Revue de presse - Développement durable

A la Une : Paris propose 500 mesures en faveur de l’environnement

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Une ancienne ville minière devient une référence en transition énergétique

Ancien haut lieu de l’industrie minière, la ville de Loos-en-Gohelle est en train de devenir une référence régionale en matière de transition énergétique en Hauts-de-France. Ternie par la fin de l’exploitation minière, la ville a su se reconstruire au point de devenir une véritable ville-laboratoire. En 2015, Philippe Vasseur, président de la Chambre de Commerce et de l’Industrie du Nord-Pas-de-Calais, expliquait la démarche : « nous sommes les mieux placés pour comprendre que les ressources fossiles ne sont pas éternelles ». La municipalité a lancé il y a quelques années un grand programme de rénovation énergétique des maisons. Construites à l’époque des mines, et chauffées au charbon qui était à l’époque gratuit pour les familles, les maisons sont très mal isolées et très chères à chauffer. Les maisons du quartier du coron Mirabeau ont été entièrement rénovées selon les nouvelles normes énergétiques, ce qui a permis de passer d’une facture mensuelle de 120€ à 55€. En 2013, dans le cadre d’un projet de rénovation de l’Eglise Saint-Vaast, la mairie a profité pour installer 234m² de panneaux photovoltaïques, qui produisent 38 000 kWh par an. Enfin, la ville a installé une plateforme solaire pédagogique au pied d’un terril, un véritable pôle d’innovation qui a pour objectif d’accueillir des projets de recherche sur le développement des énergies alternatives. Dotée de 22 lots de 3 kW, la plateforme teste actuellement dix technologies différentes de cellules photovoltaïques.
Sources : lenergeek.com, 11/11/2017.

Eco2mix, la nouvelle application pour maîtriser sa consommation

Les habitants de l’agglomération brestoise vont désormais pouvoir consulter leur consommation en électricité directement sur leur smartphone grâce à la nouvelle application éco2mix développée par RTE (Réseau de Transport d’Electricité), dont EDF est actionnaire à 50 %. Elle propose deux modes de consultation. Une version « grand public » simple ayant pour but de conseiller l’utilisateur en vue de réduire sa consommation, tandis que la version « experte » donne des informations complètes et détaillées. Cet outil a pour principal objectif de « sensibiliser chacun à la maîtrise de la consommation d’électricité », précise l’entreprise parisienne qui espère couvrir 22 métropoles avec son application d’ici la fin de l’année 2018.
Sources : actu.fr, 06/11/2017.

Paris propose 500 mesures en faveur de l’environnement

La ville de Paris a présenté mardi 7 novembre, son plan de lutte contre le changement climatique, qui vise à faire de Paris « une ville neutre en carbone et 100% énergies renouvelables d’ici 2050 ». La mairie a proposé 500 mesures allant dans ce sens, dont 70 lui imputent totalement. « Quarante sont de l’ordre du plaidoyer » pour « appeler les pouvoirs publics à prendre les mesures nécessaires » vers la transition énergétique, et « le reste dépend d’une action conjointe de la ville et des territoires alentours » explique Célia Blauel, adjointe chargée de l’environnement à la mairie de Paris. Côté mobilité, en complément de la fin des véhicules diesel en 2024 et la fin des véhicules essence en 2030, la ville envisage, en partenariat avec la Région, de réserver une voie du périphérique au covoiturage. Avec la métropole, Paris travaillera à la création d’une « zone de circulation restreinte », afin de pouvoir devenir une ville 100 % cyclable d’ici 2020. Par ailleurs, alors que 85 % de l’énergie était consommée par les immeubles en 2014, la ville va lancer un grand programme de rénovation énergétique des bâtiments afin de diviser par deux sa consommation d’énergie. Paris a pour ambition de produire localement 20 % d’énergies renouvelables, contre 5 % en 2014. La capitale compte aussi augmenter sa part d’énergies renouvelables consommée, actuellement à 17 %, à 25 % en 2020, 45 % en 2030 et 100 % en 2050.
Sources : lenergeek.com, 08/11/2017.

Arras acquiert une éolienne urbaine

A travers son programme « Relevons le défi », la Communauté Urbaine d’Arras (CUA) a pour ambition de devenir un territoire à énergie positive en 2050. Dans ce cadre, elle a déjà fait l’acquisition de voitures et vélos électriques. La CUA poursuit sa démarche avec l’achat de deux éoliennes silencieuses urbaines, dont l’une vient d’être mise en service dans le centre de formation AFP2i, qui appartient à la Communauté Urbaine. D’une puissance de 2 kW, l’éolienne conçue par la société Unéole permettra de couvrir jusqu’à 10 % des besoins courants de consommation, notamment ceux de fonctionnement minimal du bâtiment. Une partie de la production pourra également être réinjectée sur le réseau. Quentin Dubrulle, président d’Unéole, espère démocratiser l’accès à ce type d’installations : « en industrialisant mon projet, j’espère pouvoir réduire le coût d’une telle opération à 5 000 euros. Pour les particuliers mon souhait pour 2021 est de vendre des éoliennes plus petites pour un coût de 3 000 euros ».
Sources : lavoixdunord.fr, 12/11/2017.

Faire de la région lyonnaise un leader en matière d’environnement

Eric Lafond, membre du mouvement « 100 % Citoyen » en région Auvergne-Rhône-Alpes, regrette le manque d’engagement en faveur de l’environnement de la métropole lyonnaise. Il constate cependant le dynamisme du tissu économique local, qui « se distingue par l'émergence de solutions en matière de déplacements électriques », mais n’est pas suffisamment encouragé par la politique locale. « La mutation des moteurs thermiques vers d'autres types de propulsion (dont l'électrique) nécessite de bâtir des marchés propices, et les métropoles peuvent être des acteurs majeurs de ce changement », affirme-t-il. Eric Lafond assure que les territoires ont un rôle à jouer dans la transition énergétique et la lutte contre le réchauffement climatique. « La Métropole est un territoire qui peut favoriser la production d'énergie - biogaz notamment -, de micro-énergie, et d'économiser la consommation énergétique dans le bâtiment ». Grâce à des industries performantes, des écoles et universités reconnues, la région lyonnaise est un « leader potentiel » : « une opportunité rare qu'il ne faudra pas rater », estime Eric Lafond.
Sources : lesechos.fr , 12/11/2017.
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