Tendances et marché de l'énergie

Revue de presse

22 avr. 2022

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tendances et marché de l'énergie

22 avr. 2022 actu-environnement.com , 12/04/22

Convention des maires en Europe : vers l’atteinte des objectifs climatiques

Le récent Bilan mondial de l’action climat des territoires de l'observatoire Climate Chance est encourageant : en 2020, les émissions des villes signataires de la Convention des maires en Europe ont reculé de 19,5% par rapport à leur « baseline », soit près d’une tonne CO2 équivalent (tCO2e) en moins, par habitant.. Les performances des villes sont portées par les nombreuses initiatives issues de grands réseaux opérationnels dans lesquels elles sont réunies. Créée en 2016, la Convention mondiale des maires pour le climat et l'énergie (Global Covenant of Mayors for Climate and Energy, GCoM) rassemble plus de 1 700 villes et gouvernements locaux. Il s’agit de la plus grande alliance mondiale de villes en matière de climat. « Cet exercice d'agrégation constitue un point très important, d'autant plus que les villes sont de plus en plus nombreuses à s'engager dans la neutralité carbone dans le cadre de différentes initiatives », indique Antoine Gillod, coordinateur du rapport publié par Climate Chance. « Ces réseaux ont un rôle essentiel pour rapprocher les municipalités des bailleurs : les collectivités sont très demandeuses de financements, les bailleurs sont demandeurs de projets, chacun se renvoie un peu la balle. Les réseaux aident ainsi à la création d'un langage commun et facilitent la recherche de financements pour les municipalités », note le coordinateur. Par ailleurs, le besoin d’évaluation des progrès de l’action climatique se fait de plus en pressant à l’approche de l’inventaire mondial des émissions prévu par l’Accord de Paris pour 2023. Dans cet optique, Climate Chance formule trois recommandations afin de renforcer la pertinence des données : suivre en temps réel les émissions, les cartographier grâce à la mesure atmosphérique par satellites et capteurs au sol, et harmoniser les méthodologies et plateformes de reporting pour mieux quantifier l'impact agrégé́ des villes et régions sur les émissions de gaz à effet de serre.

22 avr. 2022 actu-environnement.com, 12/04/22

FairCarboN, un programme exploratoire pour viser la neutralité carbone

Le programme et équipement prioritaire de recherche (PEPR) exploratoire FairCarboN, co-piloté par le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae), a pour objectif de déterminer la contribution des écosystèmes continentaux à l’atténuation du changement climatique et d’identifier les leviers pour atteindre la neutralité carbone. Afin d’acquérir les connaissances sur le maintien ou l’accroissement des capacités des écosystèmes, des avancées multidisciplinaires significatives seront nécessaires « dans la compréhension de la dynamique du carbone dans les écosystèmes terrestres, de la quantification des stocks et flux à différentes échelles spatiotemporelles, et des interrelations du cycle du carbone avec les autres cycles biogéochimiques, dont celui de l’eau, le tout dans un contexte de changements globaux », explique l’Inrae. Ainsi, FairCarboN lancera, à la mi-avril 2022, un premier appel à projets sur la compréhension des processus qui régissent le cycle du carbone, puis cinq autres projets d’ici à 2023. Ce programme nécessitera un budget de 40 millions d’euros sur six ans.

22 avr. 2022 actu-environnement.com , 14/04/22

Seuils carbone E+C- : une étude évalue des bâtiment neufs

Depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle Réglementation Environnementale (RE) 2020 en janvier 2022, l’empreinte carbone des logements neufs est mesurée sur l’ensemble du cycle de vie du bâtiment, à l’horizon de cinquante ans. Dans une nouvelle étude, présentée le 5 avril 2022, l’Institut français pour la performance du bâtiment (Ifpeb), le cabinet de conseil Carbone 4 et le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) ont analysé une cinquantaine de logements collectifs et 250 maisons individuelles qui ont participé à l’expérimentation Énergie-Carbone (E+C-). Ils ont évalué la proportion de ces bâtiments ayant atteint les seuils carbone de ce label fixés pour les matériaux et équipements et qui parviennent à respecter les seuils progressifs de l’indicateur Ic construction de la RE 2020. D’après les résultats, « environ 60% de l’échantillon de logements collectifs E+C- atteignent le seuil Ic construction max en 2022 de la RE 2020 », détaille Juliette Sorret, consultante bâtiment à Carbone 4. De son côté, Christophe Rodriguez, directeur général adjoint de l’Ifpeb, explique que « l’ensemble des logements collectifs C1 et C2 pour les produits de construction de l'échantillon passent le seuil 2022. Quand on se projette en 2025, on voit que, pour le C1, ça commence à être compliqué, et que le C2 commence à être le bon calibrage pour réussir à passer le cap ». La même démarche a été effectuée afin d’évaluer l’atteinte des indicateurs Ic énergie et Bbio (besoins bioclimatiques). Par ailleurs, des leviers d’optimisation ont été identifiés par les auteurs de l’étude pour réussir à atteindre le seuil Ic construction afin de limiter l’impact carbone des matériaux et équipements.

22 avr. 2022 lemonde.fr , 14/04/22

Une chance de limiter le réchauffement climatique

Si les engagements en matière de réduction d’émissions de gaz à effet de serre sont suivis d’actions réalisées à temps, le réchauffement climatique pourrait être limité en moyenne entre 1,8°C et 2°C à l’horizon 2100 par rapport à l’ère industrielle, selon une étude publiée le 13 avril 2022 dans Nature. Ce rapport a été réalisé sur la base de deux approches de modélisation indépendantes. L’une d’elles prend en compte les annonces faites à l’issue de la COP26 et analyse plus de 1 400 scénarios. « C’est la première fois qu’une étude montre plus de 50% de chances de rester sous 2°C. C’est un progrès, car il y a cinq à dix ans, les promesses des États nous mettaient sur une trajectoire de plus de 3°C. On vient de loin, mais maintenant le vrai travail doit commencer », souligne l’un des coauteurs de l’étude Christophe McGlade, chef de l’unité approvisionnement en énergie de l’Agence internationale de l’Énergie (AIE). « C’est un jalon historique, mais nous ne devons pas encore le célébrer, car nous sommes encore loin de la limite de 1,5°C. La seule façon de s’en rapprocher est de prendre des mesures plus drastiques au cours des dix prochaines années, sans quoi il sera trop tard », ajoute Malte Meinshausen, professeur à l’université de Melbourne en Australie et premier auteur de l’étude. En effet, les chances de parvenir à limiter le réchauffement à 1,5°C ne sont que de 6 à 10%. Par ailleurs, les contributions déterminées au niveau national (NDC) pourraient mener la planète vers un réchauffement de 2,6°C en moyenne à la fin du siècle. Afin de respecter l’Accord de Paris, les auteurs de l’étude invitent les États à venir à la COP27 « avec des objectifs plus ambitieux à l’horizon 2030 ». « Les États qui n’ont pas d’engagements de neutralité carbone doivent en adopter, tandis que les autres doivent avancer la date ou viser des émissions négatives », explique Christophe McGlade.

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