Tendances et marché de l'énergie

Revue de presse

19 fév. 2021

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tendances et marché de l'énergie

19 fév. 2021 connaissancedesenergies.org , 04/02/21

La filière française du bois rappelle son importance dans la transition énergétique

Le 4 février 2021, la filière française du bois a affirmé son rôle dans la transition énergétique et le potentiel de son développement. La France a pour objectif de doubler la production de chaleur renouvelable issue de la biomasse entre 2016 et 2028 et vise entre 10,2 et 11,3 millions de foyers équipés de chauffage fonctionnant au bois d’ici 2028, contre 7 millions aujourd’hui. Alors que le développement de la filière bois pourrait aider à atteindre ces objectifs, les projets manquent en raison de la concurrence du gaz. « On est un peu à l'arrêt, or les acteurs sont prêts à repartir et n'attendent que les projets », explique Mathieu Fleury, président du Comité Interprofessionnel du Bois Énergie (CIBE). Il rappelle les atouts de la filière bois, à savoir des « hauts rendements énergétiques », « une ressource de proximité » ainsi qu’une « gestion rigoureuse » de la forêt. Toutefois, si la filière met en avant sa responsabilité environnementale, la combustion du bois est en réalité émettrice de particules fines dans l’air. C’est pourquoi la profession mise sur des appareils plus modernes et performants. « Plutôt qu'interdire le chauffage au bois dans certaines vallées ou agglomérations, il faut inciter au renouvellement du parc », complète Aymeric de Galembert, du groupe Seguin et du Syndicat des Énergies Renouvelables (SER).

19 fév. 2021 envrionnement-magazine.fr , 02/02/21

La France à la cinquième position mondiale des performances énergétiques

D’après le dernier rapport d’évaluation publié par le Conseil Mondial de l’Énergie (CME), la France a obtenu un score global de 81/100 en matière de performances énergétiques. L’Hexagone a atteint la cinquième position sur les 130 pays étudiés et a gagné une place par rapport à l’édition précédente. Le top 10 est dominé par les pays de L’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE), avec à la tête du podium la Suisse, la Suède et le Danemark. Les politiques énergétiques conduites entre les années 2000 et début 2020 ont été analysées via l’outil « World Energy Trilemma Index 2020 » et n’incluent pas les conséquences de la crise sanitaire sur les performances énergétiques. L’indice mondial du Trilemme s’appuie sur l’étude pays par pays de trois domaines, qui sont la sécurité énergétique, l’équité énergétique et la durabilité environnementale. Pour ce qui est de la sécurité énergétique, le classement est construit selon les pays « qui disposent d’importantes ressources en hydrocarbures et de ceux qui s’efforcent de diversifier et de décarboner leurs systèmes énergétiques ». La France a obtenu un score de 68,3/100 en raison « d’une diversité limitée dans la production d’énergie et d’une disponibilité limitée des stocks d’énergie », explique le rapport. Ensuite, l’équité énergétique analyse l’accès à une énergie « abordable et abondante pour un usage domestique et commercial ». Enfin, la dernière composante sur la durabilité environnementale mesure la capacité des pays à « éviter la dégradation de l’environnement » au travers d’efforts politiques déployés. La France se positionne en 5e position mais enregistre pour la quatrième année consécutive une baisse de son indice de durabilité.

19 fév. 2021 lemonde.fr , 11/02/21

Rénovation énergétique des bâtiments : la France est en retard

Le 10 février 2021, le rapport de la mission d’information parlementaire sur la rénovation thermique des bâtiments a souligné le retard de la France en matière de rénovation énergétique. « Il y a une inadéquation entre des objectifs très ambitieux et les moyens mis en œuvre pour les atteindre », regrette le président de la mission, Vincent Descœur. « Le rythme est trop lent. [Les rénovations globales représentent] à peine 0,2% des travaux engagés. […] Quand on sait que 94% des logements affichent une étiquette énergétique inférieure à B, on mesure l’ampleur du défi » précise-t-il. L’objectif est de conduire le parc résidentiel vers un niveau basse consommation (étiquettes A et B) à l’horizon 2050, avec une feuille de route nationale prévoyant 370 000 rénovations par an d’ici à 2022, puis 700 000 à partir de 2030. Pour surmonter ce retard, la mission parlementaire a présenté cinquante-deux propositions, pour ensuite débattre de leur introduction dans la loi climat et résilience courant mars. Parmi ces mesures, l’élaboration d’un calendrier à long terme est proposée afin de fixer les objectifs et de coordonner les différentes parties prenantes. Une première date est énoncée : les passoires thermiques (étiquettes F et G) devront être rénovées avant 2028. Et l’Observatoire national de la rénovation énergétique a été spécialement créé en 2020 pour mesurer le nombre de logements concernés. Toutefois, le rapport souligne des moyens « nettement insuffisants » pour évaluer la politique publique. Le financement des aides à la rénovation représente un autre frein : « si on veut massifier [la rénovation des bâtiments], il faudra trouver 15 à 20 milliards d’euros par an », ajoute Vincent Descœur. Sans compter que ces subventions doivent également privilégier les rénovations globales pour être plus efficaces. Pour accélérer le processus, les députés ont évoqué le principe d’obligation de rénovation afin de contraindre l’Etat, les collectivités et la filière à résoudre les « failles » du financement, de la gouvernance et du manque de formation des professionnels du bâtiment.

19 fév. 2021 lemondedelenergie.com , 11/02/21

L’Île-de-France souhaite créer une filière hydrogène aéroportuaire

La région Île-de-France, l’agence Choose Paris Region, le groupe ADP, Air-France-KLM et Airbus ont annoncé le 11 janvier 2021 le lancement d’un appel à manifestation d’intérêt (AMI) international visant la création d’une filière hydrogène aéroportuaire en Île-de-France. L’objectif des acteurs est d’encourager le développement d’un avion à hydrogène zéro émission d’ici 2035. Pour ce faire, ils souhaitent « anticiper et accompagner les évolutions qui devraient permettre de transformer les aéroports parisiens en véritables hubs hydrogène ». Le but est de « bâtir un écosystème aéroportuaire puissant et à fédérer, autour de l’hydrogène, des grands groupes, des ETI/PME, des start-ups, ainsi que le monde académique et celui de la recherche ». Les cinq acteurs comptent identifier les futurs usages de l’hydrogène sur un aéroport afin de pouvoir les transposer à plus grande échelle. L’AMI est orienté autour de trois axes : le stockage, le transport et la distribution de l’hydrogène en milieu aéroportuaire et dans les avions ; la diversification des usages ; et l’économie circulaire liée à l’hydrogène. Les projets retenus seront annoncés fin avril, à l’issue d’une période de candidature entre le 11 février et le 19 mars. Cet appel intervient alors que l’État a annoncé en juin 2020 investir 1,5 milliard d’euros d’ici à 2022 dans le but de développer un avion neutre en carbone en 2035.

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