Tendances et marché de l'énergie

Revue de presse

05 nov. 2021

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tendances et marché de l'énergie

05 nov. 2021 euro-energie.com , 21/10/21

Énergies renouvelables : le nombre d’emplois dans le monde poursuit sa progression

L’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) a publié, en collaboration avec l’Organisation internationale du travail (OIT), son huitième rapport « Énergies renouvelables et emplois : Revue annuelle 2021 ». Ce document a été présenté à l’occasion d’une inauguration de haut niveau du Cadre de collaboration de l'IRENA sur les transitions justes et inclusives, coanimé par l’Afrique du Sud et les États-Unis. Selon le rapport, 12 millions d’emplois étaient liés aux énergies renouvelables à travers le monde en 2020, contre 11,5 millions en 2019. Les retards et perturbations de la chaîne d’approvisionnement liés à la crise sanitaire ont eu un impact sur certains emplois, notamment sur les segments des biocarburants liquides et dans une moindre mesure, sur les ventes d’éclairage solaire. À l’inverse, le solaire et l’éolien sont restés très dynamiques, avec un total respectif de 4 millions et 1,25 million d’emplois. La Chine est le leader incontestable, cumulant 39% des emplois liés aux énergies renouvelables à travers le monde. Viennent ensuite le Brésil, l’Inde, les États-Unis et l’Union européenne. D’autres pays, notamment en voie de développement, sont également créateurs d’emplois, en particulier dans le solaire et l’éolien. « La capacité des énergies renouvelables à créer des emplois et à atteindre les objectifs climatiques ne fait aucun doute. À l'approche de la COP26, les gouvernements doivent revoir à la hausse leur ambition d'atteindre le zéro émission nette. La seule voie possible consiste à augmenter les investissements dans une transition juste et inclusive, et en récolter tous les avantages socio-économiques tout au long du chemin », a indiqué Francesco la Camera, directeur général de l'IRENA. Le rapport souligne la nécessité d’une rémunération juste, du respect des droits fondamentaux au travail, et d’une main d’œuvre diversifiée, ouverte à tous. Selon un scénario de durabilité à l’horizon 2030 élaboré par l’OIT, 24 ou 25 millions d’emplois devraient être crées à cette date, ce qui compensera largement les pertes d’emplois, estimées à six ou sept millions d’emplois. Dans ses prévisions, l’IRENA évalue à 43 millions le nombre d’emplois dans les énergies renouvelables d’ici 2050. La crise du Covid-19 a encouragé le développement de chaînes de valeur nationales, ce qui devrait renforcer la création d’emplois et les revenus à l’échelle locale.

05 nov. 2021 lemonde.fr , 25/10/21

Six scénarios pour anticiper l’avenir du système électrique français

Sur demande du Gouvernement en 2019, le gestionnaire du réseau de transport d’électricité a publié, le 25 octobre 2021, le rapport « Futurs énergétiques 2050 » sur l’avenir du système électrique français. Ce document propose six scénarios, qui devraient permettre d’atteindre la neutralité carbone d’ici 30 ans. Pour chaque hypothèse, le gestionnaire indique les conditions de faisabilité technique, le coût et l’impact sociétal et environnemental. Deux conditions préalables ont été apposées sur chacun des six scénarios : assurer la sécurité du système électrique français et atteindre la neutralité carbone en 2050. Pour parvenir à ce deuxième objectif, l’un des leviers sera d’atteindre une meilleure efficacité énergétique, en s’appuyant par exemple sur des réfrigérateurs ou des ordinateurs plus performants, ou sur la rénovation de bâtiments. Le but est faire baisser, d’ici 2050, la consommation globale d’énergie de 1 600 TWh à 930 TWh, en accord avec la Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC), adoptée en 2020. Alors qu’aujourd’hui 63% de l’énergie consommée en France est issue de combustibles fossiles, les six scénarios s’appuient uniquement sur des énergies décarbonées, dont un scénario entièrement à base d’énergies renouvelables. Pour atteindre la neutralité carbone, il faudra électrifier les usages : opter pour des véhicules électriques au lieu des thermiques, installer des fours électriques pour les activités de sidérurgie, ou encore remplacer les chauffages au fioul par des pompes à chaleur électriques. Ces changements permettraient de faire de l’électricité la source d’énergie majoritaire en 2050, avec une part de 55% dans le mix énergétique, contre 25% actuellement. Les six scénarios ont été calculés sur la base d’une trajectoire de consommation d’électricité « de référence » inspirée de la SNBC, qui prévoit une consommation s’élevant à 645 TWh en 2050 contre près de 475 en moyenne entre 2010 et 2020. Cette trajectoire compte sur d’importants gains en matière d’efficacité énergétique mais n’inclut pas de changements de modes de vie des Français. Le gestionnaire du réseau de transport d’électricité a également travaillé sur deux autres trajectoires possibles de consommation : la « sobriété », qui impliquerait une consommation électrique de 554 TWh, et la « réindustrialisation profonde », qui s’appuierait sur une consommation de 752 TWh, dont 87 TWh d’hydrogène. Pour chacun des six scénarios, le large développement des énergies renouvelables est indispensable, notamment l’éolien dont la technologie est mature et le coût de revient faible. Pour atteindre le scénario 100% renouvelables, il faudrait que les rythmes de développement dépassent fortement ceux réalisés en France durant ces dix dernières années, et même dans les pays européens les plus dynamiques. La facture annualisée de production d’électricité consommée en France, qui s’élève actuellement à 45 milliards d’euros, passerait de 59 milliards d’euros en 2050 à 80 milliards d’ici 2060 pour une consommation de 645 TWh. La France n’aurait en revanche plus à dépenser pour les importations de pétrole et de gaz. Alors que les scénarios qui demandent le plus de nucléaire sont les moins coûteux, ceux s’appuyant le plus sur les énergies renouvelables sont les plus coûteux en raison des dépenses liées à la production, l’acheminement et les besoins de flexibilité, indispensables à l’usage d’EnR. Néanmoins, pour tous les scénarios, le « système électrique de la neutralité carbone peut être atteint à un coût maîtrisable pour la France », indique le rapport. Le document anticipe une hausse médiane de 15% pour 1 MWh électrique : selon les hypothèses, le coût pourrait rester stable par rapport à aujourd’hui (environ 90 euros l’unité) ou augmenter de maximum 30% dans un scénario reposant majoritairement sur les énergies renouvelables. Tous les scénarios représentent un défi, puisqu’un certain nombre des technologies nécessaires ne sont qu’en phase d’expérimentation. Le rapport affirme que le développement des EnR ne sera pas responsable d’une forte artificialisation et imperméabilisation des sols : les surfaces consacrées au système électrique demeureraient faibles, entre 20 000 et 30 000 hectares sur 55 millions. Dans un schéma 100% renouvelables, la France recenserait 25 000 à 35 000 éoliennes en 2050, et les panneaux solaires couvriraient 0,1 à 0,3% du pays. Pour l’ensemble des scénarios, le rapport assure que les émissions de gaz à effet de serre seraient très faibles. Toutefois, les auteurs rappellent que le rôle de l’électricité est primordial pour réduire les émissions de CO2, mais pas suffisant. D’autres leviers seront indispensables pour atteindre la neutralité carbone.

05 nov. 2021 libération.fr , 26/10/21

Les transports, le chauffage et l’alimentation sont responsables de 70% des émissions de CO2

La moyenne française d’émissions d’équivalent CO2 est estimée entre 10 et 11 tonnes par habitant. Bien que la courbe baisse depuis 2005, cette moyenne reste très éloignée de l’objectif fixé par la Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC), qui est de 2 tonnes par habitant d’ici 2050. Près de 70% des émissions de CO2 sont issues de trois secteurs très émetteurs : les transports, le logement puis l’alimentation. Dans le transport, la fabrication et l’utilisation de véhicules individuels sont responsables de la plupart des émissions. Dans le logement, le chauffage est le poste le plus émetteur en CO2, notamment les chauffages au fioul et au gaz. Bien qu’en grande partie décarboné, l’électrique est également concerné lorsque la demande en chauffage est au plus fort en hiver et que les centrales thermiques doivent produire un surplus d’électricité. En raison du poids du transport et du logement dans l’empreinte carbone, un habitant en centre urbain ayant accès aux transports en commun et vivant dans un logement collectif dépense en moyenne moins d’émissions qu’un habitant excentré dans un logement individuel. Dans le secteur de l’alimentation, la consommation de produits carnés, notamment la viande de bœuf, pèse dans la balance des émissions de gaz à effet de serre. Enfin, le numérique représente un vingtième des émissions, notamment à cause de la production de biens (ordinateurs, smartphones, téléviseurs, etc.).

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