Tendances et marché de l'énergie

Revue de presse

27 sep. 2019

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tendances et marché de l'énergie

27 sep. 2019 lesechos.fr, 17/09/19

La hausse des températures pourrait être plus importante que prévu

Mi-septembre 2019, des chercheurs et ingénieurs français – du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) et de Météo-France – ayant étudié plusieurs scénarii de réchauffement climatique ont annoncé que les prévisions de hausse des températures risquaient d’être revues à la hausse. Ces scientifiques, qui ne s’étaient pas prêtés à un tel exercice depuis 2012, ont pu compter sur des capacités de calcul améliorées et ont soumis deux modèles climatiques différents à plusieurs scénarii socio-économiques. Ils précisent que « dans le pire des scénarios considérés, la hausse de température moyenne globale atteint 6,5 à 7°C en 2100 », soit plus que ce que prévoyait le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) de 2014, qui tablait sur un hausse maximale de 4,8°C. Ce scénario s’appuie sur l’hypothèse d’une hausse rapide de la croissance reposant sur les énergies fossiles. A l’inverse, le scénario le plus optimiste permettrait d’atteindre l’objectif visé, fixé en dessous des 2°C de réchauffement. Les experts précisent que cette réussite « implique une diminution immédiate des émissions de CO2 jusqu’à atteindre la neutralité carbone à l’échelle de la planète vers 2060, ainsi qu’une captation de CO2 atmosphérique de l’ordre de 10 à 15 milliards de tonnes par an en 2100 ». Mais, pour l’heure, les technologies existantes ne permettent pas une telle captation. Dans les faits, d’après ces scientifiques, le réchauffement climatique devrait se traduire par des vagues de chaleur de plus en plus fréquentes provoquant des épisodes de sécheresse et des incendies. Ces travaux doivent alimenter le sixième rapport du GIEC dont la publication est prévue pour 2021.

27 sep. 2019 connaissancedesenergies.org , 17/09/19

La rénovation du réseau électrique devrait coûter 33 milliards d’euros

Le gestionnaire de réseau de transport d’électricité français, RTE, a récemment présenté son plan décennal d’évolution du réseau électrique et annoncé que la rénovation et la modernisation de ces infrastructures allaient nécessiter un investissement de 33 milliards d’euros au cours des quinze prochaines années. Ces investissements doivent notamment financer la numérisation, la création d’interconnexions avec les pays frontaliers et accompagner le déploiement d’un réseau électrique maritime afin de pouvoir raccorder les parcs éoliens offshore au réseau national. Ainsi, le plan prévoit de répartir ces fonds de la manière suivante : 13 milliards d’euros seront alloués à l’adaptation du réseau, 8 milliards d’euros seront consacrés au renouvellement des équipements les plus anciens, 7 milliards d’euros au raccordement des parcs éoliens offshore, 3 milliards d’euros à la numérisation du réseau et, enfin, 2 milliards d’euros aux interconnexions avec les pays voisins. Les travaux seront financés par les contribuables via le Tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité (Turpe) compris dans les factures d’électricité. La Commission de Régulation de l’Energie (CRE) débattra du montant de la tarification au début de l’année 2020.

27 sep. 2019 connaissancedesenergies.org , 18/09/19

Les énergies marines, un potentiel encore peu développé

Située en Bretagne entre Saint-Malo et Dinard, l’usine marémotrice de Rance est l’une des seules au monde à exploiter la force des marées pour produire de l’électricité. Si cette usine de 240 MW génère 500 GWh d’électricité et alimente 250 000 habitations, elle présente un fort impact environnemental. En effet, son barrage bloque l’embouchure de la Rance, ce qui a longtemps rendu impossible tout échange entre le milieu marin et l’estuaire. Actuellement, les quelques projets d’énergie marémotrice en gestation tentent de créer des lagons marémoteurs en-dehors des zones estuariennes car le risque écologique y est bien moins important. Début 2019, la Société hydrotechnique de France (SFH) a dédié un rapport à l’énergie marémotrice, qu’elle considère comme un « atout majeur pour la transition énergétique », dans lequel elle explique que cette source d’énergie dispose d’un potentiel technique exploitable de 1 250 TWh/an dans le monde. Il existe d’autres sources d’énergies marines, tels que les courants marins qui font tourner les hydroliennes, la houle, l’énergie thermique des mers et l’énergie osmotique, mais ces technologies ne sont pas toujours matures, présentent un coût élevé et sont donc peu développées. Le directeur général de France Energies Marines (FEM) reste tout de même confiant, d’autant plus qu’elles présentent plusieurs avantages. Ainsi, les hydroliennes, qui sont des turbines sous-marines, jouissent d’un faible impact environnemental, d’une nuisance visuelle inexistante et d’un gisement important de 10 GW en Europe, soit 2 à 3 GW en France.

27 sep. 2019 actu-environnement.com, 18/09/19

L’observatoire climat-énergie relève des objectifs non atteints

L'observatoire climat-énergie a publié le 18 septembre 2019 les premiers résultats de 2018 concernant les écarts entre les engagements inscrits dans la Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC) de 2015 et la Programmation Pluriannuelle de l'Energie (PPE) de 2016. Créé il y a un an à l’initiative du Cler – Réseau pour la transition énergétique et du Réseau Action Climat (RAC), l’observatoire réunit le ministère de la Transition écologique, l'Agence de l’Environnement et la Maîtrise de l’Energie (ADEME), Entreprises pour l'environnement (EpE) et l'Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri). Le rapport relève que la plupart des objectifs ne sont pas respectés. Ainsi, en 2018, la consommation d’énergie a dépassé de 4,5% les engagements notifiés dans la PPE. Si la consommation finale d’énergie a baissé de 1,17% en 2018 par rapport à 2017, ce chiffre fait suite à trois années de hausse. D’autant que la baisse est principalement due à des conditions météorologiques favorables, puisqu’après correction des variations climatiques, elle n’est que de 0,34%. De même, si la consommation d’énergies fossiles a diminué de 4% l’année dernière, elle reste supérieure de 0,6% aux objectifs. Les énergies renouvelables n’ont représenté que 16,5% de la consommation d’énergie en 2018, alors que leur part aurait dû être de 20,5%. L’éolien en mer, l’injection du biogaz et le solaire sont les filières les plus en retard sur leurs objectifs. Après trois années de hausse, les émissions de gaz à effet de serre ont baissé de 2,4% en 2018. Elles dépassent toutefois de 4,5% l’objectif défini par la SNBC. Ce résultat est principalement dû aux secteurs des transports et du bâtiment, qui, tout en étant les plus émetteurs, ont le plus dépassé le budget carbone. Les transports, responsables de 31% des émissions nationales, ont toutefois réduit leurs émissions de 1,6%, la première baisse depuis 2014. Le secteur dépasse cependant de 12,6% le budget carbone, notamment en raison de la hausse des émissions des véhicules particuliers neufs et la forte baisse du fret ferroviaire et fluvial. Les émissions du bâtiment ont également diminué (-6%), mais elles restent 14,5% supérieures aux objectifs. « Le nombre de rénovations énergétiques ne suit pas et les rénovations performantes sont peu nombreuses », regrette Anne Bringault, responsable Transition énergétique au Réseau Action Climat (RAC). Pour David Marchal de l’ADEME, « le message fort qui ressort de ces chiffres, c'est qu'il faut redoubler d'effort ». De son côté, Claire Tutenuit, déléguée générale d’EpE, estime que « les résultats viendront du changement de comportement de l'ensemble des citoyens et pas seulement des décideurs politiques et des entreprises ».

27 sep. 2019 leparisien.fr , 18/09/19

Une étude met en avant la présence de particules ultrafines dans le métro parisien

L’association Respire a publié, mercredi 18 septembre 2019, les résultats inquiétants d’une série de mesures réalisée avec le CNRS sur la présence de particules polluantes dans le métro parisien. A l’aide d’un appareil de haute précision, l’association et le CNRS ont mesuré les petites particules dans les tunnels du métro et du RER en juin 2019. « Dans certains cas, les concentrations de particules peuvent être dix fois plus élevées en intérieur qu'en extérieur (300 μg/m3 comparé à 30 μg/m3 pour les PM10).», note l’association, qui a relevé, dans certaines zones, un nombre très élevé de particules, par exemple entre 300 et 800 millions/m3 dans la station Gare de Lyon. « Les mesures montrent des différences importantes entre différentes parties du réseau. Les différences sont considérables entre l'avant, l'arrière et le milieu du quai ; entre des stations plus ou moins profondes ; entre les couloirs et les quais, etc. Et même entre différents trains sur un même quai », précise l'association. Selon cette pré-étude, la répartition des particules serait plus homogène sur les quais de métro que ceux de RER, où un nuage fortement concentré en particules fines se forme généralement à l’arrivée du train. Alors que les nouveaux matériels favorisent la baisse de la pollution, plusieurs solutions sont actuellement en cours de déploiement ou d’expérimentation par la RATP, par exemple : un programme de renforcement de la ventilation mené entre 2016 et 2020, la création de ventilateurs ou encore le traitement de l’air dans les stations et tunnels (test actuellement mené dans une station). La RATP, qui dit prendre ce sujet très au sérieux, a rappelé qu’elle effectuait elle-même des mesures régulières depuis 20 ans.

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