Tendances et marché de l'énergie

Revue de presse

16 juil. 2021

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tendances et marché de l'énergie

16 juil. 2021 actu-environnement.com , 05/07/21

Le programme ACTEE accélère la rénovation énergétique des bâtiments publics

Le programme ACTEE (Action des Collectivités Territoriales pour l'Efficacité Energétique) vise à la rénovation énergétique des bâtiments publics. Il est porté par la FNCCR (Fédération Nationale des Collectivités Concédantes et Régies), qui soutient les collectivités et les organismes publics dans leurs projets de rénovation. Ce programme accompagne actuellement 16 000 communes et a été renforcé de 100 millions d’euros en 2020 afin de lancer la rénovation de 50 000 bâtiments publics d’ici à 2023. Dans le cadre d’un entretien, Guillaume Perrin, coordinateur national du programme ACTEE pour la FNCRR, s’exprime sur le fonctionnement et les ambitions du programme. « Dès octobre 2021, nous solliciterons les rénovations en lien avec les bâtiments culturels, les conservatoires ou encore les maisons de quartier, partout en France. Un focus « bâtiments classés » suivra. Nous avons également prévu une enveloppe « tout bâtiment et bâtiments publics dédiés aux utilités » car des projets nouveaux continuent d’émerger », détaille le coordinateur. Le rôle premier du programme est d’accompagner les acteurs des territoires dans leur démarche : « nos experts aident les élus et les cadres territoriaux par le biais de conseils techniques et d’audits. Les « grands commençants » sont guidés de A à Z dans leur stratégie patrimoniale immobilière. Pour d'autres projets, plus avancés, nous aidons à valider des étapes ultimes ou très techniques, en toute neutralité : mettre en place un contrat de performance énergétique, recruter et utiliser les compétences d'un économe de flux... ». Guillaume Perrin rappelle les objectifs principaux de la rénovation énergétique : « le bénéfice premier, évident, est celui de la maîtrise des dépenses énergétiques pour la collectivité. Mais il faut voir plus large. Un bâtiment rénové, c’est aussi un bâtiment où les occupants vivent mieux : confort acoustique, qualité de l’air, confort d’été… sont des bénéfices directs à en attendre ». Le coordinateur rappelle que « si les fonds ACTEE sont clairement fléchés sur la rénovation énergétique, il ressort que cette mise en mouvement peut profiter, aussi, à des travaux connexes et à meilleur coût ». « L’économie locale peut profiter d’un chantier de rénovation : 1 euro ACTEE investi génère 10,44€ d’investissement en moyenne. Les retombées locales sont significatives » ajoute-t-il.

16 juil. 2021 automobile-entreprise , 05/07/21

Véhicules électriques : EDF et Toyota s’associent pour la fourniture d’électricité

Le constructeur automobile Toyota France a signé un accord avec EDF visant à développer une offre commune de fourniture d’électricité à destination des propriétaires de ses véhicules électriques et hybrides rechargeables. Le fabricant automobile, très présent sur le segment hybride simple, commence à déployer une offre plus diversifiée de modèles hybrides rechargeables et électriques à batteries via ses marques Toyota et Lexus. Grâce à cette collaboration avec EDF, les prochaines voitures hybrides rechargeables et électriques du constructeur seront proposées avec un contrat de fourniture d’électricité verte avec des prix réduits la nuit et les week-ends, dans le but d’encourager la recharge à domicile. L’accord entre Toyota et EDF porte également sur les utilitaires électriques du constructeur avec des offres destinées aux entreprises. Le contrat Flexible s’adapte aux habitudes de consommation spécifiques des professionnels et à leurs types d’activités. Les clients auront la possibilité d’ajouter une option « Énergie renouvelable », qui leur garantit qu’une quantité d’électricité d’origine renouvelable équivalente à leur consommation est injectée sur le réseau.

16 juil. 2021 connaissancedesenergies.org , 05/07/21

Hydroélectricité : l’AIE met en avant son rôle essentiel

Un rapport publié le 30 juin 2021 par l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) met en avant la filière hydroélectricité. Véritable « épine dorsale » de la production électrique bas carbone dans le monde, elle a fourni près d’un sixième de la production électrique mondiale en 2020, avec près de 4 500 TWh produits. Elle représente la troisième source d’électricité derrière le charbon et le gaz naturel. En France, l’hydroélectricité est la deuxième source de production d’électricité toutes énergies confondues et la première filière renouvelable. En 2020, elle a représenté 13% du mix électrique. Dans 35 pays, dont 28 dits « émergents ou en développement », l’hydroélectricité couvre plus de la moitié de la consommation nationale d’électricité. Pourtant, la filière manque de visibilité, regrette l’AIE. L’éolien et le solaire photovoltaïque, en plein développement, sont beaucoup plus souvent mis en avant, malgré des productions cumulées bien inférieures. L’hydroélectricité dispose de « capacités inégalées en matière de flexibilité et de stockage », souligne l’AIE, et permet de faciliter l’intégration à grande échelle d’installations à production intermittente sur les réseaux électriques. Malgré ces atouts, l’AIE estime que près de la moitié du « potentiel hydroélectrique économiquement viable au niveau mondial est encore inexploitée. La filière a en particulier des perspectives de développement importantes dans les économies dites « émergentes et en développement ». L’AIE encourage les gouvernements à adopter des politiques favorisant le développement de projets hydroélectriques, en limitant les risques d’investissements. Selon les projections de l’Agence, la puissance cumulée du parc hydroélectrique mondial pourrait progresser de 17% entre 2021 et 2030, soit de 230 GW, qui s’ajouteraient aux 1 330 GW existants en 2020. Ces nouvelles installations seraient pour moitié des barrages hydroélectriques avec réservoir, près d’un tiers seraient des STEP, et les sites restants des centrales « au fil de l’eau ». La Chine pourrait représenter 40% des nouvelles capacités installées d’ici 2030, suivie de l’Inde, de la Turquie et de l’Ethiopie. En plus de plaider pour de nouveaux projets, l’AIE accentue l’importance de moderniser les infrastructures existantes. Selon ses prévisions, près d’un quart des investissements attendus dans cette filière d’ici 2030, soit environ 127 milliards de dollars, pourraient y être consacrés.

16 juil. 2021 actu-environnement.com , 08/07/21

L’académie européenne des batteries ouvre ses portes en France

Un contrat de partenariat public-privé a été signé le 6 juillet 2021 entre EIT InnoEnergy, entreprise européenne accompagnant l'innovation dans le secteur de l'énergie durable, et les ministères français du Travail et de l’Industrie. Cette convention vise à développer l’académie européenne des batteries électriques en France à partir de septembre 2021. L’académie prévoit de former 150 000 personnes d’ici 2025. Selon les industriels du secteur, près de 800 000 travailleurs auraient un besoin de formation et de requalification à cette date. « L'écosystème émergent des batteries est à l'avant-garde de la transition énergétique, les batteries étant la principale technologie permettant de soutenir l'électrification et la décarbonation des transports, et un relais clé pour l'intégration des renouvelables et de l'hydrogène décarboné dans le mix énergétique », résume EIT InnoEnergy. « La France s'est donné les moyens d'attirer et d'accueillir sur son sol un écosystème complet de la batterie électrique, nécessaire à l'avenir de la filière automobile. […] La convention que nous signons aujourd'hui permettra de former les personnes qui viendront apporter leurs compétences à ce secteur d'avenir », explique la ministre chargée de l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher. Le vice-président de la Commission européenne, Maros Sefcovic, a fait confiance à EIT InnoEnergy pour déployer l’académie des batteries dans l’Union européenne courant 2021.

16 juil. 2021 environnement-magazine.fr , 09/07/21

France ville durable œuvre pour accélérer la transition écologique des collectivités

Dans un entretien accordé à Environnement Magazine, Sébastien Maire, délégué général de l’association France Ville Durable, revient sur la nécessité d’accélérer la transition écologique des territoires. France Ville Durable a été créée dans cet objectif en 2019 : l’association fédère les services de l’État, les entreprises, les collectivités locales et les experts scientifiques sur ce sujet. « Selon nous, la mobilité durable repose sur quatre piliers : la sobriété, tout d’abord, qu’elle soit énergétique, matérielle, foncière, numérique, etc. […] Le deuxième pilier, c’est la résilience. Si la question climat-énergie est centrale et détermine tout le reste, elle est loin d’être la seule problématique de la ville durable. Il faut se préparer d’ores et déjà aux futures crises qui nous menacent […] Troisième objectif : l’inclusion. La ville durable est aussi inclusive, dans ses deux dimensions : sociale et démocratique. Dernier pilier enfin : la créativité. Déployer des politiques publiques environnementales en phase avec les connaissances scientifiques suppose de faire appel à l’intelligence collective », explique Sébastien Maire. Le délégué général fait le constat d’un retard d’une vingtaine d’années en matière de transition écologique : « ce n’est plus d’une transition dont nous avons besoin, c’est d’une bifurcation ». Pour répondre à l’urgence, l’association préconise des outils et des méthodes « que les élus territoriaux peuvent utiliser pour bâtir des stratégies et des projets résilients ». Le ministère de la Transition écologique a mandaté l’association pour mettre en avant des projets de transition écologique sur une base de données, afin d’inspirer et d’accompagner les collectivités. 116 démonstrateurs modèles ont été sélectionnés. « Parallèlement, nous travaillons aussi avec les exécutifs et les directions générales des collectivités dans le but de confronter la théorie avec leur expérience à travers ce que l’on a appelé des ‘ateliers d’inspiration’ », souligne Sébastien Maire. Au sujet du financement des projets, le délégué général invite les élus à utiliser leur budget existant pour mener à bien leur transition écologique : « il ne faut pas attendre des financements providentiels pour engager des actions ».

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