Tendances et marché de l'énergie

Revue de presse

22 oct. 2021

Partager :

tendances et marché de l'énergie

22 oct. 2021 actu-environnement.com , 14/10/21

Éolien : un réseau national de conseillers locaux pour accompagner les collectivités

En 2018, le groupe de travail national sur l’éolien avait émis dix propositions d’évolutions structurantes pour la filière. Parmi elles, figurait la constitution d’un réseau national d'accompagnement des collectivités dans les projets éoliens et photovoltaïques. Ce réseau est en train de prendre forme et devrait être opérationnel d’ici la fin 2021. La France, qui dispose du deuxième parc éolien européen derrière le Royaume-Uni, compte sur cette énergie et met en œuvre des dispositifs pour limiter les freins à son développement. Pour Lionel Guy, chef de service EnR maîtrise de la demande en énergie pour la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR), « il y a une problématique d'acceptation de l'éolien dans les territoires. Il est apparu un besoin de renforcer les outils de dialogue, d'apaiser un peu la manière de développer les projets : nous ne pouvons plus faire comme avant, avec des projets qui poussent çà et là. Nous devons repenser un modèle de développement qui soit plus harmonieux et surtout plus ancré dans les territoires. Mais aussi faciliter le dialogue entre les collectivités et les développeurs ». L’un des objectifs est de donner accès aux collectivités à un conseil gratuit et indépendant. « Si ce conseil n'existe pas, les collectivités qui ont peu de moyens humains ne pourront pas répondre aux sollicitations des citoyens, des développeurs… et donc ne contribueront pas au développement des projets », explique Stefan Louillat, chef de service adjoint réseau et énergies renouvelables à l'Agence de la transition écologique (Ademe). Dans ce cadre, l’Ademe a lancé en avril 2021 un appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour mobiliser les structures qui accueilleront les conseillers. L’AMI se base sur trois critères : une présence locale et bien implantée dans le territoire ; une compétence reconnue dans l'accompagnement des collectivités territoriales ou dans le domaine de l'énergie ; et une garantie de neutralité et d'indépendance du conseil. L’Ademe accompagnera financièrement les structures sélectionnées durant trois ans, à hauteur de 30 000 € maximum par an par poste à temps plein. En 2021, quatre régions au maximum pourraient ne pas disposer de conseillers : « certains territoires pourraient décider de reporter le projet à 2022 car leur budget pour la transition énergétique des territoires est intégralement consommé », précise Stefan Louillat. L’Ademe prévoit d’accompagner les conseillers et la structuration du réseau : « il est important pour nous que ce réseau monte rapidement en compétence. Nous allons former les membres du réseau pour le conseil aux collectivités, mais également engager une animation nationale pour un partage d'expériences entre conseillers », détaille le chef de service adjoint de l’Agence de la transition écologique. L’Ademe optera dans trois ans pour la reconduction ou non de son aide au dispositif, en s’appuyant sur des indicateurs de suivi de l’activité qu’elle va mettre en place pour évaluer le fonctionnement du réseau.

22 oct. 2021 lesechos.fr , 16/10/21

France 2030 : EDF se positionne en acteur majeur de la décarbonation

Le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, s’est exprimé dans une tribune publiée dans Les Echos à la suite de la présentation du plan France 2030 par le chef de l’État. Pour le dirigeant, avec ces annonces, « le Président de la République donne à l'électricité la place qui lui revient : la première ». Jean-Bernard Lévy rappelle que « si l'électricité décarbonée ne se développe pas massivement, les ambitions climatiques de la France et de l'Europe n'ont aucune chance d'être atteintes ». Le PDG d’EDF positionne son Groupe comme un acteur incontournable de la transition énergétique : « leader mondial de la production d'électricité bas carbone, EDF investit dans toutes les technologies indispensables à la lutte contre le réchauffement climatique, à la souveraineté de la France et à une croissance maîtrisée, respectueuse, assurant la prospérité de tous ». « Un monde décarboné a besoin de sobriété et d'efficacité énergétique, mais également de l'hydraulique, de l'éolien, du solaire, des bioénergies, de l'hydrogène et autres e-fuels », souligne le dirigeant, dont le Groupe opère sur toutes ces filières. Jean-Bernard Lévy rappelle la place de l’énergéticien dans les énergies vertes : « EDF est aussi le leader européen de la production d'électricité par les énergies renouvelables. EDF est également engagé, directement ou via les innovateurs qu'elle appuie, dans la production d'hydrogène bas carbone, principalement pour la mobilité lourde (bus, camions, trains, navires) et l'industrie ». Le PDG affirme l’engagement du Groupe dans les ambitions du plan gouvernemental : « EDF prend ses responsabilités dans l'atteinte des objectifs de France 2030. Par le passé nous avons montré notre capacité à déployer de grands projets industriels. Grâce à l'expertise et à la capacité d'innovation des femmes et des hommes du Groupe, avec tous nos partenaires dans le monde industriel, dans l'écosystème des start-ups, dans les centres de recherche, nous serons au rendez-vous des défis de la transition énergétique ».

22 oct. 2021 Le Monde , 14/10/21

L’AIE publie son rapport annuel sur le secteur de l’énergie

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a publié, le 13 octobre 2021, son rapport annuel « World Energy Outlook », en amont de la COP26, qui se tiendra à la fin du mois en Écosse. Le rapport de l’AIE salue le développement rapide du solaire, de l’éolien, des véhicules électriques et autres technologies bas carbone, mais estime qu’au rythme actuel, les changements sont insuffisants pour atteindre la neutralité carbone en 2050. Dans un entretien accordé au Monde, Fatih Birol, directeur exécutif de l’AIE, rappelle l’engagement nécessaire des États en faveur de la transition énergétique pour limiter le réchauffement climatique à 1,5°C à la fin du siècle. Ce nouveau rapport présente un état des lieux des engagements pris par les pays. Le directeur regrette que les actions des États sur les émissions « ne couvrent malheureusement que 20% des réductions nécessaires d’ici à 2030 pour être sur la voie d’une limitation du réchauffement à 1,5 °C à la fin du siècle ». Toutefois, « si les États renforcent leurs engagements, le scénario 1,5 °C est toujours possible. Il mènera à l’émergence d’un secteur de l’énergie totalement différent de celui d’aujourd’hui, avec des flux commerciaux internationaux qui évolueront pour passer du pétrole et du gaz à l’hydrogène et aux minerais stratégiques », assure Fatih Birol. Le dirigeant espère que la publication du rapport encouragera les États à prendre de nouveaux engagements. « L’un des problèmes majeurs tient aux financements. Si vous excluez la Chine, les économies en développement ne reçoivent qu’un cinquième des investissements mondiaux dans l’énergie propre, alors qu’elles pourraient représenter 80% de la croissance des émissions au cours des prochaines décennies. Il faut que la COP26 permette de mobiliser ces investissements pour atteindre 100 milliards de dollars par an. Mais surtout, il faut que les dirigeants du monde entier envoient un message sans ambiguïté aux investisseurs : « nous sommes déterminés à ce que le futur de l’énergie soit propre et si vous continuez à investir dans l’énergie sale, vous risquez de perdre de l’argent » », explique le directeur exécutif. Pour encourager les États à accélérer leur transition énergétique et à investir dans des énergies propres, Fatih Birol estime que « la solution passe par la recherche de catalyseurs financiers. Il peut s’agir de banques internationales, telles que le Fonds monétaire international ou la Banque mondiale, de banques de développement régionales. […] Les pays riches doivent soutenir les plus pauvres ».

22 oct. 2021 lesechos.fr , 04/10/21

Hydrogène bas carbone : l’AIE appelle à accélérer son développement

Dans l’édition 2021 de son « Global Hydrogen Review », publiée le 4 octobre 2021, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) met en avant la nécessité de développer l’hydrogène bas carbone. Si l’AIE reconnaît « de réjouissants progrès » dans son développement, elle estime que « les gouvernements doivent agir rapidement pour abaisser les barrières qui brident sa croissance, essentielle si le monde veut garder une chance d'atteindre la neutralité carbone en 2050 ». Actuellement, la grande majorité de l’hydrogène est produite à partir d’énergies fossiles et émet près de 900 millions de tonnes de CO2. Sa décarbonation permettrait de verdir des secteurs très polluants, tels que l’aviation, les poids-lourds ou l’industrie. Selon l’AIE, le principal obstacle au développement de l’hydrogène vert est son coût de production, car il requiert de grandes quantités d’électricité décarbonée. L’Agence estime qu’il faudra des mesures incitatives et des financements pour compenser l’écart de prix avec l’hydrogène d’origine fossile, dont le coût peut être de deux à sept fois inférieur à l’hydrogène bas carbone. Il sera également nécessaire de proposer des mesures pour soutenir la demande en hydrogène vert. Pour l’heure, trois pays seulement sont dotés d’un plan hydrogène bas carbone (la France, le Japon et la Corée du Sud), 17 en ont publié un, et plus de 20 États y travaillent. Les pays ayant une stratégie ont prévu 37 milliards de dollars d’investissements, tandis que le secteur privé a annoncé 300 milliards de dollars supplémentaires. Toutefois, selon les calculs de l’AIE, il faudrait 1 200 milliards d’ici à 2030. L’AIE fait cependant état d’un bilan en progression : les capacités en électrolyseurs ont doublé depuis cinq ans, et 400 projets sont en développement. Ces équipements permettraient de produire 8 millions de tonnes d’hydrogène d’ici à 2030, soit 10% des besoins estimés par l’AIE dans son scénario de neutralité carbone.

22 oct. 2021 latribune.fr , 14/10/21

Banque de la Transition Énergétique : des épargnes tournées vers les EnR

La Banque de la Transition Énergique (BTE), créée en septembre 2020 par la Banque Populaire Auvergne Rhône-Alpes (BPAuRA), a financé 74 projets de transition énergétique portant sur les énergies renouvelables (EnR), la rénovation énergique ou les innovations, telles que le stockage des EnR. Les particuliers représentent la majeure partie des épargnants. « Malgré la crise sanitaire, le dynamisme de ce nouveau segment n'a pas souffert : 102,6 millions euros de crédits ont été octroyés », souligne Pierre-Henri Grenier, directeur exécutif de la BTE. « 130 projets pour un total de 137 millions supplémentaires d'euros de crédits sont actuellement en cours d'analyse », indique Pierre-Henri Grenier. La BPAuRA ne compte pas en rester là : afin « d’être le leader dans l’accompagnement de la transition énergétique de nos clients […], le périmètre de la BTE pourrait aussi être amené à s'élargir à l'économie circulaire, accentuer l'accompagnement des entreprises qui doivent trouver des process industriels moins carbonés ou encore développer plus le volet transport et mobilité », annonce Daniel Karyotis, directeur général de la BPAuRA. La nouvelle réglementation va dans le sens des ambitions de la BTE : un arrêté de la loi Climat et résilience réhausse le seuil d’électricité produite par des panneaux solaires sans passer par un appel d’offres de 100 kWc à 500 kWc. Grâce à cette modification, les petits exploitants sont épargnés de la complexité administrative et incités à élargir leur surface de panneaux sur toiture. Pierre-Henri Grenier se réjouit de ce nouvel arrêté, car le photovoltaïque « représente 75% des crédits fléchés « énergies renouvelables » de la BTE ».

Toute l'actualité du marché de l'énergie

03 déc. 2021
Tendances et marché de l'énergie

Revue de presse du 03 déc.

A la une : Agriculture : l’Ademe dévoile le potentiel de réduction des émissions de gaz à effet de serre par régions

26 nov. 2021
Tendances et marché de l'énergie

Revue de presse du 26 nov.

A la une : Réduction de la consommation énergétique : lancement du concours Cube.écoles

19 nov. 2021
Tendances et marché de l'énergie

Revue de presse du 19 nov.

A la une : EDF met fin aux coupures d’électricité lors d’impayés

Voir toutes les revues de presse