Tendances et marché de l'énergie

Revue de presse

07 Juin. 2019

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tendances et marché de l'énergie

07 Juin. 2019 connaissancedesenergies.org , 28/05/19

Transition bas carbone : l’AIE formule ses recommandations

En 2018, le parc nucléaire mondial – composé de 452 réacteurs répartis dans 31 pays – a généré près de 10% de l’électricité dans le monde, et 18% dans les économies « avancées » selon un rapport de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE). Au total, les filières bas carbone, c’est-à-dire réunissant le nucléaire et les énergies renouvelables, ont représenté 36% de la production mondiale d’électricité en 2018. Ce chiffre global n’a pas augmenté depuis 20 ans, puisque le renouvelable a compensé la baisse du nucléaire. Alors que les objectifs internationaux de lutte contre le dérèglement climatique fixent à 85% la part des sources de production bas carbone dans la production électrique mondiale à l’horizon 2040, l’AIE estime l’énergie nucléaire « nécessaire dans les transitions énergétiques bas carbone ». L’agence préconise ainsi l’augmentation de sa production de 80% d’ici à 2040 et recommande d’investir massivement en parallèle dans les énergies renouvelables et les systèmes d’efficacité énergétique. Selon le rapport de l’AIE, le recours à l’énergie nucléaire a permis d'éviter l’émission supplémentaire de 63 milliards de tonnes de CO2 entre 1971 et 2018. Alors que l’âge moyen des réacteurs nucléaires dans le monde est de 35 ans, l’agence préconise, pour des questions de coûts, d’autoriser les extensions de durées de vie des centrales existantes « aussi longtemps que possible », en tenant compte de leur sûreté. L’AIE recommande également de soutenir l’innovation dans de nouvelles conceptions, telles que les SMR (petits réacteurs modulaires).

07 Juin. 2019 actu-environnement.com , 29/05/19

Rénovation énergétique : les députés veulent accélérer

Présenté le 30 avril 2019, le projet de loi énergie-climat doit être examiné début juin par les membres de la Commission du développement durable de l’Assemblée nationale. L’article 5 de ce projet de loi comporte un volet dédié à la rénovation énergétique des bâtiments, sujet qui a fait l’objet d’un vif débat entre les députés lors d’une table ronde organisée à la fin du mois de mai 2019. La future loi doit renforcer la lutte contre les fraudes aux certificats d’économies d’énergie (CEE) et prévoit, pour y parvenir, d’accélérer les procédures de contrôle de ces certificats et de simplifier les échanges d’informations entre les différents services d’Etat concernés. Lors de la table ronde, les députés ont fait part de leur intention d’intégrer au projet de loi des objectifs de rénovation énergétique et des instruments de mesure. La députée et rapporteur de la loi au sein de la Commission, Nathalie Sarles, a rappelé que l’objectif de 150 000 rénovations de bâtiments par an fixé dans la loi de Transition énergétique de 2015 était loin d’être atteint et que les émissions carbones des logements ne cessaient d’augmenter. D’autres députés ont fustigé le manque de moyens financiers accordés à la rénovation et ont appelé à la mobilisation des acteurs bancaires. Le directeur général de Dorémi, filiale de l’Institut négaWatt, présent lors de la table ronde, a insisté sur la nécessité de rénover en priorité les logements ayant été construits avant 1975 en raison de leur forte consommation de chauffage. Il a en ce sens proposé de mettre en place un système de prêt à taux zéro sur un temps long permettant aux ménages de financer ces travaux.

07 Juin. 2019 lemondedelenergie.com , 03/06/19

Performance énergétique : bâtiments et villes doivent collaborer

Selon Arnaud Banner, directeur technique et innovation d’Omexom, la marque de Vinci Energies spécialisée dans les projets de production, de transport, de transformation et de distribution d’électricité, « la transition énergétique dans le bâtiment est intimement liée à la transition énergétique dans les villes ». Pour ce spécialiste, il est indispensable d’adopter une stratégie globale afin de favoriser l’émergence de services énergétiques dont les effets profiteront à la fois aux habitants et au quartier, à la ville ou à l’agglomération dont ils dépendent. Ainsi, Omexom et Vinci Facilities ont décidé de mettre en commun leurs savoir-faire en matière d’infrastructures et de services afin d’améliorer la performance énergétique des territoires. La Smart Building Alliance et Vinci Energies ont mis en place le référentiel « Ready2Grids », qui permet aux bâtiments et aux réseaux électriques de communiquer entre eux. Grâce à ce système, les bâtiments peuvent notamment, à la demande du réseau, restituer de l’énergie par stockage ou effacer leur consommation. A l’inverse, les bâtiments, en contact permanent avec le réseau, peuvent choisir de favoriser à un moment donné la fourniture d’énergie verte. Cependant, pour David Ernest, directeur innovation et énergie de Vinci Facilities, si l’amélioration de la performance énergétique repose sur la rénovation et l’aménagement des équipements existants, elle est aussi étroitement liée à l’implication et au comportement des utilisateurs. Ainsi, l’intelligence des bâtiments et des réseaux ne peut selon lui pas se substituer à l’engagement écocitoyen des habitants qu’il est nécessaire de sensibiliser.

07 Juin. 2019 leberry.fr , 02/06/19

Le Centre-Val de Loire produit davantage d’énergie verte

L’opérateur de réseau RTE a récemment publié le bilan électrique de la région du Centre-Val de Loire pour l’année 2018. Ce document montre que l’année passée, la région a produit quatre fois plus d’électricité qu’elle n’en a consommé. Ainsi, le Centre-Val de Loire génère 14% de l’énergie totale produite en France et exporte la majeure partie de son excédent énergétique vers l’Île‑de‑France et les Pays de la Loire. Si cette forte production repose en premier lieu sur l’énergie nucléaire, la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique régional connaît une importante progression, à savoir +8% entre 2017 et 2018. En effet, la production d’énergie solaire a augmenté de 15%, l’hydraulique de 10% et l’éolien de 6%. D’après RTE Grand ouest, ces chiffres s’expliquent par « le raccordement de nouveaux parcs éoliens et des conditions météorologiques de l’année écoulée ». Par ailleurs, le bilan souligne que la consommation d’électricité est restée stable au cours de l’année 2018 malgré une hausse démographique et un niveau élevé d’équipements en appareils électriques. Pour RTE Grand ouest, ces résultats s’expliquent par la mise en œuvre d’actions visant à améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments et des villes de la région. Près de 15% de la consommation électrique du Centre-Val de Loire a été couverte par de l’électricité d’origine renouvelable, chiffre qui, bien qu’en forte progression, reste en dessous de la moyenne nationale de 22%. Enfin, dans son rapport, RTE explique vouloir investir 316 millions d’euros dans la région afin de sécuriser son alimentation électrique, de numériser ses installations et d’accompagner sa transition énergétique.

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