Tendances et marché de l'énergie

Revue de presse

31 juil. 2020

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tendances et marché de l'énergie

31 juil. 2020 autoactu.com , 23/07/20

La filière hydrogène demande du soutien

Souvent identifié comme une filière d’avenir, l’hydrogène peine encore à se développer car il nécessite des investissements conséquents. Le 8 juillet 2020, la Commission européenne a présenté un plan pour que l’hydrogène atteigne entre 12% et 14% du mix énergétique à horizon 2050. D’après cette dernière, la mise en place de la filière nécessitera d’investir entre 180 et 470 milliards d’euros d’ici à 2050. Si l’Allemagne a d’ores-et-déjà annoncé le lancement d’un plan de soutien de 9 milliards d’euros pour développer la filière, la position française doit être dévoilée prochainement. Pour Philippe Boucly, président de l’Afhypac, association qui représente la filière hydrogène, le rôle de l’État français dans le développement de l’hydrogène est essentiel : « pour être en capacité d’atteindre les objectifs de la loi Énergie-climat et positionner les acteurs de la filière dans le futur IPCEI (projet d’intérêt européen commun), les acteurs industriels de la recherche doivent investir près de 24 milliards d’euros sur la période 2020-2030 et requièrent de la part de l’État une aide à l’investissement à hauteur de 6,7 milliards d’euros ainsi que la mise en place d’un mécanisme de soutien à la production d’hydrogène renouvelable à hauteur de 3,6 milliards d’euros sur la période ». Philippe Boucly rappelle que le plan hydrogène initié par Nicolas Hulot, alors ministre de la Transition écologique et solidaire, en 2018 ne comprenait que 100 millions d’euros. L’Afhypac a récemment publié un manifeste pour orienter les choix du gouvernement. Intitulé « Pour un Plan national hydrogène ambitieux et cohérent », ce document propose une trajectoire de production de près de 700 000 tonnes d’hydrogène renouvelable ou bas carbone à l’horizon 2030.

31 juil. 2020 connaissancedesenergies.org , 21/07/20

Technologies de capture et de stockage géologique du CO2 : trois sites potentiels

« Technologie qui semble incontournable pour certains secteurs fortement émetteurs » selon l’Agence de la transition écologique (ADEME), le CSC a pour objet de récupérer le CO2 dans les fumées, le transporter et le stocker dans le sous-sol. Cette technologie de capture et de stockage géologique du CO2 permet de réduire les émissions des industries. Toutefois, l’ADEME estime que cette technologie ne pourra pas être déployée de manière uniforme en France, mais uniquement sur trois sites industriels : dans les Hauts-de-France, près de Dunkerque, en Normandie au Havre, et en Nouvelle-Aquitaine autour de Lacq. Le potentiel de CSC de ces territoires serait de près de 24 millions de tonnes de CO2 par an, Dunkerque pouvant représenter seul 15 millions de tonnes. 90% de l’ensemble serait stocké en mer hors du territoire national. Les trois zones suffisent à la stratégie bas carbone française, qui fixe la limite de CSC à 5 millions de tonnes de CO2 évitées chaque année par l’industrie d’ici à 2050. L’ADEME souligne que certains territoires sont trop déconcentrés ou éloignés des zones de stockage géologique pour avoir recours à ce système. Les technologies de CSC, très coûteuses, ne sont que très peu utilisées à travers le monde : seulement une vingtaine de projets sont en cours, pour à peine 23 millions de tonnes de CO2 stockés par an. « Ses coûts ne pourront donc pas être réduits drastiquement par un effet d'échelle. La mise en œuvre du CSC pour atteindre la neutralité carbone est donc à envisager en tant que dernière étape dans une stratégie de décarbonation commençant par des actions plus performantes » précise l’Agence de la transition écologique.

31 juil. 2020 connaissancedesenergies.org , 22/07/20

L’UE a produit pour la première fois plus d’électricité issue d’ENR que de fossile

Pour la première fois, l’Union européenne a produit au premier semestre 2020 plus d’électricité renouvelable que d’électricité issue de combustibles fossiles, souligne une analyse du centre de réflexion Ember, publiée le 22 juillet 2020. Dans le détail, 40% de l’électricité des 27 pays européens a été générée par les énergies renouvelables, contre 34% par les énergies fossiles, permettant ainsi aux émissions de CO2 du secteur de reculer de 23%. L’éolien et le solaire ont produit 21% de l’électricité européenne, les barrages hydroélectriques 13% – une hausse de 12% par rapport au 1er semestre 2019 – et les bioénergies 6%. La production des énergies renouvelables a progressé de 11% par rapport à la même période de l’année précédente, l’éolien affichant une croissance de 11% et le solaire de 16%. Ces chiffres sont le résultat de conditions climatiques favorables et de la mise en service de nouvelles installations. À l’inverse, le charbon a chuté de 32%, et n’a généré que 12% de l’électricité européenne. Le charbon allemand a été le plus impacté avec une production en chute de 39%, atteignant pour la première fois un niveau de production inférieur à la Pologne.

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