Tendances et marché de l'énergie

Revue de presse

30 avr. 2021

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tendances et marché de l'énergie

30 avr. 2021 connaissancesdesenergies.org , 20/04/21

Rebond des émissions de CO2 en 2021 d’après l’AIE

Dans un communiqué publié le 20 avril 2021, l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) anticipe un rebond des émissions de gaz à effet de serre en 2021, qui pourraient regagner leur niveau d’avant Covid-19. La pandémie et les mesures sanitaires ont engendré en 2020 un repli de 5,8% des émissions liées à l’énergie. Toutefois, l’année 2021 devrait enregistrer une hausse de 4,8% des émissions, soit 1,5 milliard de tonnes en plus, en raison de la reprise de la demande mondiale en combustibles fossiles. Il s’agirait de la deuxième plus forte hausse annuelle jamais enregistrée pour les émissions fossiles, après le rebond post-crise financière en 2010. Parmi les énergies polluantes, le charbon devrait augmenter de 4,5% en 2021, dépassant son niveau de 2019. Sa croissance, portée par le secteur électrique, devrait être 60% supérieure à celle des énergies renouvelables. Ces dernières devraient également progresser de 8%, fournissant 30% de l’énergie mondiale, contre 27% en 2019. Les énergies vertes devraient connaître une année record grâce à la hausse de la production électrique de 17% dans l’éolien et de 18% dans le photovoltaïque par rapport à 2020. Malgré ces résultats encourageants, l’AIE prédit en 2021 une baisse modeste de 1,2% des émissions globales liées à l’énergie par rapport à 2019, soit 400 milliards de tonnes en moins. « Voilà un sombre avertissement, qui montre que la reprise économique après la crise du Covid est à ce jour tout sauf soutenable pour notre climat », conclut le directeur de l'AIE Fatih Birol. « À moins que les gouvernements n'agissent rapidement pour commencer à réduire les émissions, il est probable que nous affrontions une situation pire encore en 2022 ».

30 avr. 2021 actu-environnement.com , 23/04/21

Le Fonds chaleur affiche des résultats insuffisants d’après la FNCCR

La Fédération Nationale des Collectivités Concédantes et Régies (FNCCR) dresse un « bilan en demi-teinte » concernant les résultats du Fonds chaleur en 2020. Si le Fonds chaleur, géré par l’Agence de la transition écologique (Ademe), dispose d’une enveloppe plus conséquente en 2021 avec 477 millions d’euros, contre 350 millions en 2020, « l’ensemble des filières (bois énergie, solaire, chaleur fatale…) accusent une forte baisse », nuance la FNCCR. La Fédération regrette également que les réseaux de chaleur soient « principalement portés par des extensions et non des créations » et que le verdissement des réseaux existants ne soit pas suffisant. « Seuls 60% de l’objectif de 2020 [fixé dans la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE)] ont été atteints », ajoute la Fédération. L’année 2021 sera déterminante pour la chaleur renouvelable : « il s’agit […] de la première année pleine de mandat, laissant le champ libre aux élus pour obtenir un résultat tangible de création d’installations d’ici la fin de leur mandat. »

30 avr. 2021 latribune.fr , 21/04/21

Transition énergétique : les pays du G20 en retard

Selon le rapport « Fostering Effective Energy Transition » (Favoriser une transition énergétique efficace) publié le 21 avril 2021 par le Forum économique mondial, les pays du G20 sont très en retard en matière de transition énergétique. Seuls le Royaume-Uni et la France figurent dans le Top 10, et sont toutefois à distance des pays nordiques en tête. Le document, qui analyse les performances de 115 pays à travers un indice de transition énergétique (ETI), relève que durant ces dix dernières années, 13 pays seulement ont progressé de manière constante, à un rythme permettant une décarbonation. Le Forum économique mondial, qui publie son dixième rapport annuel sur le sujet, note tout de même que 92 pays ont augmenté leur score global sur cette période. Les auteurs soulignent la multiplication par sept de la capacité mondiale du solaire photovoltaïque et par près de trois celle de l’éolien. Dans le même temps, les investissements mondiaux dans la transition énergétique sont passés de 300 milliards de dollars en 2011 à 500 milliards en 2020. Les engagements politiques se sont également renforcés, le rapport indiquant que « 8 des 10 plus grandes économies se sont engagées à atteindre un objectif zéro émission nette » d’ici 2050. Les pays nordiques (Suède, Norvège et Danemark) figurent largement sur le podium grâce à une importante réduction de l’intensité carbone de leur énergie, résultat de larges investissements et d’actions fortes. Au niveau mondial, les auteurs notent cependant un rythme trop lent et des pays encore trop éloignés des objectifs de l’Accord de Paris. Les émissions d’équivalent CO2 des combustibles fossiles et procédés industriels ont augmenté, passant de 33 gigatonnes en 2011 à 34 gigatonnes en 2020. Les auteurs mettent en garde : « en 2018, 81% de l'énergie mondiale était encore fournie par des combustibles fossiles, les émissions mondiales de gaz à effet de serre ont augmenté jusqu'en 2019 et plus de 770 millions de personnes n'ont toujours pas accès à l'électricité ». En 2019, les pays du G20 ont même augmenté leurs subventions aux énergies fossiles : de 117 milliards de dollars en 2018, elles sont passées à 130 milliards l’année suivante, malgré les engagements politiques des pays. La Chine et l’Inde, qui représentent un tiers de la demande mondiale de l’énergie, figurent respectivement à la 68e et la 87e place en raison de leur dépendance au charbon. Pour inverser la tendance, les auteurs assurent que la prochaine décennie sera « cruciale », et plaident pour une « nouvelle conception de la manière dont nous vivons et travaillons, dont nous alimentons nos économies, et dont nous produisons et consommons des matériaux ». Le rapport préconise aux gouvernements de « s'aligner pour définir ensemble des règles communes, afin de garantir aux acteurs des règles du jeu équitable sur le marché. Des outils tels qu'un marché commun du carbone à l'échelle mondiale, ou des mécanismes d'ajustement carbone aux frontières, peuvent être envisagés ».

30 avr. 2021 batiactu.com , 22/04/21

La FNCCR propose une aide pour rénover les piscines publiques

La Fédération Nationale des Collectivités Concédantes et Régies (FNCCR) a communiqué le 22 avril 2021 le lancement de son sous-programme Act'Eau, dédié aux économies d'énergie et d'eau dans les piscines publiques. La Fédération propose aux collectivités une aide financière et un accompagnement pour rénover leurs espaces aquatiques. « En France, 60% des 3 400 piscines publiques ont plus de 30 ans », explique la FNCCR dans un communiqué. Elles sont l'une des premières dépenses énergétiques des équipements publics, « avec une consommation allant jusqu'à 2 800 kWh/m²/an ». Les piscines et centres aquatiques de plus de 25 ans ainsi que les sites couverts et mixtes seront prioritaires. Ce dispositif s’inscrit dans le cadre du programme Actee, qui vise la rénovation énergétique de bâtiments publics de 16 000 communes.

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