Tendances et marché de l'énergie

Revue de presse

09 juil. 2021

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tendances et marché de l'énergie

09 juil. 2021 batiactu.com , 29/06/21

L’Ademe rend son analyse du marché de la rénovation des logements

Dans une étude publiée le 29 juin 2021, l’Agence de la transition écologique (Ademe) analyse le marché de la rénovation de logements, estimé à 30,4 milliards d’euros en 2019. Ce montant a doublé depuis 2006, année à laquelle il s’élevait à 15 milliards d’euros. Avant la crise sanitaire, 63% des 30,4 milliards d’euros étaient dédiés à la rénovation de l’enveloppe : « l'isolation des parois opaques des maisons individuelles est désormais la première filière en termes de chiffre d'affaires dans ce sous-secteur (9,7 milliards d'euros), devant celle du remplacement des ouvertures des maisons individuelles (9 milliards) et de la VMC en rénovation (358 millions) », précise le document. L’Ademe note toutefois une forte baisse de ce marché de 2017 à 2019, en raison du coup d’arrêt sur le remplacement des fenêtres. Estimée à environ 20%, la chute sur ce segment est liée à la modification du crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE). À l’inverse, sur le marché des appareils à chauffage, qui représente 9,6 milliards d’euros au total, le binôme pompes à chaleur – chauffe-eau thermodynamiques (CET) enregistre un fort succès. Chiffré à 3,4 milliards d’euros en 2019, il était de seulement 1,5 milliard en 2017. Le chauffage bois se porte bien également, avec 3,1 milliards d’euros. Côté emplois, l’Ademe note une hausse de 3% dans la filière de la rénovation énergétique entre 2017 et 2019, avec un total de 211 350 équivalents temps plein (ETP) en 2019. Dans les secteurs de l’isolation des parois opaques en maison, de l’installation d’appareil de chauffage, et du diagnostic, le nombre d’ETP a lui aussi augmenté. Enfin, dans la filière de la rénovation énergétique de l’enveloppe, les emplois ont baissé de 9% entre 2017 et 2019 pour atteindre 131 710 ETP.

09 juil. 2021 latribune.fr , 29/06/21

Transition énergétique : le numérique comme levier d’accélération

Dans un billet publié par La Tribune, Sylvie Jéhanno, PDG de Dalkia, filiale du groupe EDF, souligne l’urgence de la transition énergétique et se dit « intimement convaincue que le numérique [en] est un levier d'accélération ». Pour la dirigeante, « la transition énergétique est à la fois un bouleversement complet de nos modes de consommation, une diversification inédite de nos sources d'énergie dans les territoires, et une nouvelle façon de concevoir et d'opérer les systèmes énergétiques ». Sylvie Jéhanno s’intéresse notamment à la production de chaleur « qui représente près de la moitié des consommations d’énergie des particuliers, des collectivités et des entreprises », estimant qu’il va falloir « développer des écosystèmes de plus en plus complexes qui vont s'adapter à la diversité des situations ». La PDG relève l’importance des nouvelles technologies numériques : « l'enjeu est non seulement de valoriser les ressources locales, qu'il s'agisse de solaire, de géothermie, de biomasse, de valorisation des déchets, ou encore de récupération de chaleur dans l'industrie (sur des data centers par exemple), mais aussi de piloter en temps réel les consommations énergétiques et le recours à des solutions de flexibilité telles que le stockage d'énergie ». La dirigeante précise : « pour résoudre cette équation, nous mettons en place des outils de pilotage de plus en plus sophistiqués qui s'appuient sur les capacités du numérique. Nous devons en effet être en mesure de capter des énergies hétérogènes et diverses, de les coordonner au sein de réseaux locaux, d'optimiser 24h sur 24 la consommation d'une usine, d'un hôpital ou d'un aéroport, etc. Nous devons aussi être en mesure de gérer l'acquisition massive de données et de les traiter pour encore plus de performance énergétique ». Alors que le volume de données traitées devrait être multiplié par 45 au cours des 15 prochaines années, elle appelle à « les utiliser avec responsabilité et efficacité, au service d’objectifs choisis en commun ». Pour la PDG, « dans les entreprises, il ne s'agit pas de plaquer de nouveaux outils et de ne rien changer autour, il faut penser et agir autrement, faire monter les compétences et réinventer les métiers ». Sylvie Jéhanno s’intéresse également directement au secteur du numérique, qui, en forte croissance, voit logiquement ses consommations d’énergie augmenter. Dalkia accompagne « les acteurs de ce secteur dans leur neutralité carbone, en les aidant à moins consommer et à développer des solutions bas carbone ».

09 juil. 2021 euro-energy.com , 01/07/21

Vers une croissance dopée par la transition énergétique ?

L’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) vient de publier son étude « Perspectives pour les transitions énergétiques mondiales ». Elle note que l’accélération des transitions énergétiques pourrait être à l’origine, au cours de la prochaine décennie, d’une croissance de 2,4% de l’économie mondiale par rapport aux prévisions actuelles. « La transformation énergétique sera le moteur de la transformation économique », a ainsi déclaré Francesco La Camera, directeur général de l'IRENA. Ce nouveau rapport réécrit le scénario énergétique pour un monde à zéro émission nette. En se basant sur un objectif de limitation du réchauffement climatique à 1,5°C d’ici 2050, l’IRENA anticipe la création de 122 millions d’emplois liés au secteur de l’énergie dans le monde, contre 58 millions actuellement. Les énergies renouvelables (EnR) représenteraient alors plus d’un tiers de ces emplois en 2050 (43 millions). Les systèmes énergétiques basés sur les EnR impulsent des changements qui se répercutent sur les économies et les sociétés. La réorientation des investissements et des flux de capitaux seront nécessaires afin de placer l’énergie sur une trajectoire économique et environnementale positive. « Il existe un consensus sur le fait qu’une transition énergétique fondée sur les énergies renouvelables et les technologies efficaces est le seul moyen de nous donner une chance de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C d’ici 2050. La vision de l’IRENA, aujourd’hui devenue dominante, est la seule option réaliste pour un monde sans danger pour le climat », a souligné son directeur. L’Agence estime que 33 000 milliards de dollars d’investissements supplémentaires seront nécessaires d’ici 2050, un coût qui sera largement compensé par les bénéfices obtenus. L’IRENA souligne également l’importance du financement public, qui est essentiel pour soutenir une transition énergétique rapide et juste, et est un moteur déclencheur des investissements privés. En 2019, les pouvoirs publics ont subventionné 450 milliards de dollars de projets de transition énergétique via des capitaux publics et des prêts de financement du développement. Dans le scénario du réchauffement contenu à 1,5 °C, l’IRENA prévoit un doublement des investissements publics, pouvant atteindre 780 milliards de dollars.

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