Innovations et projets durables

Revue de presse

02 oct. 2020

Partager :

innovations et projets durables

02 oct. 2020 journaldelenvironnement.net , 23/09/20

La SNCF lance un programme de décarbonisation de ses TER

La SNCF tente de reconquérir ses usagers perdus du fait de la crise sanitaire et souhaite apporter un facteur de différenciation en prévision de l’ouverture à la concurrence, en misant sur un programme de dépollution de ses trains régionaux. Présentée le 23 septembre 2020, la démarche « Planeter » répond à trois objectifs : réduire les émissions annuelles de CO2 de 100 000 tonnes d’ici 2025, diminuer d’un tiers de l’empreinte carbone des passagers, et convaincre les automobilistes français à délaisser leur véhicule pour le train. Afin de réduire ses émissions, la SNCF renforce la formation de ses cheminots à l’éco-conduite, développe l’éco-stationnement, et veut s’appuyer sur la technologie et l’optimisation d’exploitation. L’entreprise compte également sur l’augmentation du nombre de personnes à bord de ses TER : « si chaque jour une personne en plus montait dans chaque train, ce sont 20 000 tonnes de CO2 qui seraient évitées chaque année », assure Franck Lacroix, directeur général adjoint Territoires du Groupe SNCF et directeur général de TER. La SNCF travaille sur des solutions alternatives pour remplacer les rames thermiques et s’intéresse de près à cinq technologies de substitution : biocarburant, hybride, biogaz, hydrogène, à batteries. Avec les régions, la SCNF a investi 38 millions d’euros dans le train à batteries, dont le premier pourrait circuler en PACA en 2023. La plupart des projets ayant été lancés avant la crise du Covid-19, Franck Lacroix se veut rassurant quant à leur mise en œuvre : « ce sont les régions qui décident, car ce sont elles qui financent cela. Toutes sont convaincus qu’il ne faut pas reculer là-dessus […] aucune ne souhaite retarder nos programmes d’investissements ».

02 oct. 2020 actu-environnement.com , 28/09/20

La métropole européenne de Lille associe ses habitants à son plan climat

La métropole européenne de Lille (MEL) a voté en décembre 2019 son PCAET (Plan climat-air-énergie territorial) pour la période 2021-2026, qui vise à définir sa politique de lutte contre le changement climatique et la pollution de l’air. La métropole s’est fixée comme objectif d’atteindre la neutralité carbone avant 2050 à travers de nombreuses actions. Audrey Linkenheld, vice-présidente de la MEL en charge du climat, de la transition écologique et de l’énergie, énonce les actions concrètes prévues dans ce cadre : « le raccordement de 70 000 personnes aux réseaux de chaleur, la rénovation énergétique de 8 200 logements par an d’ici 2030, le doublement de la production d’énergies renouvelables, la réduction des émissions de polluants atmosphériques grâce à la mise en place d’une « zone à faibles émissions » et d’un fond air pour le remplacement des chauffages les plus polluants, la végétalisation des espaces urbains pour lutter contre les ilots de chaleur urbains, la mobilisation des entreprises et des sites d’activités les plus consommateurs en énergie et aussi un dispositif d’accompagnement des communes qui souhaitent mettre en œuvre des actions sur ces sujets ». La métropole a choisi d’associer ses habitants à son projet, en les invitant à s’exprimer en ligne via une grande consultation publique, ouverte jusqu’au 18 octobre 2020. « Cette consultation vient poursuivre notre démarche de co-construction, que nous voulons aussi continuer pendant la mise en œuvre du PCAET. (…) Les contributions ou remarques peuvent ainsi porter sur chacun des documents composant le PCAET (diagnostic, synthèse de la concertation préalable, stratégie pour 2030-2050, plan d’actions, évaluation environnementale) » précise la vice-présidente de la MEL. Les avis recueillis seront pris en compte dans la finalisation du PCAET, « c’est-à-dire de compléter ou éventuellement corriger la stratégie définissant les différents objectifs et le plan d’actions » explique l’élue. Le PCAET de la métropole est prévu comme « un document vivant, qui pourra être ajusté au fur et à mesure de sa mise en œuvre dans le cadre d’une gouvernance dynamique que je souhaite construire autour d’un Haut Conseil métropolitain pour le Climat », détaille Audrey Linkenheld.

02 oct. 2020 midilibre.fr , 25/09/20

L’Occitanie prépare la Méditerranée aux enjeux de demain

À l’occasion du Salon du littoral, qui se tenait les 29 et 30 septembre 2020 dans l’Hérault, Carole Delga, présidente de la région Occitanie, a détaillé les enjeux du littoral dans sa région et la transition écologique. La région travaille notamment sur un contrat de filière nautisme afin d’accompagner la transition écologique, numérique et digitale du secteur. Le Plan Littoral 21, lancé en juillet 2016 pour adapter le littoral aux enjeux de demain, va prendre fin en 2021. Ce projet a mobilisé plus d’un milliard d’euros provenant de l’État, la Banque des Territoires, les collectivités, le secteur privé et la région pour financer de nombreux chantiers. Interrogée à ce sujet, la présidente de la région estime qu’ « il faut désormais aller plus loin. (…) Dans le sillage du Plan Littoral 21, il nous appartient désormais de penser le plan de relance de l’économie bleue dans le cadre d’un « Green New Deal » ». L’élue a réaffirmé l’importance de Port-la-Nouvelle, rénové « pour se repositionner sur l’échiquier des échanges maritimes mondiaux », dans la stratégie économique et énergétique de la région. Ce port pourra accueillir dès 2021 l’assemblage des premières éoliennes flottantes de Méditerranée avant leur mise en service en 2022. Pour Carole Delga « l’objectif est clair : diviser par deux la facture énergétique des ménages et multiplier par trois la production d’énergie renouvelable. Avec l’objectif de 3 GW d’éolien en mer flottant installé à horizon 2050, soit l’équivalent d’une puissance moyenne de 3 réacteurs de centrale nucléaire ». Par ailleurs, la région a de fortes ambitions dans l’hydrogène vert, puisqu’elle a lancé en juin 2019 un plan de 150 millions d’euros visant à créer une filière dédiée. L’Occitanie souhaite notamment utiliser l’hydrogène décarboné vert pour l’apport en énergie à quai des navires. Le projet « Hydrogène littoral » « marie deux nouvelles énergies fortement soutenues par la région : l’hydrogène vert et l’éolien flottant en mer. L’idée consiste à produire à Port-la-Nouvelle de l’hydrogène vert, à partir des parcs d’éoliennes flottantes en mer qui doivent entrer en service en 2022. Il alimenterait poids lourds, bus, trains et bateaux », détaille la présidente de région. Enfin, le projet Littoral Plus, porté par l’Occitanie et labellisé « Territoire d’Innovation » en septembre 2019 par le Premier ministre, a pour ambition de développer de nouveaux modèles visant à répondre concrètement aux besoins des transitions écologique et énergétique, numérique, sociale et démographique à travers six actions concrètes déployées sur le territoire sur dix ans. « L’objectif est d’imaginer et promouvoir un littoral résilient et à énergie positive qui concernerait l’habitat et les activités dans le cadre d’un environnement spécifique lié à l’interface terre-mer et soumis au changement climatique » précise Carole Delga.

02 oct. 2020 leparisien.fr , 26/09/20

Les communes de l’Oise engagent leur transition écologique

Le Centre ressource du développement durable (Cerdd), organisme financé par l’État et la région Hauts-de-France, accompagne les collectivités dans leurs démarches de transition écologique. Dans le département de l’Oise, 14 ambassadeurs développement durable sont mobilisés pour apporter des solutions aux communes et sensibiliser les acteurs locaux. À micro-échelle, plusieurs communes de l’Oise ont lancé des initiatives de transition écologique sous différentes formes, notamment sur la réduction de l’éclairage public. La ville de Saint-Leu d’Esserent a par exemple choisi le smart lighting, ou éclairage public, afin de réduire de 80% sa consommation en éclairage de 23 heures à 6 heures du matin. Durant ces heures, la lumière est fortement réduite et revient à 100%, grâce à un capteur, dès qu’un passage est détecté. « Installer des leds à la place de l'éclairage existant représente un coût important. Mais tout ça sera remboursé sur 5 ou 6 ans maximum », assure le maire de la ville. Le Syndicat d'énergie de l'Oise (SE60), qui aide les collectivités dans leur transition écologique, accompagne 441 communes dans le département, dont 400 qui leur ont confié la réalisation de travaux sur l’éclairage public. 50% d’entre elles comptent moins de 500 habitants. Quentin Mérel, responsable du pôle Energie du SE60, explique la motivation des collectivités : « toutes traduisent cette double nécessité de réduire l'impact carbone d'une part et de parvenir à une maîtrise de leur budget d'autre part. 75% de la consommation d'énergie des municipalités est liée aux bâtiments publics et à l'éclairage municipal, alors qu'il soit question d'impact économique ou d'impact environnemental, les projets verts qui se développent font consensus ». Selon le responsable du SE60, « les communes démontrent une vraie volonté de sobriété. Opter pour l'énergie la plus adaptée à tel ou tel bâtiment, ne pas sous-chauffer ou surchauffer les écoles… Elles sont de plus en plus attentives à ces questions ». 70 000 points lumineux ont été renouvelés en six ans, soit un tiers du parc total. En poursuivant sur ce rythme, tous les éclairages publics seront changés d’ici 2030. Les communes s’intéressent également au photovoltaïque, à la géothermie, au bois énergie… « De plus en plus, elles veulent faire les bons choix pour les 1 200 bâtiments publics que compte le département » assure Quentin Mérel.

02 oct. 2020 ouest-france.fr , 23/09/20

Le réseau de chaleur de Laval poursuit son développement

Le réseau de chaleur de Laval est le premier de France à utiliser une énergie renouvelable et de récupération issue de la combustion de déchets de bois de meubles jetés et des refus de tri, provenant de déchetteries. L’entreprise Coriance gère ce réseau en délégation de service public et s’appuie sur Dalkia, filiale du groupe EDF, qui l’exploite en sous-traitance. Le réseau de 11 kilomètres achemine de l’eau chauffée à l’aide de cette énergie dans un circuit fermé depuis le site de Séché Environnement, qui traite et valorise les déchets, jusqu’au quartier Ferrié puis à Saint Nicolas. Ce réseau, qui utilise 1 400 m3 d’eau, s’appuie sur deux centrales thermiques historiques de la ville, anciennement alimentées avec du fioul et du gaz. Il permet d’alimenter en chauffage et eau chaude plusieurs bâtiments publics, dont l’hôpital, la maison d’arrêt, la piscine, le CCAS, Pôle Emploi, un collège et un lycée, ainsi que des logements collectifs HLM et privés. Le réseau continue de se développer selon l’évolution de la ville, notamment avec l’essor du quartier Ferrié qui abrite de nouveaux équipements et services, tous raccordés au réseau de chaleur.

Toute l'actualité du marché de l'énergie

20 nov. 2020
Innovations et projets durables

Revue de presse du 20 nov.

A la une : 14 bailleurs sociaux collaborent pour rénover 2 000 logements HLM des Pays de la Loire

13 nov. 2020
Innovations et projets durables

Revue de presse du 13 nov.

A la une : L’usine d’incinération du marché de Rungis va chauffer les logements de la ville

30 oct. 2020
Innovations et projets durables

Revue de presse du 30 oct.

A la une : Objectif fixé par Île-de-France Mobilités de 100% de bus propres d’ici 10 ans

Voir toutes les revues de presse