10 avr 2014

Une communauté de réflexion et d’action avec EDF Collectivités

Jean-Luc Bonabeau, président de l’association régionale Ile-de-France des directeurs d’OPH, directeur général de l’OPH 77.

Vous préparez le 48ème Congrès de la Fédération Nationale des Directeurs d’Offices Publics de l’Habitat (FNDOPH) qui se tiendra à Paris les 15 et 16 mai 2014.
Quels seront les thèmes abordés ?

La Fédération regroupe plus de 200 directeurs d’OPH sur toute la France. Nous avons deux objectifs : mener une réflexion sur notre métier, être force de propositiontant
sur les questions de production de logements que sur les thèmes de société (mixité sociale, risques de ghettoïsation dans certains quartiers,…). Chaque année, nous choisissons pour notre Congrès deux thèmes correspondants à ces deux grands axes. Pour ce 48ème Congrès organisé par l’association régionale Ile-de-France, nous allons travailler sur la responsabilité du directeur d’OPH et sur une idée que nous pourrions définir comme « commande publique et sociétale paradoxale », c’est-à-dire comment répondre à une demande qui augmente avec des moyens qui baissent. Cette question, très liée à la création de la métropole, est particulièrement sensible en Ile-de-France. Rappelons que notre association régionale (environ 50 directeurs d’OPH) représente le plus gros parc de France.

Une nouvelle convention va permettre à la FNDOPH et EDF Collectivités de renforcer leur partenariat. Quels sont les grands axes ?

Cette nouvelle convention sera en effet signée à l’occasion du 48ème Congrès et nous y travaillons.
Un grand nombre des OPH que nous représentons sont en train de s’engager dans une démarche de Responsabilité Sociétale d’Entreprise (RSE). En effet, dans la lettre ou dans l’esprit, les offices et EDF sont des entreprises publiques responsables, et c’est sur cette dimension commune que, selon moi, nous pouvons développer un partenariat. Ce sont d’ailleurs souvent les publics les plus fragiles qui connaissent mal les gestes qui permettent de réduire la facture. En les accompagnant ensemble, notamment au travers d’actions de sensibilisation aux économies d’énergie, nous serons plus efficaces.
Il me paraît important de souligner que les OPH et EDF Collectivités travaillent depuis longtemps ensemble sur la rénovation thermique des bâtiments, au travers des Certificats d’Economie d’Energie (CEE) notamment. Faire une rénovation thermique, c’est faire baisser les charges et par conséquent lutter contre la précarité énergétique. Tout est lié. J’avais fait il y a une dizaine d’années une importante opération de rénovation du chauffage en partenariat avec EDF sur la cité des Grands-Pêchers à Montreuil. Nous étions déjà sur ces problématiques. Le parc des OPH s’est souvent proposé comme terrain d’expérimentation pour de nouvelles approches, de nouvelles technologies et a ainsi facilité leur diffusion. Continuons à réfléchir et à expérimenter avec EDF Collectivités.

Comment voyez-vous le développement de ce partenariat autour de la précarité énergétique ?

EDF dispose d’acteurs très présents sur le terrain, notamment ses correspondants Solidarité. Dans les OPH, les conseillères sociales sont la pierre angulaire du réseau d’agents qui travaillent à repérer les locataires en risque de difficultés de paiement du loyer. A l’OPH de Seine-et-Marne que je dirige, on compte plus de 10 conseillères sociales pour 17 000 logements par exemple. Il est nécessaire à mon sens d’organiser la mise en réseau de ces forces et de le faire en lien avec les collectivités territoriales avec lesquelles les OPH travaillent déjà de manière très étroite : le locataire qui a des difficultés pour payer son loyer en a probablement aussi pour payer la cantine de son enfant tout comme son énergie. Un de nos chantiers clés est de réfléchir à la coordination des dispositifs qui peuvent varier d’une ville à l’autre - je le vois bien en Seine-et-Marne où il y a des collectivités territoriales de tailles très différentes. C’est important.

Haut de page