Revue de presse - Energie

A la Une : Le potentiel de la biomasse en Outre-mer

énergie

L’Ademe mise sur les « Power to X »

L’Ademe vient de dévoiler une nouvelle étude ayant comme objectif d’atteindre le mix énergétique 100 % renouvelable en 2050. Pour cela, l’agence explore le potentiel du « Power to X », permettant de transformer en électricité un autre vecteur énergétique tel que la chaleur, le gaz ou même le méthane. Cette réflexion vise principalement à valoriser les surplus d’électricité intermittente issue du photovoltaïque et de l’éolien. L’agence envisage une interaction des différents réseaux « comme des moyens de stocker de l’énergie issue d’un autre vecteur énergétique (le réseau de gaz comme stockage de l’électricité, par exemple) et de leur offrir des débouchés complémentaires (production d’hydrogène décarbonée à partir du réseau électrique) ». Néanmoins, l’intérêt de ces technologies dépendra en grande partie du prix de la tonne de CO2 en 2050.
Sources : connaissancedesenergies.org, 10/10/2017.

Le potentiel de la biomasse en Outre-mer

Dans le cadre de la loi de Transition Energétique pour la Croissance Verte, les départements d’Outre-mer doivent atteindre l’autonomie énergétique d’ici 2030, et ont pour objectif une part de 50 % d’énergies renouvelables dans leur mix énergétique d’ici 2020. Les îles ultramarines, aux systèmes électriques isolés et fragiles en raison de leur situation géographique, sont très dépendantes des importations d’énergies fossiles et présentent des mix électriques très carbonés. Pourtant, la Guadeloupe, la Martinique et la Réunion ont un fort potentiel en énergies renouvelables, dont notamment la biomasse. La biomasse permet de produire de la chaleur ou de l’électricité, qui est autoconsommée ou injectée sur le réseau. En Outre-mer, en raison d’un réseau fragile et non-interconnecté, un seuil maximal d’énergies renouvelables intermittentes de 30 % est fixé. Cependant, les ressources biomasse-énergie ne sont pas concernées par cette limitation. Elles sont en effet renouvelables et stables, et avec une production prévisible. A la Réunion et en Martinique, la biomasse est la deuxième énergie renouvelable la plus exploitée pour la production d’électricité. Si en Guadeloupe et à la Réunion, la majorité du potentiel mobilisable de bagasse est déjà exploitée, d’autres ressources sont disponibles et des projets sont en cours. Toutefois, la filière n’est pas encore assez structurée.
Sources : energie.sia-partners.com, 09/10/2017.

L’importance des données locales de l’énergie pour les collectivités

Brune Poirson, secrétaire d'Etat au ministère de la Transition écologique et solidaire, a souligné l’importance des collectivités territoriales, qui « jouent un rôle clef dans la maîtrise des consommations d'énergie, la promotion des énergies renouvelables et l'amélioration de la qualité de l'air ». Pour les accompagner, la loi de Transition énergétique pour la croissance verte prévoit de leur transmettre les données de l’énergie, afin de les aider à « mieux piloter et mettre en œuvre la transition énergétique locale ». Le 10 octobre, Brune Poirson a souligné que « les données locales de l'énergie contribuent à construire les stratégies de développement énergétique en France, grâce à une prise de conscience au sein des territoires ». Dans ce contexte, les acteurs de la distribution d'électricité et de gaz ont créé l’Agence ORE afin de centraliser les données et ressources. La Secrétaire d’Etat a annoncé trois axes prioritaires : un nouveau dispositif d'accès aux données intégré "data.gouv.fr", la création d'une boîte à outils de base pour les collectivités locales et l'ouverture d'un "lab" sur ces données de l'énergie dans les incubateurs. Enfin, un concours de data visualisation va être lancé auprès des start-ups.
Sources : batiactu.com, 11/10/2017.

Création de Renault Energy Services

Afin de se positionner sur le secteur de l’énergie et plus précisément d’investir dans les smart grids, le groupe Renault annonce la création d’une filiale nommée Renault Energy Services. Ayant un positionnement fort sur les véhicules électriques, le groupe souhaite développer des projets de recharge intelligente (smartcharging), de batteries en seconde vie, mais également des projets visant les interactions entre les véhicules et le réseau électrique (vehicle to grid). « Aujourd’hui, nous franchissons un pas important avec le lancement de Renault Energy Services. Investir dans les smart grids est un facteur déterminant pour renforcer notre leadership en Europe sur le véhicule électrique et accélérer le changement d’échelle de cette industrie », assure Gilles Normand, directeur du Véhicule Electrique de Renault.
Sources : vipress.net , 10/10/2017.
Haut de page