Tendances et marché de l'énergie

Revue de presse

16 avr. 2021

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tendances et marché de l'énergie

16 avr. 2021 latribune.fr , 07/04/21

Climat : les objectifs des villes plus ambitieux que ceux des États

Le 6 avril 2021, Climate Chance, une association ayant pour but de renforcer l’action climat des collectivités locales, des entreprises et de la société civile, a publié un rapport sur le bilan de l’action climat non-étatique. À travers le monde, villes et régions se fixent des objectifs plus ambitieux que ceux fixés au niveau national. « 1 800 villes européennes – représentant 90 millions d’habitants – ont réduit leurs émissions de gaz à effet de serre de 26% entre 2005 et 2017, surpassant l’objectif 2020 des États européens de -20% », explique son président, Ronan Dantec. La pandémie a stimulé les dynamiques locales : les territoires ont multiplié les instruments pour accélérer leur transition environnementale. Le secteur de l’énergie est l’objet de dispositifs locaux employés par les villes pour lutter contre la pollution : Climate Chance a relevé 58 villes, dont 44 européennes, qui « ont annoncé avoir atteint le 100% d’énergie propre en 2020 ». Le transport est l’un des autres secteurs responsables des émissions en ville : pour y remédier, les villes disposent d’outils, tels que les incitations fiscales, pour promouvoir les mobilités vertes et réduire la pollution liée aux transports. Amaury Parelle, coordinateur de l’étude, ajoute que près de « 2 570 km de pistes cyclables ont été annoncés par les villes européennes depuis le début de la pandémie, dont la moitié a déjà été réalisée ». La crise sanitaire a également fait prendre conscience de la nécessité de « reconnecter les centres urbains avec les terres agricoles », souligne Antoine Gillog, co-auteur du rapport. C’est pourquoi 31 villes engagées ont signé la Déclaration de Glasgow le 14 décembre 2020 sur l’alimentation et le climat, afin de placer les systèmes alimentaires au centre de la transition écologique globale et locale. Toutefois, « les logiques de stratégie climat se font souvent par secteur, et moins par l’animation territoriale et la cohérence de l’action. On a du mal à faire rentrer les territoires dans cette logique plus transversale », nuance Ronan Dantec. Autre frein, en 2019, seuls 10% des pays avaient annoncé avoir intégré des objectifs climat nationaux dans leurs politiques locales et régionales ainsi qu’un budget dédié, notait le Programme des Nations unies pour le développement.

16 avr. 2021 batiweb.com , 06/04/21

Ademe : 4 000 projets de transition écologique soutenus en 2020

Le 2 avril 2021, l’Agence de la transition écologique (Ademe), a présenté son rapport annuel 2020, revenant sur son engagement pour accélérer la transition écologique et soutenir les mesures gouvernementales, telles que le plan « France Relance ». Articulé autour de 52 histoires, séquencés en quatre chapitres, le rapport dresse un bilan des bénéfices des actions menées par les « Adémiens » auprès des citoyens, des territoires et des entreprises. Au total, l’agence a accompagné pas moins de 264 collectivités dans une stratégie climat, air énergie, économie circulaire et aménagement durable, via les Contrats de Transition Écologique (CTE) ou encore les programmes Cit’énergie et « Territoire engagé pour l’économie circulaire ». Au total, un budget de 143 millions d’euros a été contractualisé avec les territoires en 2020. L’Ademe a également apporté son soutien à 4 000 projets de transition écologique, évitant ainsi 868 000 tonnes d’équivalent CO2 en 2020. L’agence a par ailleurs collaboré avec Bpifrance afin de faire émerger 8 nouveaux dispositifs pour accompagner les entreprises dans la réduction de leur impact écologique. Elle s’est aussi vue confier un rôle de pilote en matière de suivi et d’observation des filières concernées par la loi Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire (AGEC). Enfin, dans le cadre du plan « France Relance », elle va bénéficier d’un accompagnement budgétaire et de financement renforcé. « À partir de 2021, nous piloterons 1,5 milliard d’euros pour financer et accélérer la transition écologique. Dès fin juillet, nous avons travaillé avec les ministères pour identifier les dispositifs à mettre en place, préparé l’organisation de l’Ademe, en termes de capacité RH, de modes d’intervention, de cibles à viser, de territorialisation de l’aide… », détaille le directeur général délégué de l’Ademe, Fabrice Boissier.

16 avr. 2021 connaissancedesenergies.org , 07/04/21

L’hydrogène vert va devenir compétitif

Dans une récente étude, le centre de recherche dédié à la transition énergétique BloombergNEF (BNEF) assure que l'hydrogène vert va coûter de moins en moins cher. Ce type d’hydrogène est produit par électrolyse de l’eau à partir d’électricité d’origine renouvelable et son coût dépend logiquement en partie du prix des énergies renouvelables. Selon les auteurs du rapport, « les coûts de production de l'hydrogène vert à partir d'électricité renouvelable devraient chuter jusqu'à 85% d'ici à 2050 », et pourraient atteindre un coût inférieur à 1 dollar le kilo dans la plupart des 28 marchés analysés par BNEF. La chute prévue des prix de l’électricité solaire a amené BloombergNEF à revoir à la baisse ses estimations du coût de l’hydrogène d’origine renouvelable : grâce à des avancées techniques, « nous pensons maintenant que l'électricité photovoltaïque sera 40% moins chère en 2050 que ce que nous pensions il y a tout juste deux ans », notent les auteurs. Cette baisse de coût permettrait à l’hydrogène vert de devenir compétitif face à celui d’origine fossile. Il devrait être moins cher que l’hydrogène « bleu » – d’origine fossile mais produit avec capture et séquestration du CO2 – d’ici 2030 et que l’hydrogène gris – d’origine fossile et sans capture du CO2 – à l’horizon 2050. Dans 15 des 28 pays étudiés, il sera même moins coûteux que le gaz naturel. Pour Martin Tengler, analyste chez BloombergBNEF, « à l'avenir, au moins 33% de l'économie mondiale pourrait utiliser de l'énergie propre sans débourser un centime de plus que pour de l'énergie fossile ». Pour y parvenir, il faudra toutefois s’appuyer sur un « soutien continu des gouvernements », précise l’expert.

16 avr. 2021 actu-environnement.com , 09/04/21

L’Inrae et Planet A vont développer un indicateur pour suivre l’évolution du carbone dans les sols agricoles

L’Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (Inrae) et les participants à l'initiative internationale Planet A dédiée à l'agriculture se sont associés le 9 avril 2021 dans le but de créer le premier indicateur mondial d'évolution du stock de carbone dans les sols agricoles. « Ce projet apportera une avancée dans la compréhension des dynamiques internationales à l'œuvre dans la gestion des sols cultivés et de leurs stocks de carbone. Il préfigure les travaux qui devraient être conduits à partir de 2022 par le consortium international sur le carbone du sol », souligne l'Inrae, dont les recherches ont permis de développer cet indicateur, nommé Soccrop. Le projet de recherche s’appuie sur la mise en évidence d’un lien direct entre la durée annuelle de couverture végétale des sols cultivés et l’accumulation de carbone pour les grandes cultures d’Europe. L’indicateur permettra à terme de mesurer la quantité de CO2 que les parcelles agricoles absorbent ou émettent en fonction des systèmes de production. Le suivi de la couverture des sols s’appuiera quant à lui sur les données satellitaires de l’Agence spatiale européenne. Les premiers résultats de Soccrop devraient être publiés au cours de l’année. Une première version de l’outil devrait ensuite être mise à disposition début 2022. Le partenariat entre l’Inrae et Planet A « s’inscrit dans la continuité des travaux de l'initiative « 4 pour 1 000 » », lancée lors de la COP21, précisent les deux acteurs.

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