12 fév 2014

Partenaires de réflexion

Nicolas Gaillard, président de l’Artiès.

Pourriez-vous nous présenter l’Artiès ?

L’Artiès est l’association des directeurs et cadres de l’immobilier universitaire. Son objectif est le partage d’informations et d’expériences entre ses 200 adhérents qui gèrent 18,6 millions de m2, soit environ 95 % du patrimoine des établissements dépendant du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Outre les échanges dématérialisés, l’association organise deux séminaires par an, ainsi que des journées d’information sur des thématiques particulières. Le dernier cycle portait sur la nouvelle réglementation concernant l’amiante. Se positionnant comme force de proposition, l’Artiès est consultée sur des thèmes d’actualité par le ministère de tutelle, la Cour des comptes, l’Inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche, l’Observatoire national de la sécurité et de l’accessibilité des établissements d’enseignement, les collectivités territoriales,… Elle a dernièrement contribué à la réflexion sur l’ouverture des campus vers la ville organisée par l’AVUF (Association des Villes Universitaires de France).

Quelles sont les problématiques rencontrées par vos adhérents ?

Il est clair que le travail de gestionnaire de patrimoine d’établissement d’enseignement supérieur est fortement impacté par la raréfaction des moyens. Les établissements n’ayant pas la latitude de déterminer les frais d’inscription qui sont réglementés, les marges de manœuvre sont très étroites. Les écoles d’ingénieurs et les universités scientifiques peuvent trouver un complément de financement dans les contrats de recherche, mais les autres filières n’ont pas cette ressource. La rentabilisation de l’immobilier par la location des locaux pourrait être une possibilité, mais le droit administratif fait que cette piste est très complexe à mettre en œuvre. Il faut aussi savoir que les opérations campus, auxquelles l’état et les collectivités territoriales ont consacré des budgets importants, représentent moins de 10 % des surfaces de notre patrimoine. La problématique immobilière reste entière pour la plupart des établissements, qui cherchent tous les moyens possibles pour générer des économies. Les économies d’énergie que nous pouvons faire avec l’aide d’EDF Collectivités sont donc prioritaires pour nous, en raison des politiques de développement durable menées par les établissements, mais aussi pour des raisons strictement budgétaires.

Sur quoi porte le partenariat entre l’Artiès et EDF Collectivités ?

EDF Collectivités a été le partenaire du séminaire de Reims de l’Artiès qui s’est déroulé en octobre dernier. Elle nous a aidé à organiser notamment une table ronde sur la prise en compte de l’aspect comportemental dans les politiques d’économies d’énergie. C’est un angle nouveau pour nos adhérents, qui sont souvent de formation ingénieur. L’INSA de Lyon1 a apporté son témoignage, EDF Collectivités a fait venir un sociologue travaillant dans le Groupe et un ingénieur de chez NetSeenergy, une filiale spécialisée dans les télé-services d’efficacité énergétique. Ces échanges ont été très intéressants pour les adhérents de l’Artiès car nous avons bénéficié du double retour d’expérience d’EDF, sur le comportemental et sur les solutions techniques. Nous sommes partenaires de réflexion.

Sur quels autres thèmes pensez-vous travailler prochainement ?

Notre prochain séminaire portera sur les contrats de type CREM (Conception Réalisation Exploitation Maintenance), voire REM (Réalisation Exploitation Maintenance), les CPE (Contrat de Performance Energétique), tous ces nouveaux outils qui sont au centre du débat quand on parle problématique énergétique. Cette année, l’Artiès doit lancer un nouveau chantier, l’impact de la loi Nome (Nouvelle organisation du marché de l’électricité) sur la gestion de l’énergie dans nos établissements, et il me paraît intéressant d’avoir l’éclairage d’EDF Collectivités sur cette question. Je crois qu’il faut également que nous continuions à favoriser les échanges d’expériences comme nous l’avons fait à Reims, sur toutes sortes de sujets. Je pense au talon de consommation par exemple : EDF Collectivités pourrait nous aider à comprendre pourquoi il est aussi important dans nos établissements. De manière générale, la recherche & développement en matière de solutions d’efficacité énergétique est très active aujourd’hui. EDF Collectivités est en pointe dans ce domaine et peut nous faire bénéficier de cette veille.


1Premier des INSA (Institut National des Sciences Appliquées) créé en 1957 avec une forte ambition d'ouverture sociale, l'INSA de Lyon diplôme plus de 950 ingénieurs par an dans 12 filières de formation et environ 150 docteurs par an en sciences de l'ingénierie.
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