Tendances et marché de l'énergie

Revue de presse

19 mar. 2021

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tendances et marché de l'énergie

19 mar. 2021 leparisien.fr, 10/03/2021

La France veut se faire une place sur le marché de l’hydrogène

La course à l’hydrogène s’accélère sur la scène internationale et la Chine, qui a déclaré dès 2019 vouloir édifier une « société de l’hydrogène », ne cache pas ses ambitions. En France, le gouvernement a décidé d’allouer 7 milliards d’euros au développement de cette technologie afin de créer notamment 100 000 emplois, 300 véhicules légers, 250 trains et 1 000 stations de recharge d’ici 2030. L’association France Hydrogène, qui a récemment publié son premier observatoire de l’hydrogène en France, recense actuellement 71 projets lancés dont une douzaine sont effectifs. La ville de Toulon a fait part de son intention d’installer une station de recharge capable d’alimenter 7 à 10 bus à hydrogène circulant sur le territoire métropolitain, une cinquantaine de véhicules utilitaires légers ainsi qu’une navette maritime pouvant accueillir 250 passagers. Le gouvernement estime que l’ensemble de ces projets devrait permettre d’éviter l’émission de 6 000 000 tonnes de CO2 par an d’ici 2030. Dans les années à venir, le principal objectif de la filière sera de développer la production d’hydrogène vert afin d’atteindre 52% d’hydrogène décarboné à horizon 2030 en utilisant la technologie de l’électrolyse.

19 mar. 2021 actu-environnement.com, 10/03/2021

Les véhicules autonomes sont-ils vraiment écologiques ?

Une étude réalisée par les think tanks Forum vies mobiles et La Fabrique écologique remet en question l’aspect écologique alloué au véhicule autonome. Depuis plusieurs années – notamment dans le rapport de 2018 de la Haute responsable pour la stratégie de développement du véhicule autonome, Anne-Marie Idrac – sa technologie est présentée comme une solution de mobilité favorable à la transition écologique. Les ministres des Transports et de l’Industrie ont dévoilé en novembre 2020 une feuille de route pour 2020-2022 visant à encourager son développement. Dans un premier temps, l’étude des think tanks, qui repose sur des auditions d’experts et acteurs du secteur, rappelle que pour l’heure, le véhicule autonome n’est associé à aucune motorisation ou énergie spécifique, et ne sera donc pas nécessairement électrique. L’étude s’est également intéressée aux conditions de déploiement et a envisagé trois catégories : la voiture autonome possédée par des particuliers ; la flotte de taxis autonomes, les « robots-taxis » ; et les navettes autonomes pour le transport collectif. Selon les auteurs du rapport, « du point de vue environnemental, ce sont les deux premiers qui présentent le plus de risques. En rendant les déplacements plus attrayants, ils font courir le risque de nombreux effets-rebonds : augmentation des distances parcourues et étalement urbain, production en masse de véhicules high-tech, circulation à vide, etc. Selon les scénarios, l'évolution de la consommation d'énergie du parc automobile pourrait ainsi aller d'une diminution par deux, jusqu'à une multiplication par trois ! ». Pourtant, seules deux des seize expérimentations de l’appel à projets national « Expérimentation du véhicule routier autonomes » se sont penchées sur la mobilité collective dans les territoires ruraux, alors que ceux-ci sont considérés comme les plus utiles en termes écologique et social. Par ailleurs, l’échange de données entre véhicules devrait représenter un impact énergétique très important : jusqu’à 1 Go par seconde pour un véhicule connecté, soit 1,3 million de Go par an en moyenne pour un Français. Enfin, les think tanks questionnent la course à l’innovation et à la technologie impulsée par le véhicule autonome, au détriment du développement d’un « système de mobilité plus sobre. […] Un système de véhicules légers ou low tech, facilement réparables et recyclables, consommant moins de matériaux, nécessitant moins d'infrastructures lourdes, en synergie avec les modes actifs et les transports collectifs ».

19 mar. 2021 lemonde.fr, 10/03/2021

L’éolien et le photovoltaïque à la recherche de foncier

La France, qui a pour ambition d’augmenter de manière importante la part d’énergies renouvelables dans son mix énergétique, tout en luttant contre l’artificialisation des sols, fait face à un manque de terrains exploitables. « Au-delà du ralentissement dû au confinement, le principal phénomène qui pèse sur le secteur est celui du foncier. L’accès aux terrains est de plus en plus ardu, une difficulté grandissante fortement liée à l’acceptabilité des sites par les citoyens » explique l’Observatoire des énergies renouvelables dans son baromètre annuel publié en janvier 2021. Pour accueillir des projets éoliens ou photovoltaïques, les sites doivent répondre à de nombreux critères techniques et réglementaires, au-delà de leur potentiel en termes de vent ou d’ensoleillement. Près de la moitié du pays est ainsi interdite aux projets éoliens, si bien que certains parcs ne disposent que de deux éoliennes. Environ 65% des 8 000 éoliennes métropolitaines sont situées dans seulement trois régions : les Hauts-de-France, le Grand-Est et l’Occitanie. « S’il y a une telle concentration, ce n’est pas parce que ces zones sont les meilleures en matière de vent, mais parce qu’on ne peut pas installer de parcs ailleurs », souligne Alexandre Roesch, délégué général du Syndicat des énergies renouvelables (SER). Dans ce contexte, la filière de l’éolienne terrestre plaide depuis plusieurs années pour une « libération de l’espace ». Une mission gouvernementale va étudier d’éventuelles solutions techniques visant à réduire la superficie des zones d’exclusion autour des radars militaires, tandis que les préfets auront à identifier des zones propices. À défaut d’emplacements disponibles, les acteurs misent sur les progrès techniques permettant d’installer des éoliennes plus performantes dans des zones moins ventées. Si le photovoltaïque ne présente pas les mêmes contraintes, il nécessite tout de même des milliers d’hectares disponibles. Nicolas Couderc, directeur France d’EDF Renouvelables, précise : « pour EDF Renouvelables, nous n’avons pas d’inquiétude sur le fait de trouver ces espaces, mais il faut le faire de manière intelligente, en lien étroit avec les autres usages des espaces concernés ». Dans les appels d’offres de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), la priorité est donnée à des terres déjà artificialisées, tels que des friches industrielles, d’anciennes carrières ou des délaissés autoroutiers. Les terres agricoles – qui représentent environ 30 millions d’hectares en France – sont également scrutées par les acteurs du photovoltaïque. EDF Renouvelables a d’ailleurs signé le 19 janvier 2021 une charte de bonnes pratiques avec les chambres d’agriculture et la FNSEA pour « mieux encadrer les projets photovoltaïques au sol sur terres agricoles ».

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