Innovations et projets durables

Revue de presse

08 jan. 2021

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innovations et projets durables

08 jan. 2021 euro-energie.com , 23/12/20

Mobilité : de l’hydrogène vert à Auxerre pour décarboner les transports

La communauté d’agglomération de l’Auxerrois a récemment conclu un partenariat avec Hynamics, filiale du groupe EDF spécialisée dans la production d’hydrogène bas carbone, ainsi qu’avec l’opérateur de transports Transdev, afin d’installer une station de production d’hydrogène vert par électrolyse de l’eau dans une ancienne friche industrielle. Cet équipement, qui doit être opérationnel en 2021, permettra d’alimenter les cinq premiers bus à hydrogène – des modèles SAFRA Businova H2 fabriqués en France – du réseau de transport local géré par Transdev ainsi que d’autres véhicules utilitaires légers. La collectivité a opté pour la production d’hydrogène par électrolyse de l’eau car il s’agit d’une technologie propre qui n’émet pas de CO2 ou de particules et qu’elle n’est pas source de nuisance sonore. Ce projet, soutenu par l’Ademe (Agence de la Transition Ecologique) et le programme européen JIVE 2 (Joint Initiative for hydrogen Vehicles across Europe), marque une étape importante vers l’objectif de décarbonation des transports collectifs et de la flotte de véhicules de l’agglomération auxerroise. Il répond également au désir de la collectivité de mettre en place un écosystème hydrogène territorial afin de favoriser l’émergence de nouveaux projets dans ce domaine.

08 jan. 2021 lantenne.com , 23/12/20

Les industriels de la zone portuaire de Strasbourg misent sur la récupération de chaleur

La zone portuaire de Strasbourg a décidé, dans le cadre de sa démarche d’écologie industrielle et territoriale, de mettre en place un réseau de chaleur bas carbone alimenté à partir de la chaleur fatale générée par les procédés de production des industriels voisins. Le port autonome de Strasbourg (PAS) est le point de départ de ce nouveau réseau d’une capacité totale de 160 GWh qui devrait permettre, à terme, de chauffer 35 000 logements. En 2021, le papetier Blue Paper sera le premier industriel à alimenter ce réseau nommé R-PAS avec son excédent de chaleur, permettant ainsi au réseau de disposer d’une capacité de 45 à 50 GWh. La papeterie Blue Paper de Strasbourg prévoit de doubler son apport de chaleur dans les années à venir et d’autres industriels locaux devraient également prendre part au projet. À terme, le réseau devrait totaliser 10 km de réseau neuf. Cette nouvelle infrastructure requiert un investissement de 27 millions d’euros. Blue Paper y participe à hauteur de 3 millions d’euros en finançant l’installation des équipements de récupération de la chaleur sur la chaudière biomasse de son usine et l’Ademe (Agence de la Transition Ecologique) allouera également 11 millions d’euros à ce projet via son Fonds chaleur.

08 jan. 2021 actu.fr , 16/12/20

Le département du Lot, un territoire à énergie positive en devenir

Le département du Lot a présenté le 14 décembre 2020 sa stratégie en faveur de la transition énergétique, après avoir mis en place fin 2019 un « comité départemental des énergies », visant à mener une réflexion sur le sujet. La collectivité s’est fixé comme objectif de devenir un territoire à énergie positive d’ici à 2050 en s’appuyant sur deux leviers : la baisse de la consommation d’énergie et le développement de la production locale d’énergies renouvelables. Le Lot souhaite réduire de 40% sa consommation d’énergie afin de se situer à environ 2 400 GW par an en menant une politique de sobriété et d’efficacité énergétique, notamment via la rénovation énergétique ou le passage aux voitures et véhicules électriques. La première mesure a été lancée : un guichet unique pour la rénovation énergétique à destination du public a été mis en place le 1er janvier 2021 afin d’accompagner les particuliers dans leurs démarches. En parallèle, le département prévoit d’augmenter de près de 923 GW sa production d’énergies renouvelables, qui s’élève actuellement à 867 GWh. Le Lot mise en priorité sur le photovoltaïque, le bois et la biomasse, la méthanisation, et de manière moins importante, sur l’hydraulique et l’éolien. Pour la méthanisation, la collectivité prévoit la mise en place d’un schéma départemental particulier à cette filière, afin de notamment « explorer les conditions nécessaires pour une acceptation sociale locale de ces projets » et « préciser les zones propices au développement d’unités de production au regard des réalités des territoires », souligne Catherine Marlas, vice-présidente chargée de l’Environnement.

08 jan. 2021 lemonde.fr , 18/12/20

La Réunion veut passer à une production d’électricité 100% renouvelable en 2023

Le 25 novembre 2020, le conseil régional de La Réunion a voté une révision de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) visant à verdir le mix électrique de l’île d’ici fin 2023. Ce document prévoit de recourir à une production électrique 100% renouvelable et décarbonée à cette date. Le territoire, qui a pour ambition d’être autonome en énergie en 2030, est actuellement alimenté en électricité issue à 36% de centrales à charbon, à 33% de turbines fonctionnant au fioul lourd et à 31% d’énergies renouvelables. Pour répondre à ses ambitions, l’île souhaite remplacer ses centrales à fioul et à charbon par de la biomasse, et développer l’hydraulique, le solaire et l’éolien. La Réunion compte doubler sa production d’énergie solaire grâce à l’autoconsommation chez les particuliers et l’installation de panneaux photovoltaïques sur des exploitations agricoles ou des bâtiments existants. Sur l’île, tout comme dans l’ensemble des départements ultramarins, les coûts de production d’électricité sont deux fois et demie plus élevés qu’en métropole et les besoins en électricité doivent être gérés localement. « Nous devons en permanence assurer un équilibre local entre l’offre et la demande, car nous ne pouvons pas acheter de l’électricité à l’extérieur. Ce que consomment nos 350 000 abonnés, nous le produisons », précise Olivier Meyrueis, directeur régional d’EDF à La Réunion. Les trois principales centrales de l’île vont être transformées afin de produire une électricité décarbonée. Au Port-Est, la centrale d’EDF PEI (production électrique insulaire) va remplacer son fioul lourd issu d’Arabie saoudite par du biocarburant issu de colza et de soja. « Ce biocombustible arrive d’Europe, car nous sommes engagés à respecter les règles de traçabilité de la directive Red II (renewable energy directive), qui exclut l’huile de palme », précise Alexandre Sengelin, directeur de la centrale. Dans les centrales thermiques de Saint-Louis et Saint-André, le charbon va être remplacé par de la biomasse locale ou importée d’ici à deux ans. Une filière locale va être mise en place grâce à la collecte de déchets en bois et de déchets verts. Elle viendra s’ajouter à la bagasse, les résidus fibreux de la canne à sucre, particulièrement utilisée sur l’île durant les campagnes sucrières de juillet à décembre. Pour Olivier Meyrueis, « le 100 % renouvelable, c’est un moment-clé pour la Réunion. Cela constitue un verdissement très fort. Le transport de la biomasse solide et liquide reste émetteur de CO2, on ne peut pas l’ignorer. Mais cette part du transport de ces combustibles devient marginale par rapport à la consommation de fioul lourd, moins de 2% ». Enfin, la région compte également réduire de 8% la consommation énergétique de l’île, un enjeu majeur dans ce territoire de 860 000 habitants, dont un quart vite sous le seuil de pauvreté. Un programme d’aides va être mis en place pour l’installation de chauffe-eau solaires, l’isolation des habitations des hauts de l’île ou encore l’utilisation d’appareils ménagers et de l’éclairage à basse consommation. Enfin, le territoire compte améliorer son offre de transports publics, actuellement peu performante, et développer les véhicules électriques, alors que la voiture est plébiscitée sur l’île. Les transports représentent actuellement les deux tiers de la consommation finale d’énergie.

08 jan. 2021 Ouest France , 23/12/20

La ville de Mayenne souhaite étendre le réseau de chaleur de l’hôpital

La commune de Mayenne, qui développe depuis une quinzaine d’années une filière bois-énergie, compte sept chaufferies biomasse, dont deux appartenant à la ville. La chaufferie du centre hospitalier du Nord-Mayenne (CHNM), qui dispose d’une puissance de 3,5 GW, n’utilise pas son potentiel à 100%. En effet, sa capacité de production dépasse les besoins de l’hôpital, qui diminuent chaque année. Dans ce contexte, la ville souhaite étendre le réseau de chaleur au-delà du CHNM afin d’atteindre de nouveaux clients. Le conseil municipal a défini quatre zones disposant de bâtiments raccordables, ce qui permettrait à des écoles et des logements d’en bénéficier. Selon l’étude de faisabilité, l’extension permettrait de réduire les gaz à effet de serre et « le prix de chaleur livrée est compétitif par rapport aux prix actuels du gaz naturel » précise Hubert Guérault, conseiller municipal délégué à la transition énergétique. Pour l’heure, un audit est en cours afin de déterminer la performance réelle des installations et une réflexion est menée pour changer les réfrigérateurs de l’hôpital qui alimentent les salles d’opération en froid.

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