Innovations et projets durables

Revue de presse

09 oct. 2020

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innovations et projets durables

09 oct. 2020 lesechos.fr , 05/10/20

Dalkia et la SNCF vont créer des jumeaux numériques des principales gares françaises

Dalkia, filiale du groupe EDF, et SNCF Gares et Connexions, filiale de SNCF Réseau chargée de la gestion des gares voyageurs, ont signé un partenariat de douze ans pour optimiser les performances énergétiques des 122 principales gares françaises. Les deux entreprises vont s’appuyer sur des outils de « modélisation de l’information du bâtiment » (BIM), qui reposent sur des maquettes numériques. Les acteurs vont construire des jumeaux numériques des gares, regroupés et accessibles sur une plateforme destinée aux équipes techniques en charge de la gestion des halls voyageurs, des boutiques, salles de réunion, quais de gares ou encore parkings. Grâce à cet outil, elles pourront accéder aux données des 122 gares, ce qui leur permettra d’optimiser le pilotage de leurs opérations avec pour objectif d’améliorer le confort des voyageurs et de réaliser des économies d’énergie. La première phase du déploiement de la plateforme s’appuiera sur deux gares au profil très différent : celle de Toulouse-Matabiau, ouverte en 1856, et celle à proximité de Nîmes, mise en service en décembre 2019. Les dix gares majeures de Bretagne seront ajoutées dans un second temps avant de généraliser cet outil sur les 122 principales gares françaises d’ici à 2025. Dalkia a déjà mis en service des outils similaires pour des acteurs privés mais il s’agit du premier projet de cette envergure. La filiale du groupe EDF et la SNCF co-financent ce service « BIM GEM », qui a pour ambition d’être commercialisé auprès d’autres entreprises. Les acteurs souhaitent créer un modèle d’abonnement à des services de pilotage des bâtiments en déployant cette plateforme dans des sociétés tierces. Selon les projections de Dalkia, ce marché représente actuellement 5 milliards de dollars dans le monde et pourrait atteindre 65 milliards dès 2024.

09 oct. 2020 connaissancesdesenergies.org , 02/10/20

Les stations de ski françaises s’engagent pour l’environnement

Domaines Skiables de France (DSF), la chambre syndicale des exploitants de remontées mécaniques des 250 stations de ski françaises, a annoncé des mesures fortes en faveur de l’environnement lors de son congrès annuel le 2 octobre 2020. Si les remontées mécaniques ne sont responsables que de 2% du bilan carbone d’un séjour au ski – les émissions étant principalement générées par le transport et l’hébergement – la chambre syndicale fait de l’environnement une « priorité malgré la crise du Covid ». DSF a annoncé seize mesures, décidées collectivement, pour optimiser la consommation d’énergie, la gestion de l’eau et des déchets, ainsi que la préservation des paysages et de la biodiversité. Les émissions de CO2 des remontées provenant à 95% du damage, les stations de sport d’hiver s’engagent à soutenir la fabrication de dameuses à hydrogène afin d’atteindre un bilan carbone neutre à l’horizon 2037. Des prototypes devraient être dévoilés d’ici trois à cinq ans, tandis que les conducteurs de dameuses vont être formés à une conduite moins consommatrice en gazole, afin de réaliser 5 à 10% d’économies. Par ailleurs, la vitesse des remontées fonctionnant à l’électricité pourra être réduite selon l’affluence, et certaines pourront être fermées en basse saison. Le président de Domaines Skiables de France, Alexandre Maulin, « espère jusqu’à 15% d’économie sur un appareil durant sa saison ». Enfin, l’eau étant essentielle pour la fabrication de la neige de culture, sa gestion est un « point stratégique » pour DSF : la neige sera mesurée plus précisément afin d’optimiser les volumes à produire.

09 oct. 2020 euractiv.fr , 28/09/20

La région alpine s’adapte au réchauffement climatique

La région des Alpes est l’une des plus touchée par le réchauffement climatique, obligeant les collectivités à développer des stratégies d’adaptation. Étienne Viénot, chargé de mission Europe et International à l’agence Auvergne-Rhône-Alpes Énergie Environnement (AURA-EE) et co-leader du groupe d’action 9 (énergie) de la SUERA (stratégie de l’Union européenne pour la région alpine) analyse la situation au cours d’un entretien. Il souligne que l’altitude de la limite pluie/neige tend à remonter depuis quelques années et que le manteau neigeux hivernal est en baisse. Les jours de forte chaleur sont de leur côté en hausse constante en plaine, et le réchauffement réduit le nombre de jours de gel par an et les gelées. Les risques naturels, tels que les éboulis, avalanches ou chutes de glacier, sont en augmentation. Pour ce territoire, Étienne Viénot estime qu’il « ne s’agit pas seulement de lutter contre le réchauffement climatique mais également de s’adapter à cette nouvelle donne. (...) L’enjeu consiste donc pour les régions alpines de développer des stratégies locales de résilience ». Le chargé de mission souligne que « la consommation électrique combinée des 48 régions est déjà couverte à 40% par les énergies renouvelables, essentiellement par l’hydroélectricité ». Le bois, le solaire thermique et photovoltaïque, ainsi que la méthanisation sont également exploités dans la région. Le projet ALPGRID, mis en place en 2019 et prévu jusque 2022, a pour objectif « d’accroître l’autonomie énergétique en facilitant les transactions énergétiques locales et d’améliorer la performance des réseaux électriques qui sont encore sujets à des coupures électriques ». Ce projet doit permettre d’encourager le développement des énergies renouvelables. L’hydrogène vert est également un « secteur prometteur », la région étant « plutôt riche, avec de grandes villes dynamiques dont la structure économique permet d’envisager l’utilisation de l’hydrogène vert pour la promotion d’une mobilité douce et moins polluante ». Des réflexions et projets sont en cours autour d’une stratégie hydrogène de coopération transeuropéenne dans la région pour investir par exemple dans les bus interurbains, le secteur ferroviaire, les dameuses ou les bennes à ordures.

09 oct. 2020 lagazettedescommunes.com , 02/10/20

Une micro-Step sans barrage à l’étude en Corse

L’énergie solaire, intermittente par nature, nécessite d’être stockée afin de pouvoir en bénéficier au maximum. Les stations de transfert d’énergie par pompage (Step) offrent une solution de stockage alternative à la batterie lithium-ion, en combinant les énergies solaire et hydraulique. Le surplus d’énergie solaire actionne une pompe qui transfère l’eau d’un bassin situé en bas vers un plus haut. L’électricité hydraulique prend le relais lorsque la production solaire cesse. La start-up corse Stepsol a pour ambition de créer une micro-station d’un nouveau type en Corse, qui ne nécessiterait pas la construction de barrage. « Le problème des Step existantes, c’est que leur puissance très importante a nécessité la construction d’énormes barrages. Or, en termes d’acceptabilité sociétale, ces installations sont impossibles à réaliser aujourd’hui. Il faut donc réduire la taille des bassins. Le vrai défi est alors de trouver une rentabilité économique en perdant l’effet d’échelle », détaille Didier Pierrat-Agostini, fondateur de Stepsol. La start-up compte s’appuyer sur des équipements low-tech désuets pour développer ses solutions. Après avoir installé un démonstrateur de 45 kW de pompage sur la plateforme de recherche en stockage d’énergie Paglia Orba en décembre 2018, l’entreprise prévoit d’installer sa micro-station à Mausoléo. La Step fonctionnerait en circuit fermé avec de l’eau brute via deux bassins de 1 000 m3 chacun, une turbine de 125 kW et des panneaux photovoltaïques d’une puissance de 250 kWc. Le coût du projet se situe entre 600 000 et 1 million d’euros, subventionné par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) et la Banque des Territoires. L’électricité produite sera vendue au gestionnaire du réseau électrique EDF SEI.

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