonctionné, non pas à cause du marché, mais à cause des blocages politiques face à la volonté de réforme à Bruxelles », note néanmoins Jens Althoff, directeur de la fondation allemande Heinrich Böll. Les dirigeants européens vont donc devoir s’entendre pour donner une impulsion décisive à la réforme des marchés du carbone, ce qui va en partie dépendre de la future coalition au pouvoir en Allemagne, et du volontarisme du couple exécutif franco-allemand.
Sources : Enerpresse, 10/10/17.

Economies d'énergie et émissions carbone

EasyJet veut faire voler des long-courriers électriques d’ici 10 ans

La compagnie aérienne EasyJet a annoncé être la « première compagnie aérienne d’Europe à présenter sa stratégie pour décarboner et réduire l’empreinte sonore de ses activités aériennes ». Et pour cause : le groupe a fait part de sa volonté de faire voler des avions commerciaux long-courriers complètement électriques d’ici dix ans maximum. Pour ce faire, EasyJet s’est associé à la société américaine Wright Electric, qui a déjà travaillé sur de telles solutions pour des avions biplaces. Les prochaines étapes seront l’adaptation de la technologie de Wright Electric à des avions de dix places, puis à des court-courriers commerciaux monocouloir. Néanmoins, EasyJet n’aura pas à attendre dix ans pour observer des résultats positifs sur son impact environnemental puisque la compagnie a lancé sa transition énergétique il y a plusieurs années déjà. « Nos nouveaux avions nous ont déjà permis de réduire notre empreinte carbone de 38 % par rapport à 2000 et sont 50 % plus silencieux que nos avions actuels », s’est félicitée Carolyn McCall, la dirigeante d’EasyJet.
Sources : lechotouristique.com, 04/10/17.

Ikea souhaite passer au tout électrique

La directrice adjointe d’Ikea, Pia Heidenmark-Cook, a annoncé la volonté du groupe de remplacer l’ensemble de sa flotte de véhicules thermiques par des véhicules électriques. « Cela concerne notre propre flotte de véhicules dans les magasins et les bureaux, mais aussi celle de nos partenaires qui gèrent les livraisons à domicile. En outre, nous mettrons en place des bornes de recharge dans tous les magasins afin d’encourager les employés et les clients à passer aux voitures électriques », a expliqué la directrice adjointe. Cette décision s’intègre ainsi dans la stratégie environnementale globale du marchand de meubles, qui avait déjà conclu en 2013 un partenariat avec Nissan pour l’installation de bornes de recharge pour véhicules électriques. Le groupe suédois a également installé plus de 700.000 panneaux solaires sur les toits de ses magasins et de ses bureaux partout dans le monde.
Sources : Enerpresse, 05/10/17.

Production d'énergie

Le gaz russe joue encore un rôle central en Europe

Les guerres du gaz de 2006 et 2009 entre la Russie et l’Ukraine avaient forgé la volonté de l’UE de s’affranchir peu à peu du gaz russe et avaient déclenché la politique européenne visant à renforcer l’indépendance énergétique de l’Union. Dix ans après, force est de constater que l’influence de la Russie, notamment via Gazprom est encore très forte. L'an dernier, la gazier russe a vendu des volumes records à l'Europe et à la Turquie : 180 milliards de mètres cubes, soit une augmentation de 12 % par rapport à 2015. Le projet Nord Stream 2, qui relie directement l’Allemagne et la Russie via la Mer Baltique, est le symbole de cette dépendance. Malgré le combat de la Commission européenne pour bloquer ce chantier, le gazoduc devrait acheminer 55 milliards de mètres cubes de gaz supplémentaires à partir de 2019. Le Turkstream, d’une capacité de 30 milliards de mètres cubes, est également en projet et devrait relier la Grèce et la Turquie. « Le rôle de la Russie est et restera primordial », conclut Marc-Antoine Eyl-Mazzega, directeur du Centre Energie de l’IFRI.
Sources : lesechos.fr, 09/10/17.

Energies renouvelables

ENR : la France dévoile une position frileuse

Dans un document relatif à la gouvernance de l’union de l’énergie et adressé aux Etats membres, la France affirme soutenir le principe de « trajectoires-plancher » non-linéaires, au détriment d’une progression constante des énergies renouvelables sur la période 2021-2030. Ces « trajectoires-plancher » ne représenteraient pas un objectif juridiquement contraignant, mais seraient seulement « engageantes » : si les Etats se trouvaient en deçà de ces trajectoires, ils « devraient prendre l’initiative de mettre en place des mesures additionnelles ». La France précise que ces trajectoires constitueraient un engagement minimal de la part des Etats membres et que la somme de ces trajectoires-plancher devrait atteindre 27 % au moins pour chaque Etat d’ici 2030. Néanmoins, en l’absence de progression linéaire et d’objectifs contraignants, la proposition française exposée dans ce document apparaît comme peu ambitieuse sur le plan environnemental.
Sources : Enerpresse, 04/10/17.
Haut de page