Tendances et marché de l'énergie

Revue de presse

24 sep. 2021

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tendances et marché de l'énergie

24 sep. 2021 lagazettedescommunes.com , 17/09/21

Ademe : un nouveau programme pour encourager les collectivités à aller plus loin

Lors d’un colloque de rentrée organisé le 16 septembre 2021, l’Agence de la transition écologique (Ademe) a présenté un nouveau programme intitulé « Territoire engagé transition écologique ». Celui-ci regroupe ses deux labels dédiés à l’énergie (Cit’ergie) et à l’économie circulaire (ECi), qui dans le même temps changent de nom et deviennent « label Climat-air-énergie » et « label Économie circulaire ». En créant un programme commun, l’Ademe souhaite renforcer la complémentarité des deux démarches et encourager les collectivités à s’engager dans une stratégie de transition écologique plus globale. Il reste toutefois possible de ne rejoindre que l’un des deux labels. Ce nouveau programme vise à proposer aux acteurs du territoire une démarche plus engageante et offre des moyens et des outils de suivi et d’évaluation. La labellisation permet également aux collectivités de mettre en avant leurs actions et les progrès réalisés. Actuellement, 226 collectivités sont engagées dans une démarche Cit’ergie ou ECi, et 131 ont obtenu un label. Au total, cela concerne 32,5 millions d’habitants, soit 48,5% de la population française. L’Ademe a d’ailleurs remis, durant le colloque, des labels à 52 collectivités, 19 ont été labellisées Cit’ergie et 35 ECi. Parmi les 19 territoires récompensés sur le volet énergétique, 4 ont obtenu le « Cit’ergie Gold », niveau le plus élevé, qui récompense les collectivités atteignant 75% de leur potentiel d’actions. Les labels s’appuient sur l’application d’une méthode développée par l’European Energy Award et déclinée en France par l’Ademe. Il s’agit pour les territoires de définir une trajectoire et un plan d’actions personnalisé et adapté, avec des objectifs définis selon un potentiel d’actions déterminé. « On est toujours dans une phase de montée en compétences des intercommunalités, qui se sont vues confier de nouvelles compétences par la loi Notre de 2015. Un nouveau mandat s’ouvre, et cette préoccupation de la transition écologique est au cœur de celui-ci. On l’observe par une forte progression des demandes de formations et d’outils que nous proposons aux élus », souligne le président de l’Ademe, Arnaud Leroy. L’engagement des collectivités dans ces labels ressemble à ceux des contrats d’objectif territorial, d’une durée de 4 ans et proposés par l’Ademe, et des contrats de relance et de transition écologique (CRTE), mis en place par l’État. L’Ademe soutient d’ailleurs 100 collectivités engagées dans un CRTE et prévoit d’en accompagner 50 à 100 nouvelles par an, en fonction des moyens alloués.

24 sep. 2021 lemondedelenergie.com , 17/09/21

Électricité : le PDG du groupe EDF appelle à anticiper la hausse de la consommation

Auditionné par les députés lors de la mission d’information sur la résilience nationale le 17 septembre 2021, le PDG du groupe EDF, Jean-Bernard Lévy, s’est exprimé sur les besoins futurs de la France en électricité. « Nous sommes à la veille de bouleversements d’une telle ampleur, dans le domaine du transport et du chauffage en particulier, que nous pensons qu’il va y avoir sur les années qui viennent, mettons sur les 30 ans qui viennent jusqu’en 2050 (…), une forte croissance de la consommation d’électricité », a déclaré le dirigeant. Le PDG du Groupe a mis en avant l’électrification de certains usages ainsi que le développement de l’hydrogène, qui nécessite beaucoup d’électricité, et l’éventuelle réindustrialisation du pays, conséquence de la crise sanitaire. Dans ce contexte, il a appelé à anticiper cette hausse et les besoins à venir. Revenant sur les hypothèses retenues dans la Stratégie nationale bas carbone (SNBC), qui prévoient une consommation électrique nationale de 600 à 650 TWh en 2050, contre 460 TWh en 2020, le PDG a estimé qu’il s’agissait d’une « fourchette basse, je dirais même une fourchette très basse de ce qui nous paraît le plus probable ». Une estimation à la hausse qui rejoint celle du directeur général de l’Énergie et du climat au ministère de la Transition écologique, Laurent Michel, qui anticipait début septembre, devant la même mission d’information, une consommation de « plutôt 700 ou 750 TWh en 2050 ». De son côté, le gestionnaire du réseau à haute tension estime la consommation de référence à environ 645 TWh par an en 2050, avec plusieurs variantes. En cas de « révolution hydrogène », il estime qu’elle pourrait être de 770 TWh.

24 sep. 2021 lemondedelenergie.com , 17/09/21

Passoires thermiques : un nombre sous-estimé alertent les professionnels de l’immobilier

Le 17 septembre 2021, les professionnels de l’immobilier ont mis en garde sur le nombre réel de passoires thermiques en France, qui serait plus important que les estimations du Gouvernement. Le ministère du Logement a comptabilisé environ 500 000 logements classés G dans le parc locatif privé et 900 000 logements classés F. Au total, le Gouvernement estime qu’il existe 4,8 millions de passoires thermiques en France, dont un tiers sont occupées par des propriétaires à faibles revenus. Depuis le 1er juillet, le ministère du Logement a adopté un nouveau Diagnostic de Performance Énergétique (DPE), « plus fiable et plus complet ». Le DPE ne s’appuie plus sur les factures d’énergie mais sur les caractéristiques du bâtiment, telles que la qualité de l’isolation, le type de fenêtres, ou encore le système de chauffage. « Les premières remontées laissent présager qu’au lieu d’avoir 500 000 [logements classés] G, nous devrions en avoir entre 800 000 et 1 million », s’alarme Jean-Marc Torrollion, président de la Fédération Nationale de l’Immobilier (FNAIM). Le projet de loi climat prévoit l’interdiction à la location des logements énergivores classés G en 2025 et de ceux classés F en 2028. « Cela signifie que d’ici 3 ans, on aura des centaines de milliers de logements indécents énergétiquement et si on ne peut pas les rénover, on ne pourra pas les relouer », s’inquiète Jean-Marc Torrollion. Dans un communiqué commun, la FNAIM, l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI) et l’association Plurience, regrettent la décision gouvernementale : « voter le calendrier sans connaître la réalité du parc, c’était jouer avec le logement des Français ». Les trois organismes craignent un désinvestissement dans les logements du parc locatif privé. Afin de l’éviter, ils demandent un ajustement de la fiscalité en faveur des bailleurs pour les gros travaux d’énergie et l’élargissement de la réduction d’impôt de la loi Denormandie aux logements classés F et G.

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