Interview Publié le 20/12/2017

Pauline et Marie, deux consultantes en Design Thinking qui transforment le Groupe !

Comment travailler autrement ? Comment faciliter la transformation numérique du Groupe ? Ce sont les sujets qui animent Pauline et Marie, toutes deux consultantes SI. Nous les avons rencontrées pour en savoir plus sur le design thinking, et son application dans les métiers pour faire émerger de nouvelles idées.


Pauline, Consultante en Design Thinking

Quel est votre parcours professionnel  et comment êtes-vous arrivées au Design Thinking ?
J’ai intégré le Groupe EDF suite à une formation en sciences humaines, en tant qu’expert archives à la Direction des Services Partagés (DSP).  Les projets dont j’avais la charge, m’ont permis de travailler en grande proximité avec le monde IT. J’ai donc franchi le pas en devenant « consultante SI » et en travaillant, aux côtés des métiers, sur leur problématique de transformation digitale et d’efficacité opérationnelle. Les méthodes agiles du monde IT et la forte volonté du Groupe de « travailler autrement » nous a tout naturellement amenés à nous former au Design Thinking et à travailler avec nos métiers commanditaires en Design Thinking.

A votre avis, quelles compétences doit-on avoir pour faire du Design Thinking ?
Ce sont avant tout des soft skills et une posture qu’il faut maitriser : l’empathie, l’ouverture d’esprit, la bienveillance, le dynamisme et la créativité… compétences demandées pour le métier de consultant… avec en plus la capacité de « s’effacer » au service du projet et du Groupe. Après, il y a des compétences un peu plus « techniques » (maitrise de la boite à outils, des outils de facilitation), maitrise des avants projets et projets SI.
 
Pourriez-vous me décrire votre quotidien ?
Les consultants Design Thinking sont avant tout consultants, donc ils travaillent sur plusieurs missions de conseil en parallèle, échangent avec leur commanditaire pour caler le périmètre de la mission, ses enjeux, le casting des participants aux ateliers ainsi que leur durée… ils s’immergent dans le contexte du métier (compréhension du fonctionnement actuel, des irritants, des mesures…).
Ensuite, ils travaillent en binôme sur le montage des séquences de l’atelier pour répondre aux objectifs fixés avec le commanditaire. Le binôme conçoit un atelier participatif avec différentes modalités de travail (en groupe/sous groupes, debout/assis, divergence/convergence, séquence détente/studieuse).  Tout un art ! Ensuite, le binôme « facilite » (plutôt « qu’anime »)  l’atelier avec les participants puis restitue à tout le Groupe l’ensemble de la matière produite. Un métier passionnant !


Marie, consultante IT en Design Thinking

Quel parcours professionnel avez-vous suivi pour arriver aujourd'hui au Design Thinking ?
Après une formation littéraire (Classe préparatoire et école de communication, je me suis orientée vers le métier de Conseil. J’ai d’abord travaillé en tant que consultante en Communication et Marketing puis j’ai rejoint le groupe EDF, dans l’entité Conseil de Solutions LAB, de la DSP. Nous utilisons régulièrement le Design Thinking pour consolider notre compréhension du besoin client sur un projet, dessiner une première approche de la solution envisagée, etc.
 
Quels sont les côtés innovants selon vous dans cette discipline ?
Ce qui est innovant dans cette méthode, c’est la façon dont elle fait participer les salariés de différentes expertises, de différentes entités. Les orientations et les idées viennent du Groupe, et ne sont pas à l’initiative d’un individu en particulier.
Pour EDF, cela permet un engagement et une mobilisation forte des parties prenantes dans le ou les projets qui émergent de l’atelier.
Cette méthode ne pourra pas être appliquée à tous les projets, mais elle permet d’avancer rapidement sur la formalisation d’une expression de besoin et sur de premières pistes de solutions, qu’il faut ensuite creuser !
 
Plus concrètement, quelles sont les méthodes que vous appliquez via le Design Thinking ?
Nous appliquons des techniques d’idéation tout au long des ateliers pour favoriser l’émergence des idées. Plus globalement, la méthode consiste à ouvrir le champ des possibles pour permettre aux participants de se projeter en oubliant les contraintes inhérentes au projet, pour ensuite se recentrer sur ce cadre et identifier les options et plans d’actions possibles.