Tendances et marché de l'énergie

Revue de presse

30 juil. 2021

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tendances et marché de l'énergie

30 juil. 2021 novethic.fr, 21/07/21

Énergies propres : seuls 2% des plans de relance mondiaux y sont consacrés selon l’AIE

L’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) a publié le 20 juillet 2021 un rapport dans lequel elle analyse les plans de relance nationaux mis en place dans le cadre de la pandémie et leur impact énergétique. Selon l’AIE, seules 2% des dépenses des plans mondiaux ont servi au financement des énergies propres. « Les sommes d'argent, tant publiques que privées, mobilisées dans le monde par les plans de relance sont bien en deçà de ce qui est nécessaire pour atteindre les objectifs climatiques internationaux », souligne le rapport. La majorité des 16 000 milliards de dollars mobilisés a servi aux dépenses sanitaires et au soutien d’urgence aux entreprises et ménages. 2 300 milliards sont allés à la relance économique, dont 380 milliards pour des projets énergétiques durables. Dans ce contexte, l’AIE alerte sur les émissions de CO2, qui devraient « atteindre des niveaux records en 2023 et continuer à croître les années suivantes ». L’Agence note une grande disparité des investissements pour atteindre la neutralité carbone entre les pays. « La majorité des fonds sont mobilisés dans les économies avancées, qui approchent 60% des niveaux d'investissement envisagés dans le plan de relance durable. Les économies émergentes et en développement, dont beaucoup ont une marge de manœuvre budgétaire limitée, n'ont jusqu'à présent mobilisé qu'environ 20% des niveaux de dépenses recommandées », souligne l’AIE. La Commission européenne a de son côté prévu de dédier la moitié de l’aide européenne « à la transition écologique, avec 5,8 milliards d'euros pour la rénovation énergétique des bâtiments, 4,4 milliards pour moderniser le réseau ferroviaire et 1,9 milliard pour développer l'hydrogène décarboné ». Le directeur de l’AIE, Fatih Birol, regrette que « de nombreux pays ratent aussi les opportunités qu’ils pourraient tirer de l’essor des énergies propres : croissance, emplois, déploiement des industries énergétiques du futur ».

30 juil. 2021 euro-energie.com , 23/07/21

BEI : plus de 3 milliards d’euros pour les EnR, les réseaux énergétiques et les transports durables

La Banque Européenne d’Investissement (BEI) a approuvé 10,2 milliards d’euros d’investissements visant à soutenir les entreprises, les énergies vertes, les transports durables, la santé, l’éducation, le logement social et l’aménagement urbain. « La pandémie de COVID-19 n’est pas encore terminée, et les conséquences économiques continuent de se faire sentir partout dans le monde. Dans le même temps, les inondations qui ont frappé l’Europe centrale viennent nous rappeler avec violence que l’adaptation aux effets des changements climatiques est également un défi de plus en plus urgent pour l’Europe. (...) La BEI se tient prête à soutenir les efforts de reconstruction et de relance », a annoncé Werner Hoyer, président de la Banque Européenne d’Investissement. 2,4 milliards d’euros de ce plan d’investissement seront dédiés aux énergies renouvelables et aux réseaux énergétiques, et 796 millions d’euros aux transports durables. La BEI a approuvé des prêts pour de nouveaux projets ayant pour objectif de consolider l’énergie éolienne à travers l’Autriche, de développer la production d’énergie solaire en Espagne et d’améliorer le chauffage urbain en France et en Lituanie. Elle soutiendra également des projets de modernisation des réseaux énergétiques en République tchèque, aux Pays-Bas, et entre la Macédoine du Nord et la Grèce. Ces rénovations sont indispensables à l’accélération de la transition énergétique et l’abandon des combustibles fossiles. L’enveloppe dédiée aux transports durables financera la modernisation de transports urbains et ferroviaires dans plusieurs villes européennes, ainsi que l’aménagement de réseaux cyclables et d’accès portuaires.

30 juil. 2021 lemondedelenergie.com , 23/07/21

Véhicules électriques : leur part de marché progresse fortement en Europe

Au deuxième trimestre 2021, la part de marché des véhicules électriques en Europe a plus que doublé parmi les ventes de véhicules neufs par rapport à la même période en 2020. Tel est le constat annoncé par l’Association des Constructeurs Européens d’Automobiles (ACEA) le 27 juillet 2021. Les véhicules 100% électriques ont atteint 7,5% des ventes neuves, contre 3,5% au deuxième trimestre 2020. Plus de 210 000 voitures électriques ont été vendues, enregistrant notamment de belles performances en Espagne, en Allemagne, en Autriche et en Belgique. À proximité de l’Union européenne, le Royaume-Uni et la Norvège ont également connu une forte progression des ventes sur cette période. Les voitures à essence ont représenté seulement 41,8% des ventes en Europe, avec 1,17 million de véhicules vendus. Une part de marché en baisse par rapport à celle du deuxième trimestre 2020, qui s’élevait à 51,9%. La part du diesel a également diminué en un an, passant de près de 30% à 20,4%. Les hybrides ont représenté 19,3% de parts de marché, et les hybrides rechargeables 8,4%. Un grand nombre de constructeurs automobiles orientent désormais leurs gammes vers l’électrique. Certains se sont même engagés à supprimer les moteurs à combustion de leur parc d’ici la décennie 2030. La Commission européenne a de son côté proposé d’interdire la vente de véhicules thermiques en 2035.

30 juil. 2021 actu-environnement.com , 22/07/21

La pollution sonore coûterait 155,7 milliards d’euros par an

L’Agence de la transition écologique (Ademe) a actualisé les données de 2016 du Conseil National du Bruit (CNB) sur les effets de la pollution sonore en coûts divers pour la société. Les nuisances coûteraient désormais 155,7 milliards d’euros par an en France, contre 57 milliards d’euros en 2016. Selon l’étude, près de 25 millions de personnes sont impactées par la pollution sonore et 9 millions d’entre elles ont des effets chroniques sur leur santé en raison de surexposition. « L'acoustique est souvent délaissée. Par exemple, chaque année 5% du parc immobilier livré n'est pas aux normes acoustiques », explique René Gamba, membre du CNB. L’Ademe détecte trois origines de la pollution sonore : les transports, le voisinage et le bruit au travail. Le secteur du transport coûte 106,4 milliards d’euros par an, représentant à lui seul 68% des nuisances sonores. Le trafic routier en est la principale cause avec 51,8% des coûts. Le bruit du voisinage et le bruit au travail coûtent respectivement 26,3 milliards d’euros et 21 milliards d’euros par an. Pour lutter contre la pollution sonore, plusieurs solutions existent, comme végétaliser les villes et les bâtiments, réguler le trafic, réduire le bruit des chantiers, ou travailler sur l’isolation thermique et acoustique des bâtiments. « Le Plan de relance met le paquet sur l'isolation thermique mais il ne s'occupe pas de l'isolation sonore, c'est une lacune. Il est possible de coupler les deux », regrette Laurianne Rossi, députée et présidente du CNB. Pour réduire ou éliminer le bruit à la source, l’Ademe a présenté quatre « fiches actions » et mène des expérimentations en France. Parmi elles, la réduction de 10km/h de la vitesse sur voies rapides à Lyon et Grenoble a démontré une amélioration du bien-être de la population et des coûts évités pour les collectivités.

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