Tendances et marché de l'énergie

Revue de presse

10 déc. 2021

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tendances et marché de l'énergie

10 déc. 2021 actu-environnement.com, 01/12/2021

Les énergies renouvelables poursuivent leur croissance

Le nouveau tableau de bord des énergies renouvelables, publié par le ministère de la Transition écologique, reflète la poursuite de leur progression au troisième trimestre 2021. Le photovoltaïque continue sa dynamique entamée en début d’année et devrait enregistrer une année record. La filière a raccordé 525 MW d’installations supplémentaires au troisième trimestre, pour un total de 13,2 GW de puissance raccordée. Le ministère a par ailleurs réhaussé les chiffres du premier semestre : 737 MW au premier trimestre et 772 MW au second. « Cette très forte augmentation s'explique par une hausse du nombre de raccordements, mais aussi par une proportion élevée de raccordements de centrales de forte puissance », a précisé le ministère de la Transition écologique. Si les installations de moins de 3 kW représentent 67% de l’ensemble des infrastructures, 944 nouvelles installations de plus de 100 kW ont été raccordées durant le troisième trimestre, contre 646 au deuxième trimestre. L’autoconsommation représente une part importante du parc photovoltaïque français, puisque 26,5% des installations sont utilisées pour de l’autoconsommation. L’éolien a progressé moins vite qu’en 2020 : 167 MW ont été raccordés au troisième trimestre 2021, soit environ moitié moins que l’année précédente. Depuis début 2021, 726 MW supplémentaires ont été ajoutés. Avec 2 090 installations, la puissance totale du parc éolien terrestre s’élève à 18,5 GW, tandis que l’éolien en mer compte 11 sites en cours d’installation pour un total de 3,6 GW. De son côté, le biométhane poursuit sa croissance 2021 avec 518 GWh/an d’installations supplémentaires au troisième trimestre. Les chiffres du deuxième trimestre ont également été réhaussés à 763 GWh/an. Sur les neuf premiers mois de l’année 2021, la filière a installé plus de capacités que sur l’ensemble de l’année 2020, et pourrait dépasser les 2 TWh/an de nouvelles capacités ajoutées sur un an. Le biogaz utilisé pour la production d’électricité a également progressé: 11 installations ont été ajoutées au troisième trimestre, contre 4 au deuxième. Au total, la filière compte 930 installations pour une puissance installée de 569 MW. La part du biogaz reste faible dans le mix électrique français (environ 0,6%), mais « est en hausse de 7% par rapport à la production de la même période sur 2020 », souligne le ministère.

10 déc. 2021 lemondedelenergie.com, 02/12/2021

Les financements en faveur du climat ont progressé en 2020

L’Institut de l’Économie pour le Climat (I4CE) a publié, le 2 décembre 2021, son Panorama annuel des financements climat. Dans son rapport, le think tank constate une hausse des investissements en faveur du climat en France en 2020, dans un contexte dea crise sanitaire. Toutefois, et malgré des prévisions de financement en hausse en 2021 et 2022 grâce au plan de relance, ces investissements sont jugés encore insuffisants pour répondre aux objectifs climatiques du pays. L’I4CE s’interroge également sur la pérennité de ces financements à l’issue du plan de relance et appelle les pouvoirs publics à « élaborer dès maintenant une stratégie climat des finances publiques ». Le rapport indique qu’en 2020, les entreprises, administrations et ménages ont investi près de 45 milliards d’euros pour le climat. Un montant en hausse de 10% par rapport à 2019, alors que les investissements globaux ont reculé de 7,8% en France sur l’année 2020. Si les financements liés à la rénovation énergétique des logements, les énergies renouvelables, le réseau ferroviaire et les transports en commun sont restés stables, ceux liés aux voitures électriques et hybrides rechargeables ont enregistré la plus forte hausse. L’I4CE estime qu’il manque au minimum 13 à 15 milliards d’euros d’investissements publics et privés par an jusque 2023, et le double jusque 2028, pour répondre aux objectifs de la Stratégie nationale bas-carbone française. Par ailleurs, l’institut prévoit que le nouvel objectif européen de réduction des gaz à effet de serre, adopté mi-2021, nécessitera deux fois plus d’investissements.

10 déc. 2021 actu-environnement.com, 01/12/2021

L’AIE présente quatre recommandations sur la politique énergétique française

L’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) a publié, fin novembre 2021, sa « Revue en profondeur 2021 » sur la politique énergétique française, réalisée tous les cinq ans avec l’appui d’experts internationaux. Dans ce document, l’AIE présente un état des lieux général et apporte ses recommandations. Pour le directeur exécutif de l’AIE, Fatih Birol, « ce rapport arrive au bon moment, car la France est à la croisée des chemins. Les émissions de carbone liées à la production d'électricité en France sont très, très basses, comparées à d'autres pays. Les résultats sont bons, mais comment maintenir cette empreinte carbone aussi basse ? En maintenant les prix de l'électricité à un niveau raisonnable ? C'est une question cruciale ». La ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, a accueilli ce rapport comme un « outil précieux pour relever le défi de la transition énergétique (…) neutre, externe et sans concession ». L’AIE a identifié quatre grands chantiers que la France doit mener afin de maintenir ses émissions carbones au plus bas. Tout d’abord, l’agence internationale estime qu’il faut transmettre des messages clairs pour accroître la confiance et ainsi encourager les investissements privés : « le déploiement de ces énergies doit être assoupli, avec des régimes de soutien stables (…). Il faut que les investisseurs aient confiance » », affirme Fatih Birol. En second point, l’AIE recommande un suivi précis et régulier des objectifs afin de pouvoir les réaliser. L’organisation internationale rappelle également que la France devra aligner ses objectifs climatiques sur ceux de l’Union européenne afin de respecter le paquet Fit-for-55. Le troisième chantier observé par l’AIE porte sur le choix du mix énergétique que la France doit effectuer sur le long terme, alors que plusieurs scénarios sont envisagés. « Quel que soit le scénario retenu, le rôle du nucléaire et des énergies renouvelables devra être garanti », souligne l’organisation. Enfin, l’agence internationale préconise un vaste chantier sur les transports et la mobilité. L’AIE salue toutefois les récentes réglementations, notamment l’interdiction de la vente des véhicules les plus polluants à partir de 2023.

10 déc. 2021 le-tout-lyon.fr, 02/12/2021

Décarbonation : « l’électricité apparaît comme la solution idéale »

Dans un entretien accordé à le-tout-lyon.fr le 2 décembre 2021, Marc Simon-Jean, délégué régional d’EDF en Auvergne-Rhône-Alpes, revient sur la mission du Groupe de concilier décarbonation et développement territorial grâce à l’électrification des usages. Pour atteindre l’objectif de la Stratégie nationale bas carbone (SNBC), qui vise une réduction de la consommation d’énergie de 40% d’ici 2050, « l’électricité apparaît comme la solution idéale car nous disposons en France d’un mix électrique décarboné […]. Ce que l’on ambitionne chez EDF, c’est de proposer un mix électrique équilibré, c’est-à-dire associant renouvelables avec des ressources pilotables comme le nucléaire et l’hydraulique afin de garantir la sûreté du réseau. Dans cette perspective de décarbonation, l’électrification est avantageuse car s’appuyant sur un mix électrique décarboné, elle limite de fait l’impact carbone », souligne Marc Simon-Jean. L’électricité permet également d’augmenter le rendement énergétique : « quand on passe d’une chaudière fioul ou gaz à une pompe à chaleur, la consommation d’énergie est par exemple divisée par trois », explique le délégué régional. Pour ces raisons, l’électricité semble être une source d’énergie d’avenir : « aujourd’hui, sur une base 100 de consommation énergétique, 25% de l’énergie est électrique et demain, avec la baisse de la consommation énergétique annoncée de 40%, donc sur une base 60, il y aura 60% d’énergie qui sera électrique ». Les filiales du groupe EDF se positionnent sur l’ensemble de la chaîne de décarbonation pour soutenir les territoires vers leur transition énergétique : « notre structure EDF ENR (photovoltaïque) propose des solutions d’autoconsommation, à l’échelle des particuliers et des bâtiments collectifs, Citelum agit sur l’éclairage public et Hynamics développe des projets hydrogène ». Afin d’accompagner au mieux les collectivités, le Groupe s’appuie sur un ancrage territorial fort depuis des années : « notre façon de faire est de gagner ensemble pour et avec les territoires. Nous avons besoin des territoires pour y parvenir. Une entreprise qui gagne et des territoires qui perdent, ça n’existe pas ». EDF s’engage également auprès des entreprises locales : « nous développons des projets collectifs avec des industriels, nous avons par exemple profité de l’installation du réseau de bornes électriques de la métropole de Lyon pour déployer un chantier expérimental afin de tester notre capacité industrielle à décarboner encore plus les chantiers. On a réussi à réduire de 27% les émissions de gaz à effet de serre sur la globalité du chantier ».

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