18 nov 2013

Pour l’ANDAM, il est intéressant de travailler avec un partenaire reconnu des élus locaux, comme EDF Collectivités.

Interview de Brigitte Burdin, présidente de l’ANDAM (Association Nationale des Directeurs d’Associations de Maires).

Les associations de maires sont qualifiées de chevilles ouvrières en appui des élus. Pourquoi ?

Si les associations départementales cumulent souvent de nombreuses décennies d’existence, la création de l’ANDAM en 1991 a été le signe du renforcement de leur rôle. Aujourd’hui, on demande à nos associations, et donc à leurs directeurs, d’épauler les élus locaux au quotidien dans l’exercice de leur mandat. Les maires qui nous interrogent sont pour beaucoup ceux de petites communes rurales. Mais la diversité des compétences nécessaires et les responsabilités auxquelles ils doivent faire face sont les mêmes pour eux que dans les grandes collectivités territoriales, alors qu’ils n’ont pas de services dédiés et que l’Etat est de moins en moins présent sur le terrain. C’est à ce besoin d’information, de conseil et d’appui, notamment en matière juridique, que répondent les associations de maires.

Quel est le rôle de l’ANDAM ?

La réglementation est complexe et elle évolue très vite. Les associations de maires ont souvent des moyens humains et financiers très limités. D’où l’importance de ce réseau professionnel qui permet de partager informations, compétences et expériences. En lien étroit avec l’Association des maires de France (AMF), l’ANDAM constitue à la fois un creuset de solidarité entre les différentes associations et une courroie de transmission entre les collectivités locales et les pouvoirs publics. Depuis une dizaine d’années, les élus expriment des besoins de plus en plus importants en matière de formation. Rappelons à cet égard qu’il est question de renforcer la formation des élus locaux, voire d’en faire une obligation au cours de la première année de mandat, dans le cadre des discussions actuelles autour du statut de l’élu local. Clairement aptes à proposer aux élus des formations adaptées à leurs besoins et à des prix abordables, de plus en plus d’associations départementales de maires demandent leur agrément auprès du ministère de l’Intérieur. Elles étaient déjà au nombre de 39 sur un total de 198 organismes de formation agréés au 25 mars 20131. L’ANDAM peut faciliter cette démarche, notamment en permettant aux directeurs qui veulent se lancer dans cette nouvelle activité de bénéficier de l’expérience de leurs pairs. L’ANDAM vient du reste de lancer des « rencontres métiers » qui consistent en des journées de réflexion et d’échanges soit entre chargés de formation, soit entre juristes, deux volets fondamentaux de l’activité de nos associations.

Les enjeux à venir ?

Dans de très nombreux départements, la quasi totalité des communes et des EPCI2 adhèrent aux associations départementales de maires. La représentativité de ces dernières est incontestée. Nous avons donc également un rôle important à jouer au niveau du débat parlementaire et c’est ce que nous avons fait, par exemple, lors des discussions autour de l’évolution des rythmes scolaires. Nous avons beaucoup échangé entre départements et formalisé les questions que se posaient les élus sur le terrain, questions que l’Association des Maires de France a portées au niveau national. Ce travail en réseau démontre bien les complémentarités entre les deux associations. Le principal enjeu à venir, c’est le renouvellement des conseils municipaux en mars 2014. Nous avons commencé à travailler sur ce dossier dès le mois de mai et c’était le thème de notre dernier congrès. Notre objectif est d’essayer de mutualiser nos énergies et nos moyens pour élaborer des outils de qualité. Un exemple : la réalisation d’un Guide sur la communication en période électorale à destination des élus qui sont tous concernés, qu’ils soient candidats ou pas. Plusieurs associations ont contribué à l’actualisation d’un guide qui avait été rédigé par l’une d’entre elles pour les élections de 2008 et nous avons fait fortement baisser les coûts en l’imprimant au niveau national.

L’ANDAM et EDF Collectivités ont signé en 2013 une convention de partenariat. Quels sont les objectifs communs ?

Pour l’ANDAM, il est intéressant de travailler avec un partenaire reconnu des élus locaux, comme EDF Collectivités. Notre idée est de pouvoir échanger, monter des réunions d’information ensemble sur les thèmes qui intéressent les élus locaux au delà de la question de la fourniture d’énergie, parce qu’ils touchent au projet de territoire. Je pense tout particulièrement à l’efficacité énergétique, à la production d’énergies renouvelables, à la lutte contre la précarité énergétique. De nombreuses associations départementales de maires ont d’ailleurs organisé des manifestations locales sur ces thématiques en lien avec EDF Collectivités. Notre partenariat national pourrait nous permettre de démultiplier ces actions.

1. La liste des organismes agréés par le ministère de l’Intérieur pour dispenser de la formation aux élus locaux : http://www.collectivites-locales.gouv.fr/liste-des-organismes-agrees-pour-formation-des-elus-par-departement

2. Etablissement public de coopération intercommunale.

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