Vie de l'entreprise Publié le 21/12/2017

7 repères pour éviter l’hyperconnexion ou la sur-sollicitation numérique

Au-delà du droit à la déconnexion en dehors des heures de travail, se pose la question plus globale de l’hyper connexion et de la sur-sollicitation numérique et de ses impacts sur notre santé et notre efficacité.
Connexion en dehors des heures de bureau, réponse à un courriel en soirée... si elle peut apporter de la souplesse dans nos modes de travail, l’hyper connectivité professionnelle peut aussi devenir un fardeau.
Afin de mieux respecter les temps de repos et de congé ainsi que la vie personnelle des salariés, la loi El Khomri a introduit un droit à la déconnexion.
Ce droit, EDF SA l’a défini dans l’accord “Organisation du travail et Qualité de vie au travail”.
Au travail ou dans votre vie personnelle, vous servez-vous de tous les repères et connaissez-vous des astuces pour rester concentrés, efficaces et sereins ?

1. Bien gérer les sollicitations numériques
Pour réaliser des travaux nécessitant une bonne concentration pendant votre journée, il n'y a rien de mieux qu'une petite pause numérique bien méritée.
Rassurez-vous, contrairement à ce que l'on pourrait penser, les outils numériques ne manquent pas d’astuces pour vous aider dans ce sens !
Utiliser temporairement le statut "ne pas déranger" de Lync (Skype) ou encore activer pendant une période définie le mode avion de votre smartphone, ce sont des options à portée de tous !
 
2. Filtrer les notifications ou les alertes sur votre smartphone
Ne recevoir que ce dont vous avez besoin, c'est bien pratique ! Vous pouvez donc revoir régulièrement la pertinence de l'ensemble de vos abonnements aux newsletters et se désabonner si besoin.
L'occasion aussi de revoir les paramétrages de vos notifications, poussées par vos applications.
(Mais non, votre smartphone n'est pas compliqué ! Chaque type d'outil dispose d'un menu "Paramètres", "Settings" ou "Configuration" qui vous permet de gérer les notifications de vos applications)
 
 3. Partager votre agenda avec vos collaborateurs
Outlook (mais aussi d’autres logiciels de messagerie) vous permet de partager votre agenda et vos créneaux de disponibilités, en évitant de multipler les échanges par mail pour confirmer une date : un gain de temps et d'efficacité - et donc plus de productivité - entre tous les membres de l’équipe ou les personnes avec lesquelles vous collaborez très régulièrement.
 
4. Programmer l'envoi des e-mails tardifs
Le saviez-vous ? Avec Outlook, vous pouvez différer la remise d’un courrier électronique en le stockant dans la boîte d’envoi jusqu’à l’heure de remise de votre choix (Nouveau message / Fichier / Propriétés). Cela peut être pratique lorsque vous envoyez un e-mail le soir après 19h ou le week-end, en évitant de solliciter vos interlocuteurs en dehors des horaires de travail.
 
5. Éviter la connexion pendant le temps de repos
On peut déjà s’interroger sur la possibilité d’avoir deux smartphones, au lieu d’un seul qui associe sphère professionnelle et sphère privée. On peut aussi se rappeler qu’un courriel ne nécessite pas, dans la majorité des cas, de réponse immédiate. En cas d’urgence, le téléphone est le meilleur outil. Certes, l’instantanéité est devenue une norme, mais il faut garder en tête qu’à chaque outil correspond un usage. Enfin, il faut anticiper les absences (repos, congés) au sein de l’équipe, afin qu’un collègue puisse prendre le relais.
 
6. Reprendre le contrôle sur sa boîte mail
Comment éviter de se laisser envahir par les emails non lus et reprendre le contrôle afin de gérer sa boîte efficacement ? Vous pouvez par exemple, à l'aide des règles de messagerie, appliquer des filtres à tous les mails que vous pouvez lire plus tard et qui peuvent ne pas arriver directement dans votre boîte de réception.
 
7. Prendre des congés "digital détox"
Même pour un usage très conscient du numérique, des "cures" ponctuelles de plusieurs jours pendant vos congés sans votre smartphone ou vos appareils numériques peuvent vous aider à perdre certains automatismes comme par exemple : sortir le téléphone de sa poche et rafraîchir le fil d'actualités de votre réseau social préféré (quand on s’ennuie en faisant la queue au supermarché), taper un SMS en marchant ou encore le besoin d'immortaliser systématiquement l'instant présent avec votre smartphone.
Illustration d'un espace de travail avec des affaires de bureau

Pourquoi le droit à la déconnexion est-il important ?
Parce que la frontière entre vie privée et vie professionnelle est de plus en plus ténue. Selon une étude du cabinet Eléas (octobre 2016), 37 % des actifs utilisent chaque jour leurs outils numériques professionnels en dehors du travail. Si l’on gagne d’un côté, avec une réactivité renforcée, on risque de perdre de l’autre, avec stress, troubles du sommeil, fatigue, addiction… voire burn-out numérique. Ce syndrome d'épuisement professionnel est considéré comme le résultat d'un stress professionnel chronique (par exemple, lié à une surcharge de travail) : l'individu, ne parvenant pas à faire face aux exigences adaptatives de son environnement professionnel, voit son énergie, sa motivation et son estime de soi décliner. Toujours selon Eléas, 62 % des actifs réclament une régulation de l'usage des outils numériques en dehors du travail.