Revue de presse - Développement durable

A la Une : Un projet de micro-méthanisation pour valoriser les biodéchets

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Un projet de micro-méthanisation pour valoriser les biodéchets

Le projet européen Decisive, porté en partie par l’Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture (Irstea), vise une valorisation de proximité des biodéchets urbains. Des travaux menés par l’Irstea ont permis de déterminer que « lorsque les individus connaissent le devenir de leurs déchets et la façon dont ils sont valorisés, ils en produisent moins » observe Anne Trémier, ingénieure de recherche à Irstea et coordinatrice du projet. Partant de ce constat, « il s’agit de proposer une valorisation de proximité à large échelle s’inscrivant dans un processus d’économie circulaire. Avec à la clé : une réduction de la production des déchets par une meilleure implication des citoyens, des économies d’énergie et de transports et, in fine, un développement plus durable des territoires urbains ». Le projet s’appuie sur la micro-méthanisation, qui permettra de produire du biogaz, ainsi qu’un digestat permettant de produire un biopesticide. Les partenaires prévoient de « créer des installations qui permettront de traiter au maximum 200 tonnes de biodéchets par an, soit la quantité produite par un quartier de 800 à 1.000 ménages. C’est là que réside notre défi technologique : mettre en œuvre une méthanisation adaptée à cette échelle, qui soit peu consommatrice d’énergie pour que son bilan énergétique reste positif, mais aussi simple et robuste pour répondre aux enjeux de proximité ». Lancé en 2016, le projet va durer quatre ans et est financé par l’Union européenne à hauteur de 7,7 millions d’euros sur le coût total de 8,7 millions d’euros.
Sources : irstea.fr, 15/11/2017.

En Loire-Atlantique, un lycée 100 % énergies renouvelables

Inauguré à la rentrée 2017, le lycée de Carquefou dans les Pays de la Loire est labélisé BEPOS (bâtiment à énergie positive). L’établissement est doté de panneaux photovoltaïques hybrides, qui d’une part permettent de produire de l’électricité, et d’autre part contribuent à chauffer les locaux à l’aide de deux pompes à chaleur eau/eau associées à des bâches pour stocker les calories supplémentaires. Les capteurs photovoltaïques hybrides sont dotés d’un système de refroidissement, ce qui permet un gain de rendement de 30 %. Pour assurer l’isolation du bâtiment, 2.300 m² d’isolation en laine de verre ont été installés. Une cheminée thermique est également installée, ce qui a constitué « le défi le plus difficile », selon Cécile Trouvé de Soprema Entreprises, l’une des deux sociétés à avoir réalisé l’établissement.
Sources : constructioncayola.com, 16/11/2017.

Le SuperGrid Institute ouvre ses portes

Le SuperGrid Institute a été inauguré à Villeurbanne, dans la banlieue lyonnaise. Labélisé « Institut » pour la transition énergétique en 2014 suite à sa sélection dans le cadre d’un appel à projets national en 2012, le centre est destiné à développer des technologies pour le SuperGrid, un réseau de transport d’énergie électrique décarbonée à grande échelle. A cet effet, la construction du bâtiment a été un vrai défi technologique pour Spie Batignolles, qui a dû concevoir des zones permettant de tester des matériels à très fortes puissances. Une centaine de chercheurs et de doctorants travaillent déjà pour l’Institut. Un pôle Valorisation et propriété est orienté autour de cinq programmes, notamment sur l’architecture du SuperGrid, les équipements de conversion de puissance nouvelle génération, ou encore la stabilisation de l’énergie et le stockage. En janvier 2018, le bâtiment dédié aux essais d’équipements de réseaux de transport d’électricité pouvant monter jusqu’à un million de volts sera inauguré.
Sources : Energie Plus, 15/11/2017.

La commune de Marmagne se lance dans l’autoconsommation

Après avoir remporté un appel à projets national, Marmagne, dans le Cher, va devenir la seule commune rurale à mener un projet d’autoconsommation collective d’énergie. Grâce à des panneaux solaires posés sur ses bâtiments publics, Marmagne va produire de l’énergie permettant de couvrir jusqu’à 70 % de ses besoins. Au delà de la production, « un système de gestion intelligente de l'énergie est mis en place. Il permet de piloter l'ensemble, c'est-à-dire de consommer bien sûr, de revendre, mais aussi de stocker », explique Aymar de Germay, le maire de la commune, rebaptisée SmartMagne avec ce projet. Pour cela, une batterie « permettant de stocker 2.200 kW/heure crête, de manière à pouvoir consommer quand on ne produit pas » sera installée. Par la suite, le maire aimerait pouvoir revendre l’énergie propre et « moins chère » aux habitants qui le souhaiteraient. Le réseau de Marmagne sera directement lié à Enedis, afin de « lisser le réseau national ». Ce projet à 1,6 millions d’euros, subventionné à hauteur de 80 %, devrait inspirer d’autres communes pour qui le coût sera moins élevé grâce aux études déjà réalisées pour SmartMagne.
Sources : Le Berry Républicain, 16/11/2017.
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