Innovations et projets durables

Revue de presse

02 avr. 2021

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innovations et projets durables

02 avr. 2021 latribune.fr , 26/03/21

Dijon Métropole : un quartier à énergie positive sélectionné pour devenir un modèle européen

Dijon Métropole a mis en place depuis dix ans une stratégie de lutte contre le réchauffement climatique et vise à devenir la « capitale verte européenne 2022 ». Dans ce contexte, elle a développé le projet RESPONSE (Solutions intégrées pour des villes à énergie positive et résilientes) pour candidater au programme européen « H2020, villes et communautés intelligentes ». La métropole dijonnaise est la seule lauréate parmi douze candidatures, alors que l’Europe devait initialement en sélectionner trois. Le projet prévoit de transformer une partie du quartier de la Fontaine-d’Ouche en cité à énergie positive d’ici cinq ans, qui produira plus d’énergie qu’elle n’en consomme. L’Europe s’est fixé pour objectif que cent quartiers à énergie positive existent d’ici 2050. Le programme « H2020, Villes et communautés intelligentes » vise à financer des solutions innovantes pour l’efficacité énergétique et l'optimisation des ressources à travers des systèmes hautement intégrés. Le but est de favoriser le développement des villes à énergie positive en dupliquant dans celles-ci des quartiers produisant plus d'énergie qu'ils n'en consomment. Le projet de Dijon Métropole constitue la plus grande opération d’autoconsommation collective réalisée en France. Le projet RESPONSE est innovant car les expérimentations sont réalisées sur de l’existant : le quartier prioritaire de Fontaine-d’Ouche est déjà raccordé au réseau de chaleur urbain, alimenté à 60% en énergies renouvelables. La métropole déploie deux ensembles à énergie positive sur le quartier. « La plupart des projets à énergie positive sont réalisés sur du neuf car il est plus facile de trouver des solutions sur des bâtiments qui sont conçus initialement pour les abriter. Or la majorité du parc immobilier français repose sur de l'ancien », souligne Jean-Patrick Masson, vice-président de Dijon Métropole en charge de la transition écologique. La Fontaine-d’Ouche est un quartier populaire des années 70, un atout pour la candidature de Dijon : « c'est ce caractère reproductible qui a plu à la Commission », explique le vice-président de la métropole. Le programme européen va permettre d’aider à baisser la consommation, en testant l'autoconsommation collective avec le type de population et de bâtiments les plus répandus sur le territoire national. La duplication est le critère majeur de la réussite de ce projet, l’objectif étant d’expérimenter toutes les possibilités sur ce quartier afin d’en faire bénéficier par la suite de nombreuses métropoles européennes. RESPONSE s’appuie sur un réseau de 53 partenaires européens issus de 13 pays différents, ainsi que sur la ville de Turku en Finlande avec laquelle Dijon a vocation à piloter le programme européen et devenir « villes phares ». Six villes « suiveuses » européennes, dont Bruxelles, se sont déjà positionnées pour dupliquer les solutions efficaces. « Il faut que les habitants du quartier soient acteurs de ce qui se passe. Selon notre expérience, pour qu'un projet de rénovation énergétique fonctionne, il faut une adhésion de la population, sinon les économies restent sur le papier », précise Éric Tourte, chef de projet opérationnel chez EDF Bourgogne-Franche-Comté. Les habitants, dont la majorité rencontre « des problèmes à payer leurs factures d'énergie » doivent « prendre conscience de leur consommation », explique Jean-Patrick Masson. L’ambition du projet est d’associer et de mobiliser les citoyens. Plusieurs actions sont prévues : l’isolation thermique des bâtiments, l’alimentation en énergie renouvelable ou encore le pilotage énergétique à multi-échelles. Des défis technologiques sont également à prévoir, notamment le stockage de l'énergie sur des bâtiments de seconde main, grâce à des véhicules électriques avec des bornes de recharges bidirectionnelles (V2G). Enfin, un outil de suivi et de planification des données va être créé afin de mesurer en temps réel les émissions de la ville : « grâce à toutes ces données, nous allons apprendre sur les habitudes de consommation des habitants et des bâtiments pour anticiper et stocker de manière efficiente » souligne Jean-Patrick Masson. Le budget total du projet RESPONSE, pour Dijon, Turku et les villes « suiveuses », s’élève à 23,5 millions d’euros, dont 18,2 millions financés par la Commission européenne. À Dijon Métropole, le budget global des actions déployées est de 9,1 millions d’euros, dont 7,4 millions financés par la commission des partenaires investissant sur le territoire.

02 avr. 2021 paris-normandie.fr , 26/03/21

EnR : une centrale photovoltaïque de 60 MW sur les abords de l’aéroport Deauville-Normandie

EDF Renouvelables a remporté l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) de la région Normandie portant sur la réalisation d’une centrale solaire de 46,3 hectares d’une puissance de 60 mégawatts à proximité de l’aéroport de Deauville. « Il s’agit du plus grand projet solaire de Normandie. Cette future centrale normande permettra de fournir de l’électricité à une communauté de 29 000 personnes. Ce qui est à peu près la population de la communauté de communes Cœur Côte fleurie hors période estivale », souligne Bruno Bensasson, PDG d'EDF Renouvelables et directeur exécutif du groupe EDF en charge du pôle énergies renouvelables. En moyenne, les projets de centrales solaires sont de 15 MW et la France développe 1 000 MW de solaire par an. « Ce projet porté à 100% par EDF et EDF Renouvelables va contribuer à la valorisation énergétique et économique des délaissés aéroportuaires, en parfaite cohabitation avec l’activité de l’aéroport », explique Bruno Bensasson. Les panneaux solaires seront non réverbérants afin d’éviter tout risque de gêne pour les pilotes et les contrôleurs aériens. Le début du chantier est prévu pour 2023 avec une mise en service prévue la même année. « Le projet de Deauville Saint-Gatien vient compléter notre mix d’énergies renouvelables : énergies marines, éolien et hydrolien. À terme, c’est 10 000 emplois directs et indirects pour la Normandie. Deauville deviendra le premier aéroport régional producteur d’électricité verte de France et d’Europe. Le Syndicat Mixte de l’aéroport soutenu fortement par la région, espère être, à court terme, le premier aéroport régional français pouvant proposer une offre adaptée à l’aviation électrique du futur et aussi à l’hydrogène aérien en devenir », se félicite Hervé Morin, président de la région Normandie.

02 avr. 2021 region-aura.latribune.fr , 26/03/21

La Vallée de Chamonix Mont-Blanc s’engage dans la démarche Cit’ergie

La communauté de communes de la Vallée de Chamonix Mont-Blanc, particulièrement sensible au changement climatique, est régulièrement mise en cause pour la pollution de son air. Afin d’améliorer son bilan environnemental, elle vient de s’engager dans la démarche Cit’ergie en lien avec l’Agence de la transition écologique (Ademe) dans le but d’intégrer la transition écologique dans l’ensemble de ses décisions. La convention permettra de financer plus de 70% de l’accompagnement dans cette démarche. « Les éléments de preuve du changement climatique sont irréfutables, particulièrement à Chamonix. Personne ne peut contester que les parois de granit s'effritent, que le front des glaciers recule et que l'enneigement n'est plus ce qu'il était dans le passé », constate Hervé Villard, vice-président chargé de la Transition écologique et de l'économie circulaire de la communauté de communes de la Vallée de Chamonix Mont-Blanc. La qualité de l’air bénéficie déjà d’un soutien du fonds air-bois, qui offre 2 000 euros aux particuliers remplaçant leur chauffage à bois non performant par un dispositif plus efficace. La démarche Cit’ergie devrait permettre à la Vallée de Chamonix Mont-Blanc de revoir la manière dont elle oriente ses subventions afin de s’engager vers des pratiques plus respectueuses de l’environnement. La communauté de communes pourrait alors recevoir l’un des labels Cit’ergie décernés à l’échelle européenne par l'association European Energy Award (EEA), selon le score obtenu aux différents indicateurs. En signant cette convention, la communauté de communes s’engage sur trois ou quatre ans : « c'est un référentiel qui marque la ligne à suivre, afin de tenir une trajectoire ambitieuse en phase avec l'exigence que nous nous devons d'avoir envers notre environnement, à Chamonix plus qu'ailleurs, où nous sommes des témoins directs des changements en cours. C'est une forme d'exemplarité que nous nous devons de démontrer », affirme Hervé Villard.

02 avr. 2021 connaissancedesenergies.org , 26/03/21

L’aviation veut s’appuyer sur les SAF pour décarboner son secteur

Ayant pour objectif de réduire ses émissions de CO2 de 50% d’ici 2050 par rapport à 2005, le secteur aérien s’intéresse de près aux carburants durables – ou sustainable aviation fuels « SAF » – puisqu’ils pourraient permettre de réaliser la moitié des réductions d’émissions. Les SAF ont pour particularité de ne pas nécessiter de changer les moteurs et les infrastructures actuels. Selon l’Association du transport aérien international (Iata), ils permettent de réduire les émissions de CO2 de 80% par rapport au kérosène sur l’ensemble de leur cycle d’utilisation. Un autre avantage majeur est qu’ils existent déjà, alors que l’avion à hydrogène ne devrait pas voir le jour avant 2035. Les SAF sont issus de la biomasse et peuvent être fabriqués à partir d’huiles de tout type. Pour l’heure, les biocarburants peuvent être mélangés à 50% avec le kérosène d’aviation, mais pourraient être utilisés à 100% d’ici la fin de la décennie. « Leur composition est proche de celle du kérosène mais pas strictement identique, car ils n'ont pas de molécules aromatiques », précise Philippe Novelli, directeur des programmes propulsion aéronautique et environnement à l'Onera, le centre de recherche aérospatial français. Afin de supprimer entièrement le kérosène, il faudra soit ajouter des aromatiques de synthèse, soit modifier les moteurs. Les industriels travaillent en parallèle sur les électrofuels, des carburants de synthèse, qui utilisent de l’hydrogène, produit par électrolyse avec une électricité décarbonée, et captent du CO2 dans l’atmosphère, le mélange des deux gaz produit un carburant similaire au kérosène d’aviation. Alors qu’en 2019, les SAF représentaient moins de 0,1% des 360 milliards de litres de carburants utilisés par l’aviation, les pays scandinaves ont imposé qu’ils soient incorporés à 30% d’ici 2030, la France vise quant à elle 5%. Depuis 2008, plus de 250 000 vols ont été réalisés avec une part de carburants durables. Toutefois, ceux-ci ne sont disponibles que dans quatre aéroports à travers le monde : Los Angeles, Oslo, Stockholm et Brisbane. L’un des freins principaux à leur développement reste le prix puisqu’actuellement le jet fuel coûte 400 euros la tonne contre 1 500 pour le biocarburant. Il faut également s’assurer de la durabilité de ces biocarburants, leur production ne doit pas aller au détriment des cultures alimentaires, ou des terres arables ou boisées.

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